Archives de catégorie : Etats-Unis

Une odeur de complot

Après le  calamiteux débat avec Joe Biden,  Donald Trump a pu observer que le socle de son électorat composé de fanatiques  vociférants et armés stagnait voire s’affaiblissait . Il s’est aussi aperçu que Wall Street n’avait plus de marge pour  gonfler artificiellement  les indices d’une économie dévastée et que le vaccin-miracle ne pourra pas le sauver si la FDA ne cédait pas aux pressions  pour une validation prématurée. La perspective de sa défaite se précise.

Le mot « défaite «  n’étant pas dans le  logiciel mental de Trump,  il se prépare à contester le résultat de l’élection en nommant une juge « à ses ordres « et demande aussi à sa milice armée, «  les Proud Boys » de se tenir prête à agir….!!!

Avant de faire un tel outrage à la démocratie, il tente, aujourd’hui, d’exploiter une sournoise manœuvre de diversion. Ce menteur compulsif, ne  serait-il pas capable de feindre une contamination au coronavirus pour endosser le rôle de Superman triomphant du Mal ?  Il est aisé de monter un tel scénario avec une information contradictoire complètement verrouillée par son médecin privé, par ses proches et par une prise en charge dans un hôpital militaire. L’hypothèse d’une manipulation  parait d’autant plus vraisemblable que son rétablissement a été incroyablement court alors que de nombreux médecins redoutaient une évolution inquiétante.

Dans cette délétère campagne électorale, il reste cependant une lueur d’espoir.  Lors de la campagne présidentielle de 2016,  l’ignoble Donald Trump avait méchamment ironisé sur les défaillances d’ Hillary Clinton fragilisée par une pneumonie.  Dans des circonstances actuelles analogues, Joe Biden, quant à lui, a immédiatement exprimé des vœux  de prompt rétablissement à son adversaire. Avec lui ,  les Etats-Unis peuvent retrouver une respectabilité . MAKE AMERICA RESPECTABLE AGAIN. 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                               Genève , le  4 octobre 2020

Trump, candidat au prix Nobel de la paix

Sous le titre «  La paix pour la paix « (TdG du 18 septembre) , un courrier des lecteurs  sanctifie le président Donald Trump qui a amené deux Etats arabes du Moyen-Orient à signer un accord diplomatique et commercial  avec Israël.  Le royaume de Bahreïn et les Emirats arabes unis, créés artificiellement en 1971 par les Anglais, sont  des mini-Etats immensément riches . Ils ont une population de seulement 2 millions de personnes inféodées à l’économie occidentale et de 10 millions de  travailleurs étrangers dont une partie est exploitée  de façon scandaleuse. Dans ces conditions, que représente un accord avec de tels pays qui ne sont ni légitimes ni démocratiques ? Pourtant le rédacteur du courrier ne craint pas de parler  de pseudo –miracle réalisé par Donald Trump . Il considère que celui-ci mérite une reconnaissance planétaire et une place dans l’Histoire avec un grand H . Il conclut, qu’avec lui , une nouvelle ère de joie et d’optimisme revivifiera la planète !!!.  Abasourdis par de tels propos,  je conseille à cet admirateur de déposer la candidature de Trump pour le prix Nobel de la paix et de  l’environnement.  L’histoire récente nous rappelle aussi que la majorité des Allemands  considérait Hitler comme le messie avec son slogan « Deutschland  über alles ».  Aujourd’hui , pour près d’un américain sur deux , Trump est le nouveau Messie avec son obsession de «  America first « .  Ce messianisme primaire fait froid dans le dos. Il pourrait être à l’origine de la réélection,  le 3 novembre, d’un vulgaire et dangereux pyromane à la tête d’un pays qui se prétend être le gendarme du monde. La planète rentrerait alors dans une ère de glaciation des relations et des valeurs  humaines sur fond d’enfer climatique et environnemental.  

Daniel Fortis

1231 Conches                                                         Genève, le 21 septembre 2020

Le port d’arme ou le port du masque

Dès les premières contaminations au coronavirus , des Américains primaires se sont rués dans les armureries pour acheter des armes dans le but de se protéger de la convoitise de certains ! Drogués par les fanfaronnades ridicules et irresponsables  de leur président, ils se sont empressés d’exercer  leur droit sacré au port d’arme en ignorant pour eux un droit vital , celui du port de masque. Aujourd’hui, paniqués par l’avancée galopante de la pandémie, ils comprennent tardivement que leurs armes ne leur servent à rien contre le virus et que les masques leur manquent dramatiquement. Sur les tarmacs des aéroports chinois, l’administration américaine est réduite à soudoyer avec des valises pleines de dollars des fournisseurs de masques pour détourner  des livraisons à destination de l’ Europe . Dans cette  guerre des masques, les Européens se souviendront des pratiques écoeurantes de leurs « amis » américains. Pour retrouver leur honorabilité , les Américains doivent  remplacer le droit au port d’arme par le droit à une protection sanitaire et sociale.  Le port du masque sauvera de la pandémie de nombreuses vies  . Quant à l’abandon du droit au port d’arme , il évitera l’hécatombe de morts par armes à feu. Cette crise inspirera-t-elle les Américains vers plus de raison, de solidarité et d’humanité ? Réponse : le 3 novembre 2020 ?

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                         Genève,  le 4 avril 2020

Le 11 septembre 2001 vu sous un autre angle

LA FACE OBSCURE DE L’HISTOIRE DES TOURS  JUMELLES.

1962  Concours d’architectes lancé par le propriétaire foncier (Port  Authority )

1970  Fin des travaux du WTC 1   Coût des travaux : 450 millions de dollars.

1971  Fin des travaux du WTC 2.  Coût des travaux : 450 millions de dollars.

1970  Introduction d’une loi Interdisant l’amiante pour les nouveaux projets.

1976  Loi promulguant l’obligation du désamiantage (devisé à 1 milliard de dollars pour les tours)

1980 – 2001 La conception des tours est  problématique ( isolation thermique, informatique,  bureautique et le désamiantage ). Les vacances des surfaces de bureaux pèsent  financièrement.

Début 2001 Mise en vente des deux tours . Seuls deux candidats se manifestent.

24 juillet 2001 ( 48 jours avant le drame )  M. Silverstein signe le droit de bail des deux tours sur 99 ans pour la somme astronomique de 3,2 milliard de dollars avec des fonds propres de 18 millions de dollars !!.

Début août 2001 ( 40 jours avant le drame)  M. Silverstein demande à l’assurance de rajouter une clause spécifique en cas d’attentat pour  2,3 milliard de dollars.

Le 11 septembre 2001, les deux tours sont percutées par des avions à  8h 46 et  à 9h 03 et s’effondrent sur elles-mêmes  à 9h58 et 10h28 à la vitesse de la chute libre ( 12 secondes)

A 17h25 le WTC 7, lui aussi propriété de M. Silverstein, s’effondre sur lui-même en 7 secondes  ( vitesse de la chute libre) après quelques incendies internes sans impact d’avions.

L’effondrement des deux tours provoque la mort de 2753 personnes et est à l’origine d’une catastrophe sanitaire à l’amiante qui a touché  37000 personnes.

A la suite du drame, M. Silverstein réclame à son assurance un dédommagement de 4,6 milliard (2 attentats) et  3,5 milliard à la compagnie d’aviation  pour défaut à la sécurité. Débouté sur ce dernier point, il devra se contenter de 4,6 milliard.

CONCLUSIONS ( financières)

L’ancien propriétaire ( Port Authority ) s’est débarrassé de deux tours problématiques pour une somme extravagante de 3,2 Milliards en se déchargeant du problème de l’amiante.

Le nouveau propriétaire ( M. Silverstein ) a été dédommagé de 4,6 milliard. Il a réalisé ainsi un bénéfice de 1,4 milliard, tout en résolvant le problème du désamiantage.

Daniel Fortis                                                        Genève,  le 1er novembre 2018

La perfide Albion prend le grand large

« Entre l’Europe et le grand large, l’Angleterre choisira toujours le grand large ». Ces paroles prémonitoires de Winston Churchill se concrétisent tristement aujourd’hui. Pourtant , en 1961, l’Angleterre en pleine crise avait sollicité son adhésion au Marché Commun .  En 1973, elle est devenue européenne en réussissant à préserver tous ses privilèges et prérogatives . Pendant quarante-sept ans, elle a profité de cette alliance et a retrouvé sa prospérité. Aujourd’hui , elle quitte l’Europe et rejoint le pourfendeur de celle-ci, Donald Trump.  Elle n’a été européenne que par pure opportunisme économique et s’est toujours alignée sur les Etats-Unis en toutes circonstances. Son départ a le mérite de clarifier la situation et de permettre de redéfinir les objectifs de l’Europe. Dénigrée et trahie, l’ Europe a cependant réussi à  sortir des nationalismes qui l’ont ravagée pendant le 20 eme siècle. La résurgence de ceux-ci avec la  trahison de l’Angleterre est une menace pour sa survie. Elle doit se préparer à la concurrence et à l’arrogance de la city de Londres dans le domaine de la finance et de la fiscalité. Libérée de l’obstruction  systématique de l’Angleterre en matière de politique étrangère, de défense et d’environnement et, aussi, affranchie du l’ultralibéralisme anglo-saxon et de ses lobbys financiers, l’Europe pourrait trouver un second souffle en s’inspirant peut-être du fédéralisme suisse . Avec sa diversité et sa richesse culturelle ,historique et géographique , elle pourrait devenir une référence humaniste dans un monde en mal de repères.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                       Genève, le 2 février 2020

 

Le cynique « plan de paix » américain.

Lors de la présentation du «  plan de paix « pour la Palestine,  l’indécente jubilation de Netanyahou et de Trump restera le symbole de l’une des plus grande perfidie du siècle. En l’absence du principal intéressé, les deux comparses, tous deux accusés de divers délits dans leur propre pays, se sont entendus pour déposséder les Palestiniens de leurs terres dans l’indifférence générale. La lâcheté de nos démocraties est révoltante. Aucun pays , la Suisse comprise , n’a émis la moindre critique. L’ONU, pourtant à l’origine de la création des deux Etats , n’a pas réagi pas à l’ignoble provocation israélo- américaine. Les ONG , complètement  anesthésiée par tant de cynisme, se résignent. Pire encore, les Palestiniens, réduits au silence, humiliés, vilipendés, réprimés , ne réagissent même plus.  Ils essaient de survivre entre deux coups de bâtons. Dans ces conditions, comment peut-on s’étonner de la montée de l’antisémitisme ? Aucun de nos dirigeants  n’a la clairvoyance d’analyser cette dérive à l’aune de la permanente humiliation subie par le monde musulman. Nos communautés juives éclairées ne devraient-elles pas condamner cette cynique provocation  et  se distancer des deux incendiaires  qui l’ont fomentée ? Elles démontreraient qu’elles ne sont pas systématiquement alignées derrière le gouvernement israélien et contribueraient ainsi à  combattre le fléau de l’antisémitisme.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                           Genève, le 29 janvier 2020

David contre Goliath à Davos

Dans la guerre entre l’armée de Juda et l’armée d’Israël, l’Ancien Testament relate  le combat entre David et Goliath. D’un côté, un géant philistin de trois mètres nommé Goliath, protégé par une cuirasse de soixante kilos et armé d’un javelot et d’une lance et, de l’autre côté, un jeune berger nommé David armé d’un seul lance-pierre. Comment ne pas faire un parallèle avec les deux principaux invités du Forum de Davos ? Dans le rôle de Goliath, l’imposant, le provocateur et l’arrogant  Donald Trump protégé par une escorte digne d’une mini-armée et disposant d’un immense pouvoir issu de la finance et de son  chantage économique sur la planète. Dans le rôle de David, la frêle et fragile Greta Thunberg  n’ayant que la force de ses paroles et de sa conviction exprimée dans son regard intense.  Une obsession les habite tous les deux . America first pour le Goliath américain et planète first pour la David suédoise. La comparaison s’arrête là.  Greta, atteinte du syndrome d’Asperger, utilise sa spécificité comportementale pour une cause généreuse.  Le président américain, quant à lui,  est un sociopathe, narcissique, versatile et impulsif au seul service de sa mégalomanie destructrice. Enfermé dans son monde de certitudes et incapable d’empathie , d’écoute et de concentration, il refuse de voir arriver la tempête sur la planète. Dans la Bible, Goliath n’a pas vu aussi  arriver la pierre lancée par David.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                 Genève,  le 23 janvier 2020

La leçon de transparence de l’Iran

Trois jours après le crash d’un avion civil, les dirigeants iraniens ont reconnu leur pleine responsabilité. Le président  Hassan Rohani a avoué un désastre et une erreur impardonnable. Il a présenté ses excuses à la nation et ses condoléances aux familles. De  cette bavure directement liée à la déclaration de guerre des Etats-Unis  ,les médias ne retiennent que « le mensonge » du gouvernement iranien  pendant trois jours . Cependant, n’importe quel gouvernement aurait figé l’information pendant quelques jours pour avoir le temps de procéder à une enquête interne, remonter les faits dans les différentes  hiérarchies et  préparer le communiqué final. La volonté de dissimulation  est absurde. L’Iran a rapidement accepté une enquête internationale alors qu’il aurait pu, comme d’autres pays, sécuriser les lieux du crash et procéder à une enquête verrouillée par le secret défense. A ce titre, le crash de la caravelle  Ajaccio-Nice , le 11 septembre 1968, est édifiant. Malgré  les innombrables preuves de la bavure de l’armée française lors d’un exercice de tir , les autorités françaises maintiennent encore aujourd’hui que la cause du crash est un mégot dans les toilettes de l’avion !! Trois jours d’errance de la communication iranienne ne sont rien en comparaison des cinquante années de mensonges et de dissimulations de preuves  des différents gouvernements français . Sans le moindre mea culpa . Le régime iranien, quant à lui, nous donne une leçon de transparence et de responsabilité. L’Iran et son peuple instruit, cultivé et chaleureux méritent mieux que la caricature faite dans la plupart de nos médias.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                       Genève, le 13  janvier  2020