Archives de catégorie : Etats-Unis

La forteresse iranienne

Au Moyen-Age, la famine était utilisée comme arme de guerre. Les forteresses , à défaut d’être conquises par les armes, était coupées du monde et affamées. La population, en proie à une détresse extrême et aux  épidémies , finissait souvent par se révolter pour négocier une reddition.  Aujourd’hui, rien n’a changé. Les Etats-Unis avec la complicité de la finance internationale , imposent un embargo qui étrangle la population iranienne. Après deux ans de privations, de restrictions  et d’espoir déçus, une frange de celle-ci a manifesté violemment. Le gouvernement a réprimé avec la même violence et a fermé des réseaux sociaux infiltrés par  les services américains. Le scénario cynique de Trump commence à se réaliser. Cependant, il n’arrivera pas à son terme car il est le fruit d’une ignoble forfaiture. En 2013 et en 2017, le peuple iranien a élu ROHANI pour mener des réformes sociétales et négocier une ouverture sur le monde avec  l’arrêt du nucléaire. Le 14 juillet 2015, le monde entier (sauf Israël et l’Arabie Saoudite) saluait la signature d’un traité de paix avec l’Iran porteur d’un immense espoir. Trois ans après, alors que l’Iran respectait scrupuleusement ses engagements, les Etats-Unis de Trump renient unilatéralement leurs engagements , déchirent le traité de paix et font un ignoble chantage aux  entreprises européennes. Celles-ci, tétanisées par les menaces de Trump, se soumettent . Les Iraniens, quant à eux, ne céderont pas à la fourberie des Etats-Unis dont l’histoire de 300 ans n’est faite que de violences, de spoliations, d’esclavagisme, de racisme et de compulsion à l’argent . Ils résisteront avec la fierté d’appartenir à une belle et riche civilisation vieille de 7000 ans.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                        Genève, le 4 décembre 2019

La fable de Trump

La pitoyable fable de la mort d’Al-Baghdadi fait la une de tous les journaux. Inventée et mise en scène par un président aux abois, elle ressemble à une mauvaise série américaine avec un héros sauveur de l’humanité ( le président des Etats-Unis  Donald Trump) et un monstre couard ( le calife Al-Baghdadi )  qui pleurniche avant de se donner la mort. Qui peut croire à cette « énième «  version abracadabrantesque de la mort du chef de l’Etat Islamique (qui est le plagiat de la mort de Ben Laden) ? Mis à part les doutes des médias russes, toute la presse occidentale relaie sans réserve cette fable destinée à l’électorat primaire de Trump.  Cet alignement et cette crédulité sont inquiétants. Comment expliquer qu’un individu parfaitement connu des services américains (emprisonné pendant dix mois dans les geôles américaines en Irak ) puisse disparaître pendant huit ans de tous les « radars « ( géolocalisation, reconnaissance faciale, NSA, services secrets, drone, satellite )  alors que toute la planète est à ces trousses ! Incroyable. N’importe quel personne  est aujourd’hui  filmée, localisée , identifiée en quelques minutes dans les quatre coins du monde. Dans ce scénario débile , il fallait aussi trouver  le traître pour expliquer la localisation providentielle du monstre. En s’inspirant des recettes racoleuses des séries américaines,  Trump a choisi la propre femme d’Al-Baghdadi dans le rôle de la traitresse. Une histoire « à dormir debout «  qui pourtant abuse la plupart de nos médias. Quand retrouverons-nous un vrai journalisme d’investigation  pour dénoncer cette pantalonnade ?

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                 Genève,    le 28 octobre 2019

 

Etats-Unis, danger.

Les deux fusillades de ces derniers jours au Texas et en Ohio ont fait 29 victimes. Comme il le fait avec de nombreux pays moyen-orientaux, notre département des Affaires Etrangères ne devrait-il pas mettre les Etats-Unis sur la liste des pays dangereux et déconseiller à nos concitoyens de s’y rendre ? En effet, ce pays a subi quotidiennement depuis le début de l’année attentats et fusillades relevant de la mouvance suprémaciste . Indifférente à cette terrifiante réalité, l’administration américaine laisse sans contrôle 390 millions d’armes à feu sur son territoire et autorise n’importe quel citoyen à acquérir des armes de guerre pour, parait-il , se défendre. Que faut-il de plus pour boycotter ce pays dangereux dont le président  est un homme égocentrique, instable, violent et raciste ? Notre gouvernement devrait montrer plus de détermination à nous protéger des dérives américaines et résister à l’intimidation d’un personnage primaire et extrémiste. Le souvenir  de la capitulation du monde devant un autre malade mental à Münich en 1938 doit rester présent dans nos esprits.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                          Genève, le 5 août 2019

 

La Lune , 50 années de perplexité et de doutes

L’odyssée mythique de la conquête lunaire  ne ressemble à aucun autre événement de l’histoire de l’humanité. En 1492, Christophe Colomb découvre les « Amériques « qui sont immédiatement colonisées et pillées. Entre 1969 et 1972, les sept missions Apollo n’ont laissé sur la lune que des drapeaux, des voiturettes et des cannes de golf !  Et, depuis 47 ans , la NASA n’a jamais exploité l’énorme potentiel de la lune. Etrange. En 1953, Hillary et Tenzing font l’ascension de l’Everest. Aujourd’hui, celle-ci est tellement banale que des centaines d’alpinistes se suivent sur l’arête sommitale. Pour la lune, aucune autre expédition n’a été entreprise malgré les incroyables avancées informatiques et technologiques. Etrange. En 1961, Youri Gagarine fait une rotation autour de la terre et acquiert une notoriété mondiale. Les cosmonautes américains, quant à eux, disparaissent de la scène publique. Armstrong se terre dans une obscure banlieue américaine. Aldrin et Collins sombrent dans l’alcool et la dépression.  Wernher von Braun, le père de la fusée Saturne, quitte la Nasa et tombe dans l’oubli. Quant aux autres marcheurs lunaires , ils fuient les médias . Pourquoi ne partagent-ils pas leur fabuleuse expérience ? Leur discrétion  tranche avec le tapage médiatique que la NASA a organisé le 15 juillet 1969 pour le décollage vers la lune. Des milliers de journalistes ont été invités pour relayer l’événement. Comment la NASA pouvait-elle être sûre de la réussite d’une expédition jamais réalisée, complexe et avec un risque de  50/50 ? Etrange. Ces incohérences historiques s’ajoutent aux invraisemblables photos de la Nasa. Incapables de dissiper les doutes, les « debunkers » ( défenseur de la version officielle ) sont réduits à diaboliser ceux qu’ils appellent  » les complotistes ».  Cependant, lorsque nous irons prochainement sur la lune , la perplexité et le doute actuel risquent d’être légitimés.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                       Genéve,  le 15 juillet 2019

IRAN Le diktat américain et l’asservissement européen

En réaction à la forfaiture américaine et en toute légitimité, l’Iran s’est retiré partiellement du traité nucléaire. Son président réformateur Rohani s’est battu contre les faucons du régime pour signer ce traité et permettre à l’Iran de s’ouvrir pacifiquement au monde. Il a scrupuleusement respecté tous ses engagements. En 2016, Donald Trump, avec un rictus haineux, a exhibé devant les médias le décret entérinant un ignominieux  reniement. L’Europe a émis une timide désapprobation et s’est « couché «  servilement devant les Etats-Unis. Pendant trois ans , Rohani a exhorté en vain les autres signataires à respecter leurs engagements. Aujourd’hui, il leur demande de se déterminer entre la lâcheté ( céder au chantage américain) et la dignité ( respecter une parole). En rejetant ce qu’elle qualifie d’ultimatum, l’Europe se déshonore  et devient spectatrice de l’hystérie belliciste de l’axe américano-israélo-saoudien.

En 2003 , Bush avait mis , La Corée du Nord , l’Irak et l’Iran dans l’Axe du Mal. Aujourd’hui ,Trump «  flirte » avec la Corée du Nord. Les Etats-Unis ont écrasé l’Irak en commettant un crime contre l’humanité. Reste l’Iran que les Etats-Unis tentent d’asphyxier. Cependant ils n’arriveront pas à leur fin. L’Iran avec ses 7000 ans d’histoire et sa population chaleureuse, instruite, cultivée et fière triomphera de la fourberie des Etats-Unis dont l’histoire de 300 ans n’est faite que d’ethnocide , de racisme, d’esclavagisme, de violence, de matérialisme et de compulsion à l’argent. L’Europe se grandirait à refuser le diktat américain et retrouverait une respectabilité en  honorant ses engagements.

 

Daniel Fortis                                                                                                             Genève, le 13 mai 2019

Notre-Dame et la version de 9-11

Décidément les lois de la physique sont différentes selon que l’on se retrouve d’un côté ou de l’autre côté de l’Atlantique.

Le 11 septembre 2001 , les 46 étages du WTC 7 (  structure métallique dont la température de fusion est de 1600 degré !) a été pulvérisé en 6,5 sec à la suite d’incendies éparses dans quelques étages.

Le 16 avril 2019, l’échafaudage de la cathédrale Notre-Dame (en aluminium dont la température de fusion est de 700 degrés) est intact après un embrasement total pendant plusieurs heures ( voir photo ).

Qui peut croire encore dans la version officielle du 11 septembre ?

L’Evangile selon Trump

Ponctuant souvent ses discours avec « God bless America » Donald Trump séduit les Américains ruraux, conservateurs et évangélistes. Mais, comment ces derniers se reconnaissent-ils dans un président en contradiction avec les principes fondamentaux de l’Evangile ?

Il martèle son slogan «  America first »  alors qu’il est dit « LES DERNIERS SERONT LES PREMIERS ET LES PREMIERS SERONT LES DERNIERS « .

Il défend farouchement le port d’armes alors qu’il est dit « TOUS CEUX QUI PRENNENT L’EPEE PERIRONT PAR L’EPEE ».

Il met l’argent au cœur de sa politique alors qu’il est dit « TU NE PEUX PAS SERVIR EN MEME TEMPS DIEU ET L’ARGENT « .

Il glorifie la détention de richesses alors qu’il est dit « IL EST PLUS FACILE A UN CHAMEAU DE PASSER PAR UN TROU D’AIGUILLE QU’A UN RICHE DE RENTRER DANS LE ROYAUME DE DIEU ».

Il autorise ses soldats à tirer sur une caravane de migrants alors qu’il est dit « PARTAGE TON PAIN AVEC CELUI QUI A FAIM ET FAIS ENTRER DANS TA MAISON LES MALHEUREUX SANS ASILE «

Comment les Evangélistes, si prompts à évoquer les préceptes de Dieu pour justifier leurs actions,  peuvent-ils adhérer au  nouvel  Evangile selon Trump ?

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                    Genève, le 6 octobre 2018

Un fait divers américain

Votre journal ( TdG du 9 nov) a relaté , en 400 caractères, le carnage de Los Angeles comme un banal fait divers perpétré par un ex- Marine en proie à un accès de folie.

Rien sur les 17 armes détenues par l’auteur.                                                                                          Rien sur son conditionnement( ou radicalisation ) dans les écoles de Marines.                      Rien sur le choix de la cible.                                                                                                                            Rien sur ses traumatismes post- guerre.                                                                                                      Rien sur ses sympathies pro-Trump, suprémacistes et d’extrême-droite.

 

 

IMAGINEZ MAINTENANT LA COUVERTURE MEDIATIQUE SI L’AUTEUR DE CE CARNAGE AVAIT ÉTÉ UN MUSULMAN.

La presse internationale en aurait fait sa une et les commentaires et analyses auraient remplis durant plusieurs jours nos journaux.

Ce Musulman aurait été déclaré radicalisé par des islamistes  ( police ).                                        La preuve en aurait été donnée par la révélation d’une  revendication de l’EI ( police)          Sa famille et ses proches auraient été arrêtés à la suite de perquisitions ( police ).                    Une dangereuse cellule terroriste aurait été démantelée ( police ).                                          Toute la communauté musulmane aurait été suspectée.                                                                   Des « experts » auraient confirmer la radicalisation de l’individu et la symbolique du carnage avec le bar et l’alcool avec comme cible la jeunesse.                                                            Le gouvernement aurait augmenté les mesures sécuritaires contre l’omniprésence de la menace terroriste.                                                                                                                                                  Le message aurait été clair «  Nous sommes en guerre «

Cependant à aucun moment, il aurait été envisagé l’hypothèse que la désespérance et la folie puissent être à l’origine  de cet attentat comme pour l’ex- marine.

 

LA DIFFERENCE DE TRAITEMENT DE L’INFORMATION EN DIT LONG SUR LE DEGRE DE MANIPULATION DONT NOUS SOMMES VICTIMES.

 

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                       Genève, le 16 novembre 2018

 

 

 

 

1914-1945 , l’Europe doit se souvenir.

Avec un gigantesque déploiement de moyens, les chefs d’Etat des pays de la Grande Guerre ( 1914 – 1918) ont commémoré et magnifié l’un des plus  abominables épisodes du XX siécle. Une guerre voulue et instrumentée par les Riches et les Puissants. Des peuples manipulés et trompés par une propagande mensongère et haineuse. Une « boucherie » organisée par des dirigeants planqués qui disposaient des soldats comme de la chair à canon. Des actions militaires absurdes relevant de  l’amour-propre des généraux. L’horreur des gaz toxiques. Le calvaire des gueules cassées . Les exécutions sommaires des pacifistes. Et , enfin, l’armistice du 11 novembre qui n’a été qu’un diktat  pour écraser et humilier les vaincus et qui est responsable de l’avènement de la folie nazie. Cent ans après, qui peut être fier d’une telle « victoire » ? Doit-on perpétuer la commémoration de celle-ci et donner une tribune à un personnage comme Trump qui, lui aussi , pose à l’Europe le diktat de renoncer à une défense européenne et de payer pour une armée  en complète allégeance aux Etats-Unis , l’Otan.  Son arrogance mégalomaniaque et son absence dédaigneuse au forum sur la Paix tétanisent les Européens . « On ne peut pas se fâcher avec les Etats-Unis » disent-ils. Cela,  ne rappelle-t-il pas  les discours de Chamberlain et de Daladier de retour de Munich en 1938 qui disaient qu’« on ne peut pas se fâcher avec Hitler « ?  L’Europe qui a tant souffert de son abdication  doit se souvenir et résister à la résurgence des nationalismes.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                     Genève, le 12 novembre 2018

 

Une légion d’imbéciles

Dans un article sur les complotistes (TdG du 22 octobre), votre journaliste qualifie ceux-ci de « légion d’imbéciles à la tête embrouillée ». Elle stigmatise sans nuance et avec un amalgame grossier  tous ceux qui posent des questions sur la fragilité de certaines versions officielles. De tout temps, les complots ont façonné l’Histoire. Napoléon disait « l’Histoire est une suite de mensonges sur lesquels tout le monde est d’accord ». A tous les niveaux, les complots existent .  Ainsi, l’acharnement disproportionné contre Pierre Maudet s’apparente à un mini-complot médiatico-politique. A une autre échelle, le complot avéré de l’administration américaine sur les armes de destruction massive irakienne a engendré le chaos. Votre journaliste considère-t-elle que ceux qui réfutaient ces mensonges étaient de débiles complotistes ? Les complots peuvent aussi se trouver dans un traitement médiatique biaisé. Une étude de l’université d’Alabama parue le 20 juillet démontre qu’aux Etats-Unis un attentat islamiste fait sept fois plus les gros titres qu’un attentat blanc et d’extrême-droite (alors que ceux-ci sont deux fois plus nombreux que les attentats islamistes). Qui se souvient de l’attentat le plus meurtrier aux Etats-Unis après celui du 11 septembre ?  C’est  un attentat d’extrême-droite perpétré à Oklahoma en 1995 qui a fait 168 morts et 680 blessés. Quant à l’attentat des tours jumelles attribué aux islamistes, il nous est rappelé en permanence pour justifier la guerre  contre le terrorisme. Pourtant, de nombreuses  zones d’ombre subsistent. Des milliers d’architectes et d’ingénieurs américains ont demandé la réouverture de l’enquête pour dissiper les inepties de l’enquête officielle. Votre journaliste se considère-t-elle plus compétente et autorisée de traiter d’»embrouillés de la tête » ceux qui recherchent la vérité?

 

 

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                               Genève,  24 octobre 2018