Archives de catégorie : Etats-Unis

Le port d’arme ou le port du masque

Dès les premières contaminations au coronavirus , des Américains primaires se sont rués dans les armureries pour acheter des armes dans le but de se protéger de la convoitise de certains ! Drogués par les fanfaronnades ridicules et irresponsables  de leur président, ils se sont empressés d’exercer  leur droit sacré au port d’arme en ignorant pour eux un droit vital , celui du port de masque. Aujourd’hui, paniqués par l’avancée galopante de la pandémie, ils comprennent tardivement que leurs armes ne leur servent à rien contre le virus et que les masques leur manquent dramatiquement. Sur les tarmacs des aéroports chinois, l’administration américaine est réduite à soudoyer avec des valises pleines de dollars des fournisseurs de masques pour détourner  des livraisons à destination de l’ Europe . Dans cette  guerre des masques, les Européens se souviendront des pratiques écoeurantes de leurs « amis » américains. Pour retrouver leur honorabilité , les Américains doivent  remplacer le droit au port d’arme par le droit à une protection sanitaire et sociale.  Le port du masque sauvera de la pandémie de nombreuses vies  . Quant à l’abandon du droit au port d’arme , il évitera l’hécatombe de morts par armes à feu. Cette crise inspirera-t-elle les Américains vers plus de raison, de solidarité et d’humanité ? Réponse : le 3 novembre 2020 ?

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                         Genève,  le 4 avril 2020

Le 11 septembre 2001 vu sous un autre angle

LA FACE OBSCURE DE L’HISTOIRE DES TOURS  JUMELLES.

1962  Concours d’architectes lancé par le propriétaire foncier (Port  Authority )

1970  Fin des travaux du WTC 1   Coût des travaux : 450 millions de dollars.

1971  Fin des travaux du WTC 2.  Coût des travaux : 450 millions de dollars.

1970  Introduction d’une loi Interdisant l’amiante pour les nouveaux projets.

1976  Loi promulguant l’obligation du désamiantage (devisé à 1 milliard de dollars pour les tours)

1980 – 2001 La conception des tours est  problématique ( isolation thermique, informatique,  bureautique et le désamiantage ). Les vacances des surfaces de bureaux pèsent  financièrement.

Début 2001 Mise en vente des deux tours . Seuls deux candidats se manifestent.

24 juillet 2001 ( 48 jours avant le drame )  M. Silverstein signe le droit de bail des deux tours sur 99 ans pour la somme astronomique de 3,2 milliard de dollars avec des fonds propres de 18 millions de dollars !!.

Début août 2001 ( 40 jours avant le drame)  M. Silverstein demande à l’assurance de rajouter une clause spécifique en cas d’attentat pour  2,3 milliard de dollars.

Le 11 septembre 2001, les deux tours sont percutées par des avions à  8h 46 et  à 9h 03 et s’effondrent sur elles-mêmes  à 9h58 et 10h28 à la vitesse de la chute libre ( 12 secondes)

A 17h25 le WTC 7, lui aussi propriété de M. Silverstein, s’effondre sur lui-même en 7 secondes  ( vitesse de la chute libre) après quelques incendies internes sans impact d’avions.

L’effondrement des deux tours provoque la mort de 2753 personnes et est à l’origine d’une catastrophe sanitaire à l’amiante qui a touché  37000 personnes.

A la suite du drame, M. Silverstein réclame à son assurance un dédommagement de 4,6 milliard (2 attentats) et  3,5 milliard à la compagnie d’aviation  pour défaut à la sécurité. Débouté sur ce dernier point, il devra se contenter de 4,6 milliard.

CONCLUSIONS ( financières)

L’ancien propriétaire ( Port Authority ) s’est débarrassé de deux tours problématiques pour une somme extravagante de 3,2 Milliards en se déchargeant du problème de l’amiante.

Le nouveau propriétaire ( M. Silverstein ) a été dédommagé de 4,6 milliard. Il a réalisé ainsi un bénéfice de 1,4 milliard, tout en résolvant le problème du désamiantage.

Daniel Fortis                                                        Genève,  le 1er novembre 2018

La perfide Albion prend le grand large

« Entre l’Europe et le grand large, l’Angleterre choisira toujours le grand large ». Ces paroles prémonitoires de Winston Churchill se concrétisent tristement aujourd’hui. Pourtant , en 1961, l’Angleterre en pleine crise avait sollicité son adhésion au Marché Commun .  En 1973, elle est devenue européenne en réussissant à préserver tous ses privilèges et prérogatives . Pendant quarante-sept ans, elle a profité de cette alliance et a retrouvé sa prospérité. Aujourd’hui , elle quitte l’Europe et rejoint le pourfendeur de celle-ci, Donald Trump.  Elle n’a été européenne que par pure opportunisme économique et s’est toujours alignée sur les Etats-Unis en toutes circonstances. Son départ a le mérite de clarifier la situation et de permettre de redéfinir les objectifs de l’Europe. Dénigrée et trahie, l’ Europe a cependant réussi à  sortir des nationalismes qui l’ont ravagée pendant le 20 eme siècle. La résurgence de ceux-ci avec la  trahison de l’Angleterre est une menace pour sa survie. Elle doit se préparer à la concurrence et à l’arrogance de la city de Londres dans le domaine de la finance et de la fiscalité. Libérée de l’obstruction  systématique de l’Angleterre en matière de politique étrangère, de défense et d’environnement et, aussi, affranchie du l’ultralibéralisme anglo-saxon et de ses lobbys financiers, l’Europe pourrait trouver un second souffle en s’inspirant peut-être du fédéralisme suisse . Avec sa diversité et sa richesse culturelle ,historique et géographique , elle pourrait devenir une référence humaniste dans un monde en mal de repères.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                       Genève, le 2 février 2020

 

Le cynique « plan de paix » américain.

Lors de la présentation du «  plan de paix « pour la Palestine,  l’indécente jubilation de Netanyahou et de Trump restera le symbole de l’une des plus grande perfidie du siècle. En l’absence du principal intéressé, les deux comparses, tous deux accusés de divers délits dans leur propre pays, se sont entendus pour déposséder les Palestiniens de leurs terres dans l’indifférence générale. La lâcheté de nos démocraties est révoltante. Aucun pays , la Suisse comprise , n’a émis la moindre critique. L’ONU, pourtant à l’origine de la création des deux Etats , n’a pas réagi pas à l’ignoble provocation israélo- américaine. Les ONG , complètement  anesthésiée par tant de cynisme, se résignent. Pire encore, les Palestiniens, réduits au silence, humiliés, vilipendés, réprimés , ne réagissent même plus.  Ils essaient de survivre entre deux coups de bâtons. Dans ces conditions, comment peut-on s’étonner de la montée de l’antisémitisme ? Aucun de nos dirigeants  n’a la clairvoyance d’analyser cette dérive à l’aune de la permanente humiliation subie par le monde musulman. Nos communautés juives éclairées ne devraient-elles pas condamner cette cynique provocation  et  se distancer des deux incendiaires  qui l’ont fomentée ? Elles démontreraient qu’elles ne sont pas systématiquement alignées derrière le gouvernement israélien et contribueraient ainsi à  combattre le fléau de l’antisémitisme.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                           Genève, le 29 janvier 2020

David contre Goliath à Davos

Dans la guerre entre l’armée de Juda et l’armée d’Israël, l’Ancien Testament relate  le combat entre David et Goliath. D’un côté, un géant philistin de trois mètres nommé Goliath, protégé par une cuirasse de soixante kilos et armé d’un javelot et d’une lance et, de l’autre côté, un jeune berger nommé David armé d’un seul lance-pierre. Comment ne pas faire un parallèle avec les deux principaux invités du Forum de Davos ? Dans le rôle de Goliath, l’imposant, le provocateur et l’arrogant  Donald Trump protégé par une escorte digne d’une mini-armée et disposant d’un immense pouvoir issu de la finance et de son  chantage économique sur la planète. Dans le rôle de David, la frêle et fragile Greta Thunberg  n’ayant que la force de ses paroles et de sa conviction exprimée dans son regard intense.  Une obsession les habite tous les deux . America first pour le Goliath américain et planète first pour la David suédoise. La comparaison s’arrête là.  Greta, atteinte du syndrome d’Asperger, utilise sa spécificité comportementale pour une cause généreuse.  Le président américain, quant à lui,  est un sociopathe, narcissique, versatile et impulsif au seul service de sa mégalomanie destructrice. Enfermé dans son monde de certitudes et incapable d’empathie , d’écoute et de concentration, il refuse de voir arriver la tempête sur la planète. Dans la Bible, Goliath n’a pas vu aussi  arriver la pierre lancée par David.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                 Genève,  le 23 janvier 2020

La leçon de transparence de l’Iran

Trois jours après le crash d’un avion civil, les dirigeants iraniens ont reconnu leur pleine responsabilité. Le président  Hassan Rohani a avoué un désastre et une erreur impardonnable. Il a présenté ses excuses à la nation et ses condoléances aux familles. De  cette bavure directement liée à la déclaration de guerre des Etats-Unis  ,les médias ne retiennent que « le mensonge » du gouvernement iranien  pendant trois jours . Cependant, n’importe quel gouvernement aurait figé l’information pendant quelques jours pour avoir le temps de procéder à une enquête interne, remonter les faits dans les différentes  hiérarchies et  préparer le communiqué final. La volonté de dissimulation  est absurde. L’Iran a rapidement accepté une enquête internationale alors qu’il aurait pu, comme d’autres pays, sécuriser les lieux du crash et procéder à une enquête verrouillée par le secret défense. A ce titre, le crash de la caravelle  Ajaccio-Nice , le 11 septembre 1968, est édifiant. Malgré  les innombrables preuves de la bavure de l’armée française lors d’un exercice de tir , les autorités françaises maintiennent encore aujourd’hui que la cause du crash est un mégot dans les toilettes de l’avion !! Trois jours d’errance de la communication iranienne ne sont rien en comparaison des cinquante années de mensonges et de dissimulations de preuves  des différents gouvernements français . Sans le moindre mea culpa . Le régime iranien, quant à lui, nous donne une leçon de transparence et de responsabilité. L’Iran et son peuple instruit, cultivé et chaleureux méritent mieux que la caricature faite dans la plupart de nos médias.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                       Genève, le 13  janvier  2020

Les voeux 2020 pour la planète

Comme un enfant hystérisé par le jeu Fortnite, Donald Trump a abattu un « méchant « avec un drone. Le général iranien Qassem Soleimani  a été froidement éliminé . Sa bravoure lors de la guerre contre l’Irak en 1980 lui avait valu le statut de héros national. Avec son assassinat, synonyme de déclaration de guerre, Trump provoque l’embrasement de la région. Cette cynique et humiliante provocation servira de terreau au terrorisme et donnera  raison à tous ceux qui qualifient  les Etats-Unis de Grand Satan. L’avènement d’un monde où les plus forts peuvent abattre d’un click de souris n’importe quel adversaire est une effrayante régression de notre civilisation. L’incompréhensible silence des démocraties européennes démontre  leur allégeance au plus fort. Leur recommandation de retenue  est une insulte au peuple iranien. Celui-ci a réélu un président modéré, Hassan Rohani , pour signer le traité de paix du 14 juillet 2015. Avec la forfaiture de Trump, les Iraniens se sont sentis trahis, lâchés, étranglés économiquement et , aujourd’hui, humiliés. La présidence de Trump rejoint les périodes les plus sombres de la courte histoire des Etats-Unis comme le massacre des Amérindiens, l’esclavagisme, le racisme, la compulsion à l’argent et la violence . A l’aube de l’année 2020, notre planète ( mis à part quelques pays inféodés) espère que le peuple américain élira son président avec sa conscience plutôt qu’avec son porte-monnaie. Il doit mettre dans la balance les pseudo-bons et aléatoires indices économiques américains et le bilan effroyable de la présidence de Trump pour l’humanité et pour la planète . Le peuple américain est capable de ce sursaut pour retrouver son honneur.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                            Genève, le 5 janvier 2020

COP 25, un désastre collectif

Après d’interminables discussions, la conférence sur le climat a accouché d’un accord minimaliste, sans engagement et désespérant. Alors que tous les scientifiques ont révisé leurs calculs en observant l’accélération dramatique du processus de réchauffement climatique, les pays les plus pollueurs et les plus grands fournisseurs de pétrole ont fait obstruction à toute résolution commune. Obsédés par leur croissance économique , les Etats-Unis, l’Inde, la Chine, le Brésil, l’Arabie saoudite et l’Australie portent la responsabilité de ce désastre.  Ils considèrent naïvement que leur prospérité économique permettra de trouver rapidement des solutions techniques au réchauffement . Les médias, aussi, n’ont pas été  à la hauteur des enjeux dans la couverture de la conférence. Ils ont préféré  nous parler de sujets plus porteurs tels que les exo planètes, les accélérateurs de particules et les start-up pour éviter de nous parler de notre impuissance à enrayer l’emballement climatique. Sur le Titanic , on jouait aussi de la musique pendant le naufrage…. Les chefs d’Etat des pays pourtant soucieux du climat sont aussi responsables. Ils ont boudé la COP25 et ont  préféré la réunion de l’Otan et les fastes du palais de Buckingham. Derrière leurs sourires hypocrites , ils se sont ridiculisés dans des invectives au sujet d’une organisation qui est un «  gouffre à milliards » , sans objectif, incohérente, inutile et au profit des seuls marchands d’armes. Pendant la conférence sur le climat , un autre événement a révélé le cynisme du monde de la finance . Les boursicoteurs  n’ont pas hésité à investir la somme faramineuse de 1700 milliards de  francs dans la compagnie pétrolière saoudienne Aramco. Leur cupidité distillera un poison pour  la planète. Comment osent-ils s’approprier l’avenir de nos enfants ?

 

Daniel Fortis

1231  Conches                                                                                        Genève,  le 17 décembre 2019

La forteresse iranienne

Au Moyen-Age, la famine était utilisée comme arme de guerre. Les forteresses , à défaut d’être conquises par les armes, était coupées du monde et affamées. La population, en proie à une détresse extrême et aux  épidémies , finissait souvent par se révolter pour négocier une reddition.  Aujourd’hui, rien n’a changé. Les Etats-Unis avec la complicité de la finance internationale , imposent un embargo qui étrangle la population iranienne. Après deux ans de privations, de restrictions  et d’espoir déçus, une frange de celle-ci a manifesté violemment. Le gouvernement a réprimé avec la même violence et a fermé des réseaux sociaux infiltrés par  les services américains. Le scénario cynique de Trump commence à se réaliser. Cependant, il n’arrivera pas à son terme car il est le fruit d’une ignoble forfaiture. En 2013 et en 2017, le peuple iranien a élu ROHANI pour mener des réformes sociétales et négocier une ouverture sur le monde avec  l’arrêt du nucléaire. Le 14 juillet 2015, le monde entier (sauf Israël et l’Arabie Saoudite) saluait la signature d’un traité de paix avec l’Iran porteur d’un immense espoir. Trois ans après, alors que l’Iran respectait scrupuleusement ses engagements, les Etats-Unis de Trump renient unilatéralement leurs engagements , déchirent le traité de paix et font un ignoble chantage aux  entreprises européennes. Celles-ci, tétanisées par les menaces de Trump, se soumettent . Les Iraniens, quant à eux, ne céderont pas à la fourberie des Etats-Unis dont l’histoire de 300 ans n’est faite que de violences, de spoliations, d’esclavagisme, de racisme et de compulsion à l’argent . Ils résisteront avec la fierté d’appartenir à une belle et riche civilisation vieille de 7000 ans.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                        Genève, le 4 décembre 2019