Archives de catégorie : Terrorisme

HAMZA BEN LADEN: LE MANAGEMENT DE LA TERREUR

Votre journal (Le Temps du 6 janvier) nous informe que les services américains ont mis  Hamza ben Laden, le fils préféré d’Oussama sur la liste des terroristes. Agé de 25 ans, cette nouvelle icône appelle à commettre des attentats sur des sites dit-islamistes. Tel un polichinelle sortant de sa boîte, il réapparait après l’incroyable raid à Abbottabad où son père et lui ont été déclaré mort ! Sa mort ayant été démentie par la suite, qu’est-il advenu de lui ? A-t-il été arrêté, emprisonné, surveillé, fiché ou exfiltré comme sa famille, le lendemain des attentats du 11 septembre, dans les deux seuls avions autorisés à décoller du sol américain ? Mystère . Comment l’administration américaine a-t-elle laissé cet électron libre échapper à toutes les surveillances alors que quiconque exprimant le centième de ses appels au meurtre serait perquisitionné, emprisonné et fiché « S » ? Cette suspecte complaisance rentre dans le cadre du management de la terreur qui pollue et court-circuite toute réflexion. Il faut comprendre que Daesh vit ses derniers jours en Syrie et qu’il est urgent de trouver un nouvel épouvantail pour imposer aux citoyens une politique sécuritaire et de repli identitaire impliquant une inquisition de notre sphère privée, la restriction de nos libertés et l’asservissement à la pensée dominante. Les services antiterroristes pourront attribuer à leur nouvelle et maléfique créature toutes les dérives meurtrières d’une société sans repère et polluée par le virtuel, la violence et le mensonge. Indignez-vous de ces grossières manipulations pour retrouver la Raison.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                                 9  janvier 2017

 

ATTENTAT DE BERLIN: DIFFICILE A CROIRE.

19  décembre : un camion fonce dans la foule et provoque un carnage. Un suspect pakistanais est arrêté. 20 décembre L’attentat est revendiqué par Daesh dans un site djihadiste ( dont la plupart sont créés et instrumentés par les services occidentaux ). 21 décembre : le suspect est relâché après une incompréhensible garde-à-vue de 36 heures !  22 décembre : Après avoir dissimulé pendant trois jours la découverte d’une pièce maîtresse de l’enquête, la police allemande exhibe la carte d’identité « oubliées » par le terroriste ( scénario identique à Nice, Paris et New-York ) !  23 décembre : C’est au tour de la police italienne d’avoir la chance de « réduire au silence » le présumé terroriste lors d’un banal contrôle de routine ( la mort est privilégiée à l’arrestation dans les affaires liées au terrorisme). 24 décembre. Pour accréditer la piste terroriste, on découvre un dangereux réseau composé du cousin et de l’oncle. Comment acceptons-nous un scénario aussi incroyable  et pourquoi nos services et nos médias le relaient-ils inconditionnellement ? Premièrement, il faut que l’Ordre triomphe. Deuxièmement, il faut que les services sécurisent la population avec l’élimination du danger. Tercio, il faut désigner de façon indubitable la responsabilité des intégristes musulmans pour éviter d’envisager d’autres pistes : par exemple la piste de l’extrême-droite comme lors de l’attentat de Bologne ou de la déviance psychiatrique d’un loup solitaire. Quand cesseront ces manipulations des esprits et cette infantilisation ?

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                           26 décembre 2016

Les trois petits points noirs

La télévision française a réalisé un reportage sur le porte-avions Charles de Gaulle à la gloire de l’armée française qui défend, parait-il, la France de la menace djihadiste. Elle a interviewé les « courageux » pilotes qui vont aller bombarder Mossoul et ses deux millions d’habitants. Ces fiers soldats de la République ne se préoccupent pas de la catastrophe humanitaire qu’ils vont provoquer. Persuadés que leurs bombes ne vont tuer que les Méchants, ils préfèrent fermer les yeux sur les dégâts collatéraux. Sont-ils prêts à écouter la complainte du petit Mohammed ?

«Maman et moi étions dans le jardin de notre maison à Raqqa. Tout à coup, trois petits points noirs sont apparus dans le ciel. Ils grossissaient en faisant un bruit toujours plus fort. C’étaient des avions. Sur leurs queues, il y avait trois couleurs bleu, blanc et rouge. Maman et moi avons couru vers notre maison. Il y a eu une explosion. Un nuage de poussière m’empêchait de voir. J’ai crié et appelé ma  maman. Quand le nuage de poussière est parti, j’ai vu ma maman. Elle ne bougeait plus et du sang était tout autour d’elle. J’ai crié parce que le feu avançait. Elle ne m’a pas répondu. J’ai eu tellement mal que mes yeux n’ont plus rien vu. Maintenant, je suis  dans le ciel et il n’y a plus de petits points noirs qui font beaucoup de bruit »

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                                  2 octobre 2016

 

Fabriqué, déjoué et instrumentalisé

Les trois mousquetaires de la lutte antiterroriste, le compatissant Hollande, le soldat Valls et le sentencieux Cazeneuve ont remercié leurs services d’avoir déjoué la tentative d’ « attentat » au butane de trois jeunes femmes. L’une de celles-ci âgée de 19 ans ( naturellement radicalisée et fichée S ) emprunte l’auto de son père, met cinq bonbonnes de gaz dans le coffre (sans aucun système de mise à feu) et place ostensiblement une bonbonne vide sur le siège avant, abandonne la voiture dans une ruelle  et allume les feux de détresse pour être sûr que le premier passant alerte la police. Comment peut-on faire plus pour que cette tentative digne des pieds nickelés soit déjouée ? Et pourtant, cela n’a pas interpellé la sphère médiatique qui a relayé les déclarations de la police sans le moindre filtre d’un élémentaire bon sens. Cet « attentat » que leurs « auteures » ont tout fait pour qu’il échoue est à l’évidence une manipulation des services de l’Etat. Le management de la terreur est la spécialité du gouvernent français et est le dernier joker d’un président aux abois dans les sondages. L’ultime façon de remonter dans l’opinion publique (et cela marche) est d’entretenir en permanence la menace terroriste pour précipiter la population dans la peur et l’amener à soutenir ceux qui clament leur détermination à la défense de la patrie. Comment les médias français  peuvent-ils être dupes et complices de ces fourberies?

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                           10 septembre 2016

Une incompréhensible et suspecte passivité

La presse nous a appris que le dernier numéro du magazine Dabiq est disponible sans problème sur internet . Les thèmes de cette revue de propagande de l’Etat Islamique sont l’apologie des attentats, l’appel au meurtre des mécréants , des photos de massacres, la condamnation des homosexuels et la description idyllique de la vie sous le califat . La possibilité d’accéder aussi facilement à cet agent de radicalisation est incompréhensible. Que font les services antiterroristes du monde entier pour bloquer la propagation de ce poison ? Alors qu’un imam prononçant le dixième des monstruosités de cette revue serait immédiatement arrêté, les services de sécurité du monde entier, de façon incompréhensible, laissent se propager cette haine sur le Net. Le blocage de ces sites aurait  dû être leur priorité depuis de nombreuses années. Ils préfèrent instaurer des lois liberticides à l’encontre de tous les citoyens pour ,paraît-il, combattre le terrorisme. Qu’ils commencent par Dabiq ! Leur suspecte passivité nous  interpelle. On peut se demander si ces sites ne les arrangent pas pour entretenir la peur et  pour faire passer, en les infiltrant, des revendications farfelues d’attentats perpétrés par des psychopathes. Cela s’appelle le management de la terreur. Ne l’oubliez pas lorsque vous voterez le 25 septembre sur la loi sur le renseignement. Cette peur entretenue et instrumentalisée est mauvaise conseillère.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                        1er septembre 2016

 

Attentat de Munich: un cas d’école.

Si la science de la désinformation était enseignée, l’attentat de Munich serait un cas d’école. Juste après la tuerie, les chaînes dites d’informations martèllent la version de l’attentat  islamiste perpétré par trois djihadistes. Immédiatement, les présidents Obama et Hollande dénonce cette barbarie et  envoie à Angela Merkel un message de soutien. Mais, patatra ! Le lendemain, la police allemande révèle que l’auteur est un seul individu radicalisé non pas par un imam mais par les discours islamophobes de Breivik. Celui-ci avait massacré, il y a cinq ans, septante-sept jeunes norvégiens au nom de la  défense de l’Occident chrétien contre « l’ invasion » islamiste. A l’époque, toute la presse avait aussi titré dans un premier temps que cette tuerie était d’origine islamiste ! Devant les évidences, ces falsifications grossières de la vérité n’ont pas tenu. Mais, depuis le 11 septembre 2001, combien de pseudo-attentats déjoués, combien d’attentats sous false flag, combien d’attentats infiltrés ont-ils été organisés et instrumentalisés ? Dans quelques années, si la liberté de penser n’a pas été supprimée, j’espère que nos petits-enfants prendront conscience que cette guerre des civilisations a été pensée et conçue par des stratèges et que les services secrets occidentaux ont entretenu le chaos  pour créer les conditions propices à l’émergence d’un nouvel ordre mondial.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                           26 juillet 2016

La France à la dérive

Le drame de Nice est un traumatisme qui met en évidence l’échec de la politique sécuritaire du gouvernement. L’état d’urgence, le fichage, les renseignements et les bombardements en Syrie ne sont que  duperies et  poudre aux yeux. Totalement inefficaces, ils font pourtant l’objet de surenchères de la part des guignols de la politique française qui s’écharpent pitoyablement sur ce drame pour servir leurs ambitions. Verra-t-on un jour un président français, s’affranchir de la pression politicienne et médiatique, bousculer le conformisme arrogant de l’ »élite » et briser les clivages de la société française ?

Un homme qui ose dire la vérité. Que l’état d’urgence, dirigé exclusivement contre la population musulmane, est inefficace et délétère. Que les attentats sont perpétrés par des délinquants déstructurés, d’électrons libres de la non-intégration  et de suicidaires qui se transcendent dans le martyre et l’horreur. Que les radicalisations « express »  sont une invention et une supercherie des services  pour camoufler les causes du désastre sociétal français. Que les interventions françaises en Lybie, au Mali et en Syrie sont incohérentes et illégitimes. Qu’elles  tuent dans l’indifférence des milliers de civils et donnent le prétexte à des représailles. Que le tout-sécuritaire prôné par Israël est une voie sans issue qui n’engendre que la haine. Que nos valeurs ne sont pas universelles et qu’elles ne doivent pas être imposées par la force. Que le « Vivre ensemble » ne peut exister que dans le respect de la diversité.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                                    21 juillet 2016

Terreur sur Genève: discrète libération.

Le 10 décembre 2015, Genève était tétanisée par une menace terroriste. Une photo floutée de quatre inconnus ( qui le sont restés) avait été envoyée par des services secrets américains pour informer les autorités suisses de l’imminence d’un attentat. Un état d’urgence avait été immédiatement instauré et tous les musulmans étaient devenus des terroristes potentiels. Dans ce climat de peur, deux Syriens avaient été arrêtés et détenus pendant quarante-cinq jours. Leur voiture, immobilisée sur la route de Thonon à la suite d’une crevaison, avait attiré l’attention de la police qui avait déclaré avoir trouvé des « traces » d’explosifs. Toutes les chaînes de télévision avaient alors fait leurs titres avec « Menace terroriste à Genève, deux arrestations « . Aujourd’hui, comme le dahu, personne n’a vu les quatre terroristes de la photo ni les explosifs des deux Syriens. Leur libération a donc eu lieu, dans la plus grande discrétion, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Existe-t-il encore des personnes qui doutent de la manipulation planétaire du management de la terreur ? Pour ceux qui doutent encore, réveillez-vous ! Demain, il sera trop tard. Le nouvel ordre mondial nous aura privés de toutes nos libertés au prétexte de nous protéger.
Daniel Fortis
1231 Conches

Les formes diverses des complots

Devant la persistance du doute des citoyens, les médias multiplient les émissions sur les théories du complot pour les diaboliser. De façon incompréhensible, aucun dissident n’est invité au prétexte que leurs thèses sont dangereuses pour l’ordre publique ! Les journalistes se prêtent à un simulacre de recherche de vérité et, avec un amalgame de théories saugrenues, ils ironisent, décrédibilisent et condamnent toutes les théories sans aucune analyse. Le vrai journalisme n’a pas peur de donner la parole aux contestataires et leur permet d’expliquer les formes diverses que peuvent prendre les complots. La scénarisation des événements, l’infiltration de groupes, le truquage des enquêtes et des expertises, le matraquage médiatique et l’ instrumentalisation politique peuvent en être les composants. Les complots de l’administration américaine avec le mensonge des armes de destruction massive irakiennes et celui du massacre des nouveaux-nés koweitiens en 1990 en sont des exemples. Mais les complots peuvent aussi comporter que partiellement ces composants. Les attentats déjoués résultent la plupart du temps d’un complot consistant à infiltrer un réseau, suggérer et faciliter l’organisation de l’attentat et arrêter les terroristes. Ils peuvent être aussi minimalistes en laissant se réaliser des événements pour ensuite les instrumentaliser ( Pearl-Habour et le 11 septembre). La complexité, la sophistication et la subtilité de ces scénarios issus des services secrets sont ignorées pour ne laisser la place qu’à la diabolisation de tous ces « dangereux » complotistes qui osent contester la pensée unique.
Daniel Fortis
1231 Conches

Les dérives de l’état d’urgence

Le 7 janvier, Tarek Belgacem a été abattu à bout portant par deux policiers devant le commissariat de la Goutte-d’or à Paris. La police a livré sa version : un individu brandissant un couteau de boucher a agressé deux policiers en hurlant « Allah Akbar ». Cette version est cependant en complète contradiction avec trois témoignages précis de riverains qui n’ont pas vu d’armes et qui n’ont pas relevé d’agressivité ni de cris. Les médias ont rapidement marginalisé ces témoignages et ont matraqué la version de la légitime défense en diffusant la photo du corps du « terroriste » avec, en incrustation dans l’angle, l’image floutée d’un couteau. L’alignement des médias à la version de la police s’aggrave quand la plainte pour homicide déposée par le père de la victime est passée sous silence. L’évidente et dramatique perte de sang-froid des policiers est la conséquence délétère de l’état d’urgence qui vise les Musulmans et qui exonère les forces de l’ordre de proportionner leurs actions aux circonstances. La justice française aura-t-elle le courage de dénoncer ces dérives sécuritaires et de condamner la falsification des faits ?

Daniel Fortis
1231 Conches