Tous les articles par Daniel Fortis

Message de Dame Nature

Chers Humains,

Comme vous avez pu le constater, je vous ai offert un très beau début de printemps. Un soleil radieux. Une température très agréable . Un ciel immaculé. Un air pur. Des arbres pleins d’oiseaux qui chantent  joyeusement . Un silence inhabituel. Des animaux qui se réapproprient des  zones que vous avez maltraitées . Des renards qui déambulent jusqu’aux centres des villes. Des hérissons qui traversent les autoroutes. Des poissons qui nagent dans les canaux  de Venise. Dans une ambiance de paix  et de béatitude.

Pour vous faire redécouvrir ma beauté , il a fallu que j’emploie la manière forte. Une pandémie était la seule façon de vous faire réagir. Certes , ce moyen est cruel mais il est proportionné aux atteintes que vous m’avez faites et à mes avertissements de détresse auxquels vous n’avez pas répondu. Certains Humains les ont entendus mais ont renvoyé à plus tard leur réaction . D’autres Humains , les plus puissants et les plus pollueurs , ont ignoré ma souffrance et décidé de ne rien changer à leurs entreprises dévastatrices.  Leur seul Dieu , c’est l’Argent avec une obsession  de croissance, de productivité et de rentabilité.

J’ai rencontré les dieux que vous dites honorer . Ils m’ont confié qu’ils étaient déçus par l’inertie de leurs représentants religieux sur Terre . Ceux-ci s’écartent  de leur enseignement et détournent leurs paroles pour asservir les esprits. Ils m’ont donné carte blanche pour vous ouvrir les yeux sur votre arrogance technologique , votre avidité et votre égoïsme mais aussi sur votre fragilité.

Vous devez comprendre que vous n’êtes pas les maîtres de la Nature mais seulement mes invités durant votre court séjour sur cette Terre.

Prenez soin de vous et de Moi !

Dame Nature                                                               Genève , le 6 avril 2020  

(Propos recueillis par D.F.)

Le port d’arme ou le port du masque

Dès les premières contaminations au coronavirus , des Américains primaires se sont rués dans les armureries pour acheter des armes dans le but de se protéger de la convoitise de certains ! Drogués par les fanfaronnades ridicules et irresponsables  de leur président, ils se sont empressés d’exercer  leur droit sacré au port d’arme en ignorant pour eux un droit vital , celui du port de masque. Aujourd’hui, paniqués par l’avancée galopante de la pandémie, ils comprennent tardivement que leurs armes ne leur servent à rien contre le virus et que les masques leur manquent dramatiquement. Sur les tarmacs des aéroports chinois, l’administration américaine est réduite à soudoyer avec des valises pleines de dollars des fournisseurs de masques pour détourner  des livraisons à destination de l’ Europe . Dans cette  guerre des masques, les Européens se souviendront des pratiques écoeurantes de leurs « amis » américains. Pour retrouver leur honorabilité , les Américains doivent  remplacer le droit au port d’arme par le droit à une protection sanitaire et sociale.  Le port du masque sauvera de la pandémie de nombreuses vies  . Quant à l’abandon du droit au port d’arme , il évitera l’hécatombe de morts par armes à feu. Cette crise inspirera-t-elle les Américains vers plus de raison, de solidarité et d’humanité ? Réponse : le 3 novembre 2020 ?

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                         Genève,  le 4 avril 2020

Conoravirus, le port du masque en question

Dans ces temps de grand désarroi face à la pandémie du coronavirus, le bon sens et la simple observation de l’expérience des autres pourraient nous inspirer. L’évolution favorable de la pandémie en Chine et en Corée du Sud nous donne un espoir de contenir le virus. Deux points communs lient ces deux pays dans leur réactivité. Un confinement rigoureux et une utilisation généralisée des masques dans la sphère publique. Concernant cette dernière mesure, nos autorités sanitaires ont manifesté peu d’intérêt à cette protection arguant d’une efficacité relative. Pourtant celle-ci a plusieurs impacts : se protéger , protéger les autres ,éviter de mettre en contact nos mains avec nos muqueuses et inciter nos interlocuteurs à se tenir à distance. Tous ces effets concourent à réduire la contamination , même si la protection n’est pas optimale. Cet évident bon sens n’a pas été retenu face à la pénurie de masques. Notre dépendance et notre imprévoyance ne doivent pas être des raisons pour renoncer à une protection qui a fait ses preuves en Chine et en Corée du Sud . Notre culture expansive et communicative ne nous prédispose pas à porter ce moyen d’isolement. Nous devons cependant nous adapter . A la place d’un sourire et d’une poignée de main, notre rapport à l’Autre peut se faire avec une main sur le cœur pour exprimer la paix, le respect et la solidarité dans l’épreuve.

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                    Genève, le 15 mars 2020

Le 11 septembre 2001 vu sous un autre angle

LA FACE OBSCURE DE L’HISTOIRE DES TOURS  JUMELLES.

1962  Concours d’architectes lancé par le propriétaire foncier (Port  Authority )

1970  Fin des travaux du WTC 1   Coût des travaux : 450 millions de dollars.

1971  Fin des travaux du WTC 2.  Coût des travaux : 450 millions de dollars.

1970  Introduction d’une loi Interdisant l’amiante pour les nouveaux projets.

1976  Loi promulguant l’obligation du désamiantage (devisé à 1 milliard de dollars pour les tours)

1980 – 2001 La conception des tours est  problématique ( isolation thermique, informatique,  bureautique et le désamiantage ). Les vacances des surfaces de bureaux pèsent  financièrement.

Début 2001 Mise en vente des deux tours . Seuls deux candidats se manifestent.

24 juillet 2001 ( 48 jours avant le drame )  M. Silverstein signe le droit de bail des deux tours sur 99 ans pour la somme astronomique de 3,2 milliard de dollars avec des fonds propres de 18 millions de dollars !!.

Début août 2001 ( 40 jours avant le drame)  M. Silverstein demande à l’assurance de rajouter une clause spécifique en cas d’attentat pour  2,3 milliard de dollars.

Le 11 septembre 2001, les deux tours sont percutées par des avions à  8h 46 et  à 9h 03 et s’effondrent sur elles-mêmes  à 9h58 et 10h28 à la vitesse de la chute libre ( 12 secondes)

A 17h25 le WTC 7, lui aussi propriété de M. Silverstein, s’effondre sur lui-même en 7 secondes  ( vitesse de la chute libre) après quelques incendies internes sans impact d’avions.

L’effondrement des deux tours provoque la mort de 2753 personnes et est à l’origine d’une catastrophe sanitaire à l’amiante qui a touché  37000 personnes.

A la suite du drame, M. Silverstein réclame à son assurance un dédommagement de 4,6 milliard (2 attentats) et  3,5 milliard à la compagnie d’aviation  pour défaut à la sécurité. Débouté sur ce dernier point, il devra se contenter de 4,6 milliard.

CONCLUSIONS ( financières)

L’ancien propriétaire ( Port Authority ) s’est débarrassé de deux tours problématiques pour une somme extravagante de 3,2 Milliards en se déchargeant du problème de l’amiante.

Le nouveau propriétaire ( M. Silverstein ) a été dédommagé de 4,6 milliard. Il a réalisé ainsi un bénéfice de 1,4 milliard, tout en résolvant le problème du désamiantage.

Daniel Fortis                                                        Genève,  le 1er novembre 2018

Réponse à mes contradicteurs

Ayant fustigé le cynique plan de « paix » israélo-américain, certains lecteurs m’ont qualifié de pourfendeur de l’état hébreu. Je souhaite rectifier. Si j’ai souvent dénoncé les agissements de l’actuel gouvernement israélien, je n’ai jamais remis en cause la légitimité de l’Etat d’Israël. Sa création en 1948 était une réponse appropriée à l’abominable génocide. Cependant sa mise en place  par l’ONU a été catastrophique et hors de contrôle. Elle comportait à l’origine tous les germes d’un conflit qui dure depuis septante ans. L’incohérent partage de la Palestine , l’expulsion de 700.000 Palestiniens et les actions expansionistes de l’Irgoun,  de la Haganah rendaient le conflit inéluctable. Ces organisations terroristes se sont fondues dans l’armée de Tsahal qui n’a pas cessé d’agir sur le principe  «  conquête , colonisation, annexion et expulsion ». La suprématie militaire israélienne ne prédisposait pas une négociation pour la paix.  Cependant, le 3 septembre 1993, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat signaient le traité de paix d’Oslo. Ils ont payé de leur vie la promotion de la paix. Yitzhak Rabin a été assassiné par un extrémiste juif qui est encore aujourd’hui considéré par certains  comme un héros!  Yasser Arafat , quant à lui, est mort, en quinze jours, de « vieillesse » avec un taux invraisemblable de polonium radioactif ! Ces assassinats ont anéanti tout espoir de paix et la recherche de celle-ci n’est plus la priorité de l’actuel gouvernement. Sous le titre «  un plan de paix indéfendable » , l’excellent journal israélien Ha’Aretz a dénoncé lui aussi le cynisme des dirigeants israéliens. Puisse la société israélienne s’en inspirer!

Daniel Fortis Genève, le 2 mars 2020

Féminisation forcenée de nos rues

Depuis les années soixante, les femmes se sont battues pour  s’affranchir de la prédominance masculine. Leur juste et légitime combat leur a  permis d’obtenir des droits élémentaires et essentiels.  Aujourd’hui , sous l’effet « Me Too », le mouvement féministe se radicalise et dérive vers une obsession de la parité et une frénésie revendicatrice. Après l’écriture inclusive et la féminisation de la signalétique, la Ville de Genève débaptise seize rues au titre de l’égalité entre hommes et femmes. Cette mesure prise sans concertation est autocratique . Rien ne s’oppose à ce que les  nouvelles rues  puissent être prioritairement attribuées à des personnalités féminines. Alors , pourquoi procéder à des débaptisations qui trahissent la mémoire collective ? Cette  féminisation à marche forcée provoque  un clivage primaire et puéril entre les genres sans pour autant améliorer la condition féminine .  Une évolution est positive que si elle est comprise, acceptée et assimilée dans les esprits. L’impatience et le dogmatisme des revendications féministes heurtent les mentalités et sont contre-productifs. Dans notre pays, les dernières élections ont consacré dans les urnes un nombre plus grand de femmes. Porteuses d’une vision du monde plus humaniste et plus respectueuse de la nature, elles n’ont pas eu besoin de s’imposer par la débaptisation et la féminisation de nos rues.

Daniel Fortis

1231 Conches                                                            Genève , le 24 février 2020

Savoir raison garder

La presse locale nous a révélé un projet d’attentat sur le site pétrolier de  Vernier après une enquête de dix mois ! Un véritable roman-feuilleton des errances de jeunes marginaux  entre le Lignon et la Syrie . Une description psychologique d’individus déstructurés  en mal de reconnaissance et un florilège de leurs déclaration  primaires et vantardes  concernant un projet terroriste irréaliste incompatible avec leur amateurisme. Nous avons été aussi informés de l’invraisemblable gestion des informations  américaines par les services secrets suisses à tel point que le responsable de la police genevoise, M. Poggia , était dans l’ignorance de  cette terrifiante  menace. Certains diront « Une nouvelle Genferei ?«  En aucun cas, nos responsables ont su garder raison devant la réalité de ce projet terroriste. L’absence de faits objectifs , une enquête avec des témoignages anonymes , un scénario  mystérieux,  des protagonistes ne connaissant ni l’arabe ni le Coran, aucun commanditaire, aucun modus operandi,  aucun soutien logistique et  aucun matériel trouvé. Nos autorités ont eu raison de ne pas paniquer les Genevois comme en décembre 2015 quand les mêmes services secrets américains avaient envoyé une photo de quatre soit-disant terroristes prêts à une action imminente mais fictive. Aujourd’hui, l’ emballement de notre presse locale a cependant le mérite de nous interpeller sur la justification d’un site pétrolier si dangereux en pleine  ville . Sa proximité avec l’aéroport représente  un danger bien plus important que les projets fantasmés de quelques naufragés de notre société.

Daniel Fortis

1231 Conches                                                              Genève, le 16 février 2020

La perfide Albion prend le grand large

« Entre l’Europe et le grand large, l’Angleterre choisira toujours le grand large ». Ces paroles prémonitoires de Winston Churchill se concrétisent tristement aujourd’hui. Pourtant , en 1961, l’Angleterre en pleine crise avait sollicité son adhésion au Marché Commun .  En 1973, elle est devenue européenne en réussissant à préserver tous ses privilèges et prérogatives . Pendant quarante-sept ans, elle a profité de cette alliance et a retrouvé sa prospérité. Aujourd’hui , elle quitte l’Europe et rejoint le pourfendeur de celle-ci, Donald Trump.  Elle n’a été européenne que par pure opportunisme économique et s’est toujours alignée sur les Etats-Unis en toutes circonstances. Son départ a le mérite de clarifier la situation et de permettre de redéfinir les objectifs de l’Europe. Dénigrée et trahie, l’ Europe a cependant réussi à  sortir des nationalismes qui l’ont ravagée pendant le 20 eme siècle. La résurgence de ceux-ci avec la  trahison de l’Angleterre est une menace pour sa survie. Elle doit se préparer à la concurrence et à l’arrogance de la city de Londres dans le domaine de la finance et de la fiscalité. Libérée de l’obstruction  systématique de l’Angleterre en matière de politique étrangère, de défense et d’environnement et, aussi, affranchie du l’ultralibéralisme anglo-saxon et de ses lobbys financiers, l’Europe pourrait trouver un second souffle en s’inspirant peut-être du fédéralisme suisse . Avec sa diversité et sa richesse culturelle ,historique et géographique , elle pourrait devenir une référence humaniste dans un monde en mal de repères.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                       Genève, le 2 février 2020

 

Le cynique « plan de paix » américain.

Lors de la présentation du «  plan de paix « pour la Palestine,  l’indécente jubilation de Netanyahou et de Trump restera le symbole de l’une des plus grande perfidie du siècle. En l’absence du principal intéressé, les deux comparses, tous deux accusés de divers délits dans leur propre pays, se sont entendus pour déposséder les Palestiniens de leurs terres dans l’indifférence générale. La lâcheté de nos démocraties est révoltante. Aucun pays , la Suisse comprise , n’a émis la moindre critique. L’ONU, pourtant à l’origine de la création des deux Etats , n’a pas réagi pas à l’ignoble provocation israélo- américaine. Les ONG , complètement  anesthésiée par tant de cynisme, se résignent. Pire encore, les Palestiniens, réduits au silence, humiliés, vilipendés, réprimés , ne réagissent même plus.  Ils essaient de survivre entre deux coups de bâtons. Dans ces conditions, comment peut-on s’étonner de la montée de l’antisémitisme ? Aucun de nos dirigeants  n’a la clairvoyance d’analyser cette dérive à l’aune de la permanente humiliation subie par le monde musulman. Nos communautés juives éclairées ne devraient-elles pas condamner cette cynique provocation  et  se distancer des deux incendiaires  qui l’ont fomentée ? Elles démontreraient qu’elles ne sont pas systématiquement alignées derrière le gouvernement israélien et contribueraient ainsi à  combattre le fléau de l’antisémitisme.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                           Genève, le 29 janvier 2020

Et si Macron déclarait …….

Mes chers concitoyens, mes chères concitoyennes,

En mai 2017, vous m’avez élu président de la République. Durant la campagne électorale , je vous ai exposé clairement, sans détour, mon programme. Celui-ci était axé sur des réformes pour moderniser, dynamiser, dépoussiérer et alléger un système bureaucratique archaïque inefficace. Vous m’avez accordé votre confiance pour mener à bien un programme dont vous connaissiez tous les détails. Dix-huit mois plus tard, un mouvement  social  a utilisé la rue pour contester la taxe carbone inscrite dans mon programme. Au-delà du prix de l’essence, cette contestation exprimait une  réelle et profonde souffrance sociale . Je l’ai entendue et j’ai  pris des mesures budgétaires importantes . J’ai initié un débat national et participé à de nombreuses réunions pour permettre aux Français de m’interpeller sur tous les sujets. Malheureusement le mal était fait et les gênes révolutionnaires des Français se sont réveillés et ont annihilé toute raison. Un état inssurrectionel s’est installé et a été relayé abondamment par des médias qui donnent souvent une audience disproportionnée à la contestation radicalisée et violente. Comme dans de nombreux pays , le malaise social français ,qu’il soit économique, identitaire ou environnemental , est bien réel. Ma volonté constante de trouver des équilibres raisonnables s’est heurté dogmatiquement à un refus de tout compromis. Dans le monde entier, des réformes des retraites ont été acceptées avec raison et calme. En France, elles suscitent une levée de bouclier et la paralysie de tout le pays. La radicalisation de certains syndicats amène la violence  et cristallise  sur ma personne un ressentiment qui avoisine la haine à tel point que ma liberté personnelle d’aller au théâtre est entravée. Dans ces conditions, je considère que la  fonction présidentielle est bafouée . La gouvernance d’un  pays  soumis à de telles tensions devient impossible. Il convient donc de confirmer à mi-mandat  l’adhésion du peuple français à la continuation de mon mandat. Je lance un référendum sur la dernière proposition de réforme  du premier ministre. Si celle-ci était rejetée , je considérerais que mon ambition réformatrice a échoué et que le pays , en contradiction avec le mandat qu’il m’a donné, n’est pas prêt à sa modernisation. La démission serait alors ma seule issue. Toutefois, j’ai la conviction que la majorité des Français souhaite un pays uni autour d’un président qui s’engage à répondre à leurs légitimes attentes.

 

Discours fictif par

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                         Genève, le 23 janvier 2020