Archives de catégorie : Terrorisme

Les voeux 2020 pour la planète

Comme un enfant hystérisé par le jeu Fortnite, Donald Trump a abattu un « méchant « avec un drone. Le général iranien Qassem Soleimani  a été froidement éliminé . Sa bravoure lors de la guerre contre l’Irak en 1980 lui avait valu le statut de héros national. Avec son assassinat, synonyme de déclaration de guerre, Trump provoque l’embrasement de la région. Cette cynique et humiliante provocation servira de terreau au terrorisme et donnera  raison à tous ceux qui qualifient  les Etats-Unis de Grand Satan. L’avènement d’un monde où les plus forts peuvent abattre d’un click de souris n’importe quel adversaire est une effrayante régression de notre civilisation. L’incompréhensible silence des démocraties européennes démontre  leur allégeance au plus fort. Leur recommandation de retenue  est une insulte au peuple iranien. Celui-ci a réélu un président modéré, Hassan Rohani , pour signer le traité de paix du 14 juillet 2015. Avec la forfaiture de Trump, les Iraniens se sont sentis trahis, lâchés, étranglés économiquement et , aujourd’hui, humiliés. La présidence de Trump rejoint les périodes les plus sombres de la courte histoire des Etats-Unis comme le massacre des Amérindiens, l’esclavagisme, le racisme, la compulsion à l’argent et la violence . A l’aube de l’année 2020, notre planète ( mis à part quelques pays inféodés) espère que le peuple américain élira son président avec sa conscience plutôt qu’avec son porte-monnaie. Il doit mettre dans la balance les pseudo-bons et aléatoires indices économiques américains et le bilan effroyable de la présidence de Trump pour l’humanité et pour la planète . Le peuple américain est capable de ce sursaut pour retrouver son honneur.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                            Genève, le 5 janvier 2020

La vérité n’est plus un pilier moral

Donald Trump est l’auteur d’environ dix affirmations fausses par jour sans que les citoyens américains ne s’en offusquent. La vérité ne fait plus recette et les mensonges, s’ils  rejoignent les clichés populaires, sont très profitables. Les victoires électorales de Donald Trump,  Jair Bolsonaro et Boris Johnson le démontrent. Le mensonge prospère pour plusieurs raisons . LA BANALISATION. Sa grande utilisation le rend banal et bénin. L’IMPUNITE. Les mensonges finissent  par être considérés comme des pseudo-conneries . Non seulement ils ne sont pas sanctionnés mais leur revendication passe pour du courage. LE CONFORTEMENT.  Un bon mensonge est préférable à une vérité nuancée . Il a le mérite de conforter les dogmatiques. UNE BONNE RENTABILITE. Le mensonge fait la une des journaux tandis que le rétablissement de la vérité fait l’objet d’un entrefilet. LA POST- VERITE.  Le sentiment que «  cela aurait pu être vrai «constitue une post-vérité potentiellement prémonitoire qui relativise le mensonge. TOUS DES MENTEURS. Cette sentence populaire due à la pléthore de  vidéos et de reportages tendancieux et contradictoires nuit à la recherche de la vérité. LE COMPLOTISME . Dans les affaires d’Etat, les informations sont formatées, certifiées par de soi-disant « experts » , confortées  par des micro-trottoirs  et validées par les services spéciaux . Elles deviennent incontestables sous peine d’être accusé de complotisme. Pourtant  Napoléon disait « L’histoire est faite de mensonges sur lesquels tout le monde est d’accord ». CONCLUSION. La vérité est une valeur surannée. Elle n’est plus un pilier moral.  Elle s’adapte aux circonstances quitte à devenir mensongère. Si sa version « officielle » obtient suffisamment de « like » sur les réseaux sociaux, elle deviendra  Vérité .

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                             Genève,  le 3 décembre 2019

 

La fable de Trump

La pitoyable fable de la mort d’Al-Baghdadi fait la une de tous les journaux. Inventée et mise en scène par un président aux abois, elle ressemble à une mauvaise série américaine avec un héros sauveur de l’humanité ( le président des Etats-Unis  Donald Trump) et un monstre couard ( le calife Al-Baghdadi )  qui pleurniche avant de se donner la mort. Qui peut croire à cette « énième «  version abracadabrantesque de la mort du chef de l’Etat Islamique (qui est le plagiat de la mort de Ben Laden) ? Mis à part les doutes des médias russes, toute la presse occidentale relaie sans réserve cette fable destinée à l’électorat primaire de Trump.  Cet alignement et cette crédulité sont inquiétants. Comment expliquer qu’un individu parfaitement connu des services américains (emprisonné pendant dix mois dans les geôles américaines en Irak ) puisse disparaître pendant huit ans de tous les « radars « ( géolocalisation, reconnaissance faciale, NSA, services secrets, drone, satellite )  alors que toute la planète est à ces trousses ! Incroyable. N’importe quel personne  est aujourd’hui  filmée, localisée , identifiée en quelques minutes dans les quatre coins du monde. Dans ce scénario débile , il fallait aussi trouver  le traître pour expliquer la localisation providentielle du monstre. En s’inspirant des recettes racoleuses des séries américaines,  Trump a choisi la propre femme d’Al-Baghdadi dans le rôle de la traitresse. Une histoire « à dormir debout «  qui pourtant abuse la plupart de nos médias. Quand retrouverons-nous un vrai journalisme d’investigation  pour dénoncer cette pantalonnade ?

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                 Genève,    le 28 octobre 2019

 

Etats-Unis, danger.

Les deux fusillades de ces derniers jours au Texas et en Ohio ont fait 29 victimes. Comme il le fait avec de nombreux pays moyen-orientaux, notre département des Affaires Etrangères ne devrait-il pas mettre les Etats-Unis sur la liste des pays dangereux et déconseiller à nos concitoyens de s’y rendre ? En effet, ce pays a subi quotidiennement depuis le début de l’année attentats et fusillades relevant de la mouvance suprémaciste . Indifférente à cette terrifiante réalité, l’administration américaine laisse sans contrôle 390 millions d’armes à feu sur son territoire et autorise n’importe quel citoyen à acquérir des armes de guerre pour, parait-il , se défendre. Que faut-il de plus pour boycotter ce pays dangereux dont le président  est un homme égocentrique, instable, violent et raciste ? Notre gouvernement devrait montrer plus de détermination à nous protéger des dérives américaines et résister à l’intimidation d’un personnage primaire et extrémiste. Le souvenir  de la capitulation du monde devant un autre malade mental à Münich en 1938 doit rester présent dans nos esprits.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                          Genève, le 5 août 2019

 

Le traitement médiatique de l’attentat de Christchurch

L’un des plus grands carnages ( 50 morts) a eu lieu dans les mosquées de la ville de Christchurch. Dans son édition du soir, le journal télévisé de la TSR n’a consacré que 8 minutes à ce massacre. Le  reportage factuel avec une indignation de circonstance ne prenait pas la mesure de cet abominable acte prémédité, revendiqué et mis en scène. Le lendemain, la première page de la TdG n’a consacré  qu’un encart  de 6 cm par 5 cm qui renvoyait  à une page intérieure. Imaginez la couverture médiatique si un islamiste avait massacré 50 Chrétiens dans une église. Souvenez-vous des attentats de Charly Hebdo et du Bataclan ( relevant d’actes de vengeance et de représailles).  Tous les chefs d’Etats de la planète étaient venus à Paris défiler contre le terrorisme . La presse et la télévision avait parlé  de ces événements pendant toute une semaine. La stygmatisation des musulmans avec  des émissions sur la radicalisation , les imams, les banlieues, les écoles , la viande halal et le voile avait saturé toutes les ondes. A  Christchurch, aucune mobilisation,  aucun chef d’Etat, des déclarations convenues, aucune enquête sur l’endoctrinement, l’entourage , la symbolique du lieux,  le financement et le cheminement  haineux et mortifère de ce suprémaciste. Certains médias inconscients relaient même l’indécent triomphalisme de ce monstre et son effroyable manifeste. Cependant, dans deux jours, tous les médias tourneront la page.  Ce « deux poids, deux mesures « dans le traitement de l’information révèle le poids qu’on accorde à la vie selon  ses origines et donne la mesure  de la montée d’une islamophobie  banalisée.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                            Genève, le 15  mars  2019

Des vidéos problématiques de la nouvelle censure

La presse nous a informés que You Tube ne donnera plus de visibilité aux vidéos « problématiques ». La définition de celles-ci est très vague et est laissée à l’appréciation de censeurs autoproclamés ou d’algorithmes . Elle peut aller de la publicité de médicaments-miracle pour de graves maladies à l’affirmation que la Terre est plate en passant par les théories dites complotistes. L’amalgame qui est fait entre un farfelu qui prétend que la Terre est plate et des milliers de scientifiques, architectes et ingénieurs qui doutent des conclusions de l’enquête officielle sur le 11 septembre est ridicule. Ainsi, toutes les personnes qui manifestent des réserves sur des déclarations officielles seront traitées de complotistes et leurs propos seront censurés. Dorénavant , les mensonges d’Etat comme ceux de l’administration américaine en 2003 sur les armes de destruction massive irakiennes ne pourront plus être dénoncés sans s’exposer à être traité de complotiste. Il est stupéfiant que ce nouveau type de censure soit expérimenté aux Etats-Unis dont le président a été élu à la suite d’un complot utilisant des fake news . Cette censure est cependant à géométrie variable quand elle autorise ce même président à parler d’un complot écolo-gauchiste sur l’urgence climatique ou quand elle permet à des charlatans évangélistes de prêcher que la Terre a six mille ans et de dénoncer le complot darwinien. Nos sociétés ne sont pas loin d’un monde décrit par Georges Orwell où la liberté d’opinions est conditionnée à l’adhésion à  un Ordre public Suprême consacrant l’abrutissement de l’individu.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                   31 janvier 2019

Un fait divers américain

Votre journal ( TdG du 9 nov) a relaté , en 400 caractères, le carnage de Los Angeles comme un banal fait divers perpétré par un ex- Marine en proie à un accès de folie.

Rien sur les 17 armes détenues par l’auteur.                                                                                          Rien sur son conditionnement( ou radicalisation ) dans les écoles de Marines.                      Rien sur le choix de la cible.                                                                                                                            Rien sur ses traumatismes post- guerre.                                                                                                      Rien sur ses sympathies pro-Trump, suprémacistes et d’extrême-droite.

 

 

IMAGINEZ MAINTENANT LA COUVERTURE MEDIATIQUE SI L’AUTEUR DE CE CARNAGE AVAIT ÉTÉ UN MUSULMAN.

La presse internationale en aurait fait sa une et les commentaires et analyses auraient remplis durant plusieurs jours nos journaux.

Ce Musulman aurait été déclaré radicalisé par des islamistes  ( police ).                                        La preuve en aurait été donnée par la révélation d’une  revendication de l’EI ( police)          Sa famille et ses proches auraient été arrêtés à la suite de perquisitions ( police ).                    Une dangereuse cellule terroriste aurait été démantelée ( police ).                                          Toute la communauté musulmane aurait été suspectée.                                                                   Des « experts » auraient confirmer la radicalisation de l’individu et la symbolique du carnage avec le bar et l’alcool avec comme cible la jeunesse.                                                            Le gouvernement aurait augmenté les mesures sécuritaires contre l’omniprésence de la menace terroriste.                                                                                                                                                  Le message aurait été clair «  Nous sommes en guerre «

Cependant à aucun moment, il aurait été envisagé l’hypothèse que la désespérance et la folie puissent être à l’origine  de cet attentat comme pour l’ex- marine.

 

LA DIFFERENCE DE TRAITEMENT DE L’INFORMATION EN DIT LONG SUR LE DEGRE DE MANIPULATION DONT NOUS SOMMES VICTIMES.

 

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                       Genève, le 16 novembre 2018

 

 

 

 

Une légion d’imbéciles

Dans un article sur les complotistes (TdG du 22 octobre), votre journaliste qualifie ceux-ci de « légion d’imbéciles à la tête embrouillée ». Elle stigmatise sans nuance et avec un amalgame grossier  tous ceux qui posent des questions sur la fragilité de certaines versions officielles. De tout temps, les complots ont façonné l’Histoire. Napoléon disait « l’Histoire est une suite de mensonges sur lesquels tout le monde est d’accord ». A tous les niveaux, les complots existent .  Ainsi, l’acharnement disproportionné contre Pierre Maudet s’apparente à un mini-complot médiatico-politique. A une autre échelle, le complot avéré de l’administration américaine sur les armes de destruction massive irakienne a engendré le chaos. Votre journaliste considère-t-elle que ceux qui réfutaient ces mensonges étaient de débiles complotistes ? Les complots peuvent aussi se trouver dans un traitement médiatique biaisé. Une étude de l’université d’Alabama parue le 20 juillet démontre qu’aux Etats-Unis un attentat islamiste fait sept fois plus les gros titres qu’un attentat blanc et d’extrême-droite (alors que ceux-ci sont deux fois plus nombreux que les attentats islamistes). Qui se souvient de l’attentat le plus meurtrier aux Etats-Unis après celui du 11 septembre ?  C’est  un attentat d’extrême-droite perpétré à Oklahoma en 1995 qui a fait 168 morts et 680 blessés. Quant à l’attentat des tours jumelles attribué aux islamistes, il nous est rappelé en permanence pour justifier la guerre  contre le terrorisme. Pourtant, de nombreuses  zones d’ombre subsistent. Des milliers d’architectes et d’ingénieurs américains ont demandé la réouverture de l’enquête pour dissiper les inepties de l’enquête officielle. Votre journaliste se considère-t-elle plus compétente et autorisée de traiter d’»embrouillés de la tête » ceux qui recherchent la vérité?

 

 

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                               Genève,  24 octobre 2018

Arnaque aéroportuaire

L’aéroport de Genève a perçu  près 100 millions de francs de redevances annuelles sur les chiffres d’affaires historiques des duty free. Ce  jackpot est basé sur un principe simple : mettre en  place un dispositif sécuritaire qui nous prédispose à consommer. En nous demandant de venir 3 heures à l’avance sous le prétexte de la sécurité, nous sommes contraints de errer, pendant au moins une heure et demi, entre les boutiques et les cafétérias  dans les effluves de  patchouli et de végétaline. Auparavant, les services de sécurité nous ont délestés de tout liquide, parfums, aliments et objets divers. En chaussettes, avec un pantalon tombant (sans ceinture) et avec l’angoisse d’avoir oublié son couteau militaire et d’être traité de terroriste, nous passons sous le portique sous le regard  sévère des agents de la sécurité. Passé cette épreuve, les duty-free nous attendent pour nous vendre à un prix prohibitif des produits dont nous avons dû nous délester cinq minutes auparavant. Une belle arnaque. La paranoïa sécuritaire  de nos services de sécurité tranche avec  le laxisme de ceux  de l’aéroport de Seattle. Le 10 août, un bagagiste de cet aéroport  est arrivé à s’emparer d’un bimoteur sans enfreindre une seule règle de sécurité! Cela démontre que les contrôles tatillons sur les passagers sont dérisoires et absurdes. Cependant, l’instrumentalisation de la menace terroriste fonctionne tellement bien que l’aéroport prévoit de doubler ses surfaces commerciales. Quand serons-nous libérés de cet asservissement planétaire ?

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                          Genève, le 25 août 2018 

 

 

Tarnac, un raté magistral

La presse nous a informés de la relax des « terroristes » du Tarnac dans des articles très discrets. Il y a 10 ans , des gauchistes écolo avaient été accusés  d’avoir saboté une ligne du TGV . A l’époque, tous les journaux parlaient d’un complot terroriste majeur. En relayant les propos délirants de la ministre Alliot-Marie et les mensonges de la version officielle, ils  étaient  complices d’une machination étatique et de l’instrumentalisation d’un pseudo-attentat. Cette pitoyable manipulation des services d’un Etat dit-démocratique n’aurait-elle pas dû être dénoncée ? Cet emballement médiatique n’aurait-il pas dû être reconnu ?  La réhabilitation de la vérité n’aurait-elle pas mérité plus que d’anodins entrefilets banalisant des  mensonges d’Etat ? Les écoles de journalisme devraient  apprendre à s’affranchir des versions officielles et cesser de traiter systématiquement de complotistes ceux qui les remettent en cause. Si l’opacité des enquêtes peut expliquer le suivisme des médias, rien ne peut expliquer leur discrétion dans la réhabilitation de la Vérité . 

 

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                         Genève,  le 13 avril  2018