Archives de catégorie : divers

La lenteur des chantiers publics

Nos autorités nous ont annoncé l’ouverture de nouveaux et importants chantiers publics.  Ils vont s’ajouter au nombre impressionnant de chantiers en cours. Ce cauchemar annoncé est aggravé par leur lenteur incompréhensible. Alors qu’ils n’ont aucune activité pendant de longues périodes, ils nous empoisonnent la vie et handicapent l’économie à tel point que les sociétés ( malgré les cadeaux fiscaux proposés en votation ) pourraient remettre en cause  leur implantation à Genève. Comment sommes-nous arrivés à cette situation ? Insidieusement, par commodité, par laxisme, par un excès normatif et par manque de contraintes de délai et de concurrence. Une sorte de collusion entre les intervenants s’est installée. Les décideurs politiques préoccupés uniquement par l’octroi de budgets confortables se désintéressent du suivi de leur utilisation. Les services techniques, dont le nombre pléthorique est inversement proportionnel à leur efficacité, travaillent dans un train-train confortable en évoquant des normes sécuritaires et réglementaires pour ne pas aller trop vite. Les services de coordination privilégient par facilité la fragmentation des interventions contribuant ainsi à augmenter les délais. Enfin , les entreprises, en nombre limité, se répartissent entre elles le « gâteau «. Elles s’accommodent de ces délais en s’organisant à leur gré et à leur rythme tout en assurant des locations intéressantes de leur matériel pendant la durée du chantier. La conjonction de tous ces éléments explique cette inertie qui suscite l’exaspération légitime de la population. Elle doit être prise en compte et les responsables doivent sortir de leur « zone de confort » et s’investir dans une gestion efficace.

Daniel Fortis                                                                                           Le 9 mai  2019

Les enseignements de l’incendie de Notre-Dame

La chronologie des événements de l’incendie de Notre-Dame est surprenante. A 18 h20  une alarme de détection de fumée se déclenche. Pendant 20 minutes, des investigations  sont entreprises. De façon incompréhensible, elles ne donnent aucun résultat. Les premières flammes déclenchent une deuxième alarme  à 18 h 40. A ce moment,  les pompiers sont alertés. Ils arrivent à 18 h 57 soit près de 40 minutes après la première alarme !! Leur combat contre le feu est déjà perdu. L’embrasement de la charpente est inexorable. Les moyens des pompiers sont totalement dérisoires . Ils assistent impuissants à la propagation du feu.  Avec un courage qui force notre admiration , ils sont réduits à arroser les parties en maçonnerie pour  les protéger de dégâts superficiels ( leurs destructions n’étant pas en cause ) et à maîtriser les poutres incandescentes tombées dans la nef. Sans minimiser leur action, il faut être objectif et reconnaître que le feu  ne s’est arrêté que parce que celui-ci n’avait plus de carburant. La déclaration objective et humble du capitaine des pompiers «  nous avons fait ce que nous pouvions faire » tranche avec le discours officiel . Celui-ci  cache mal le manque de réactivité et le défaut de procédure après la première alarme et, surtout, l’ impuissance absolue contre un  élément naturel comme le feu. Cela ne nous amène-t-il pas à faire une analogie avec le réchauffement climatique ? Le manque de réactivité de nos dirigeants face aux urgences environnementales est irresponsable . S’ ils ne réagissent pas aux  premiers signes d’alarme, ils deviendront totalement impuissants face à l’Inéluctable.

 

 

Daniel Fortis                                                                                                    Genève,  le 20 avril 2019

 

Une semaine déroutante

Notre conseiller d’Etat Serge Dal Busco découvre que CEVA n’a pas de WC et demande à ses services d’étudier en toute urgence des solutions alternatives . On pourrait croire  à  un poisson d’avril !

L’alunissage brutal de la sonde  israélienne ravi Netanyahu. C’est un grand pas vers l’annexion de la Lune.

Des  scientifiques, plus intéressés par une recherche métaphysique de l’ordonnance spatiale que par notre survie sur la terre, jubilent. Après deux ans de traque photographique et avec un grand effet d’annonce, ils ont présenté au « vulgus populus » un montage photographique sensé  représenter un trou noir.

Bafouant les principes de la liberté d’information, les Etats-Unis  avec leur comparse anglais ont arrêté Julian Assange pour piratage informatique. C’est vraiment «  l’hôpital qui se fout de la charité ».

On apprend aussi que les stars du football se livrent à une compétition de «  qui a la plus grosse ? » ( on parle de voiture ! ) Cependant une Rolls-Royce, une Lamborghini ou une Bugatti ne leur donnera  pas plus de neurones.

Pour finir sur une note plus optimiste, notre Darius Rochebin continuera à nous régaler de ses remarquables entretiens dans son émission «  Pardonnez-moi « .

 

Daniel Fortis                                                                                               Genève, le 11 avril 2019

 

 

Des vidéos problématiques de la nouvelle censure

La presse nous a informés que You Tube ne donnera plus de visibilité aux vidéos « problématiques ». La définition de celles-ci est très vague et est laissée à l’appréciation de censeurs autoproclamés ou d’algorithmes . Elle peut aller de la publicité de médicaments-miracle pour de graves maladies à l’affirmation que la Terre est plate en passant par les théories dites complotistes. L’amalgame qui est fait entre un farfelu qui prétend que la Terre est plate et des milliers de scientifiques, architectes et ingénieurs qui doutent des conclusions de l’enquête officielle sur le 11 septembre est ridicule. Ainsi, toutes les personnes qui manifestent des réserves sur des déclarations officielles seront traitées de complotistes et leurs propos seront censurés. Dorénavant , les mensonges d’Etat comme ceux de l’administration américaine en 2003 sur les armes de destruction massive irakiennes ne pourront plus être dénoncés sans s’exposer à être traité de complotiste. Il est stupéfiant que ce nouveau type de censure soit expérimenté aux Etats-Unis dont le président a été élu à la suite d’un complot utilisant des fake news . Cette censure est cependant à géométrie variable quand elle autorise ce même président à parler d’un complot écolo-gauchiste sur l’urgence climatique ou quand elle permet à des charlatans évangélistes de prêcher que la Terre a six mille ans et de dénoncer le complot darwinien. Nos sociétés ne sont pas loin d’un monde décrit par Georges Orwell où la liberté d’opinions est conditionnée à l’adhésion à  un Ordre public Suprême consacrant l’abrutissement de l’individu.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                   31 janvier 2019

Le CERN et les Big Bang.

 

Dans un article anodin de  300 caractères, votre journal ( TdG du 4 décembre ) nous informe que l’ accélérateur à particules LHC , le  jouet du CERN de 6 milliards de francs, sera à l’arrêt pendant deux ans pour des améliorations. Les milliers de personnes employées dans cette institution vont-t-elles être mises au chômage technique ? Les physiciens qui cherchent la particule de la particule…de la particule…de la particule……..qui a existé pendant un milliardième de seconde après le Big Bang , vont-ils se reconvertir ? Ils pourraient contribuer à trouver des solutions urgentes aux problèmes actuels de notre planète.  La connaissance métaphysique du Big Bang , il y a quelques milliards d’années, peut attendre. Par contre , la mobilisation contre le Big Bang climatique imminent ne peut pas attendre. A la place de financer une recherche fondamentale plus qu’hypothétique en termes de résultats, nous devons cibler les priorités  pour ne pas subir la question que nos enfants pourraient nous poser dans quelques années «  Que faisiez-vous en 2018 pour sauver la planète ? «

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                   Genève, le 4 décembre 2018

L’Evangile selon Trump

Ponctuant souvent ses discours avec « God bless America » Donald Trump séduit les Américains ruraux, conservateurs et évangélistes. Mais, comment ces derniers se reconnaissent-ils dans un président en contradiction avec les principes fondamentaux de l’Evangile ?

Il martèle son slogan «  America first »  alors qu’il est dit « LES DERNIERS SERONT LES PREMIERS ET LES PREMIERS SERONT LES DERNIERS « .

Il défend farouchement le port d’armes alors qu’il est dit « TOUS CEUX QUI PRENNENT L’EPEE PERIRONT PAR L’EPEE ».

Il met l’argent au cœur de sa politique alors qu’il est dit « TU NE PEUX PAS SERVIR EN MEME TEMPS DIEU ET L’ARGENT « .

Il glorifie la détention de richesses alors qu’il est dit « IL EST PLUS FACILE A UN CHAMEAU DE PASSER PAR UN TROU D’AIGUILLE QU’A UN RICHE DE RENTRER DANS LE ROYAUME DE DIEU ».

Il autorise ses soldats à tirer sur une caravane de migrants alors qu’il est dit « PARTAGE TON PAIN AVEC CELUI QUI A FAIM ET FAIS ENTRER DANS TA MAISON LES MALHEUREUX SANS ASILE «

Comment les Evangélistes, si prompts à évoquer les préceptes de Dieu pour justifier leurs actions,  peuvent-ils adhérer au  nouvel  Evangile selon Trump ?

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                    Genève, le 6 octobre 2018

Cristiano Ramadan ou une justice à géométrie variable

En 2009,  à Lyon, une jeune femme convertie à l’Islam suit Tariq Ramadan dans une chambre d’hôtel après une conférence. Avec un « consentement non- consenti », elle subit les ardeurs sexuelles de son mentor. En 2009,  à Las Vegas, Cristiano Ronaldo , à la sortie d’une boîte de nuit, fait son «  marché «  parmi ses nombreuses admiratrices. L’une d’elles monte dans sa chambre et subit des pratiques sexuelles violentes. Neuf ans après, les deux jeunes femmes déposent plainte. Ici, la similitude des deux histoires s’interrompt. Tariq Ramadan est jeté immédiatement en prison où il croupit depuis le début de l’année tandis que Cristiano Ronaldo continue de gambader sur tous les terrains de football avec un salaire de 2.500.000.-  Frs par mois ( sans les primes ) et continue d’être une idole  des enfants drogués de e-foot. Une justice à géométrie variable. Complaisante avec une icône commerciale de notre société de consommation et rigoureuse avec une personne qui la critiquait sur les plateaux de télévision.  Cette justice partiale est une parodie.  

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                              Genève, le 30 octobre 2018

Arnaque aéroportuaire

L’aéroport de Genève a perçu  près 100 millions de francs de redevances annuelles sur les chiffres d’affaires historiques des duty free. Ce  jackpot est basé sur un principe simple : mettre en  place un dispositif sécuritaire qui nous prédispose à consommer. En nous demandant de venir 3 heures à l’avance sous le prétexte de la sécurité, nous sommes contraints de errer, pendant au moins une heure et demi, entre les boutiques et les cafétérias  dans les effluves de  patchouli et de végétaline. Auparavant, les services de sécurité nous ont délestés de tout liquide, parfums, aliments et objets divers. En chaussettes, avec un pantalon tombant (sans ceinture) et avec l’angoisse d’avoir oublié son couteau militaire et d’être traité de terroriste, nous passons sous le portique sous le regard  sévère des agents de la sécurité. Passé cette épreuve, les duty-free nous attendent pour nous vendre à un prix prohibitif des produits dont nous avons dû nous délester cinq minutes auparavant. Une belle arnaque. La paranoïa sécuritaire  de nos services de sécurité tranche avec  le laxisme de ceux  de l’aéroport de Seattle. Le 10 août, un bagagiste de cet aéroport  est arrivé à s’emparer d’un bimoteur sans enfreindre une seule règle de sécurité! Cela démontre que les contrôles tatillons sur les passagers sont dérisoires et absurdes. Cependant, l’instrumentalisation de la menace terroriste fonctionne tellement bien que l’aéroport prévoit de doubler ses surfaces commerciales. Quand serons-nous libérés de cet asservissement planétaire ?

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                          Genève, le 25 août 2018 

 

 

Un MAH trop sage

Liaison historico-culturelle

Après deux ans de réflexions, une commission d’experts a rendu ses conclusions concernant la rénovation du MAH. Elles préconisent la concentration des activités sur le site historique avec une extension sur l’école des Beaux-Arts et la création en sous-sol de 2000 m2 de surface d’exposition. La presse a parlé de regard neuf et de projet novateur et ambitieux. Cependant, où trouve-t-on la nouveauté et l’ambition  dans ce projet étriqué et passéiste ? Où se trouve l’intégration du musée dans le tissu urbain, l’accessibilité depuis la basse Ville, la mise en scène du musée  et son ouverture sur la ville ? Où est son attractivité auprès des jeunes ? La plupart des musées ont développé des activités annexes pour attirer ceux-ci : restaurant, amphithéâtre, concert, son et lumière. Le cadre dans lequel s’enferme (et s’enterre) le MAH est trop convenu et trop sage. Il est ancré dans le 19eme siècle et manque d’ambition et d’ouverture. Il ignore les coûts et les difficultés de modernisation d’anciennes bâtisses pour satisfaire les exigences informatiques, techniques, sécuritaire, administratives et sanitaires. Un nouveau bâtiment (comme au Louvre) construit sur la Butte de l’Observatoire serait plus rationnel et permettrait de trouver des surfaces d’exposition  lumineuses et contemporaines ainsi que des activités culturelles et festives attractives. Un parcours spatial historico-culturel depuis le Jardin Anglais avec un cour de Rive piétonnier offrirait une liaison remarquable avec la Basse-Ville.  Cela, tout en préservant aux bâtiments actuels leurs espaces de quiétude, de réflexion et de détente. Il est important que le périmètre du prochain concours d’architecture intègre le potentiel de la Butte pour ouvrir de nouvelles perspectives qui feront du MAH un haut-lieu culturel et la renommée de Genève.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                   Genève , le 3 juillet 2018

La voiture électrique

La plupart des experts indépendants considèrent que la voiture électrique est l’avenir de la mobilité. Cependant  les lobbys de l’industrie, du pétrole et de la finance tentent de contrecarrer son avènement pour préserver leurs intérêts. Les  gouvernements  qui prélèvent des taxes exorbitantes sur les carburants sont complices.  Ce puissant cartel  falsifie les expertises  et oppose une mauvaise foi à tous les arguments en faveur de la voiture électrique. La contrainte de la recharge et l’autonomie  sont constamment évoqués et  sont présentés  comme rédhibitoires. Comme pour le téléphone portable, cette contrainte est gérable et sans rapport avec les  innombrables  avantages  qu’offre la voiture électrique. A eux  seuls , les critères du bruit et de la pollution devraient être déterminants.  Mis à part le prix d’achat actuel (dépendant du volume de production )  le critère économique  est  favorable en terme d’entretien, de fiabilité  et de prix du kilowatt .Et, enfin, le critère de confort de conduite (souplesse, accélération et sécurité) est à l’avantage de la voiture électrique.  En mettant tous ces critères en balance, il est incompréhensible qu’aujourd’hui  la majorité des conducteurs privilégient encore le bruit, les gaz polluants et les saccades des moteurs thermiques poussifs. Cependant, il faut l’avouer,  la voiture électrique a un handicap. Elle ne fait pas « vroum-vroum » et ne régale pas les oreilles des fans de décibels.  Ne serait-il pas temps de changer de mentalité ?

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                  Genève,  le 13 janvier 2018