Archives de catégorie : societe

Indignez-vous

INDIGNEZ-VOUS

  

Stéphane HESSEL, l’auteur du livre « Indignez-vous » qui connaît un fulgurant succès, s’est vu interdit de conférence par une ministre-potiche du gouvernement de M. SARKOZY, au pitoyable prétexte de ne pas pouvoir assurer sa sécurité. Auparavant, le CRIF et deux intellectuels « d’opérette » Bernard-Henry LEVY et Alain FINKELKRAUT ont fait pression pour que Stéphane HESSEL , jeune homme de 93 ans, ne puisse pas exprimer son indignation vis-à-vis de la politique répressive israélienne, de l’extrême richesse d’une minorité arrogante, de l’extrême pauvreté d’une majorité et du cynisme des marchés financiers qui font actuellement « joujou » en bourse avec des produits alimentaires vitaux pour les plus défavorisés. En France, on muselle Stéphane HESSEL. A Genève, on accueille prochainement le grand criminel de guerre, G.W BUSH. Indignez-vous

Un naufrage salutaire

Un naufrage salutaire

  

  

L’équipe de France de football a logiquement implosé. Le trou noir créé risque d’engloutir l’institution quasi-religieuse de ce sport qui n’est fondé que sur des valeurs vénales défendues par des fédérations corrompues. Devant ce naufrage, il est trop facile de pointer du doigt des joueurs « bronzés » mal éduqués, arrogants qui n’ont aucun sens des valeurs. Ceux-ci sont le pur produit du système. Depuis leur repérage sur un terrain poussiéreux d’une banlieue africaine ou française jusqu’à la Ferrari rouge et aux call-girls, toute la filière est impliquée. Des rabatteurs ont exploité les talents de ces jeunes au nom de l’immigration choisie. Des agents ont gagné des millions dans des transferts douteux avec des paiements par « petite » valise. Les dirigeants de fédération ont « négocié » des contrats faramineux avec des sponsors et des télévisions. Les grandes marques se sont payées la « bobine » de ces dieux de pacotille dans leurs publicités. Comment peut-on rester serein dans un environnement aussi délétère ? Ces joueurs façonnés et manipulés par l’argent sont plus des victimes que des coupables. Leurs propos arrogants et affligeants ne sont que le reflet de leur primarité et de leur confusion devant un monde qui les dépasse. M. SARKOZY, auteur du fameux « casse-toi, pauvre con » a eu l’outrecuidance de les trouver inadmissibles ! Le naufrage de l’équipe de France doit servir de révélateur de la décadence et des dérives du « Sport-fric».

 

 

La pantalonnade de Copenhague

La pantalonnade de Copenhague

  

Au grand soulagement des lobbys du pétrole, de l’industrie, des armes et de la finance, la conférence de Copenhague n’a accouché que de vagues et pitoyables promesses. Ces lobbys qui noyautent et régentent toute la planète ont gagné. Ils sont parvenus avec des pressions et du chantage à « retourner » le président OBAMA. Confortés par des négationnistes comme Claude Allègre, ces intégristes du libéralisme ne supportent pas que la moindre contrainte puisse entraver leur grand Monopoly. Obnubilés par la croissance, la consommation et surtout, le profit, ils ne peuvent et ne veulent pas imaginer un monde différent. Leur autisme et leur cynisme nous exposent à des risques de catastrophes planétaires. A l’image de la conférence de Munich en 1938 où la politique de l’autruche et la lâcheté avaient conduit à la catastrophe, la conférence de Copenhague, pour les mêmes raisons, est une pantalonnade où ont prévalu l’égoïsme, la cupidité et l’irresponsabilité.

L éviction de GORBATCHEV

L’éviction de GORBATCHEV.

 

  

L’Europe a fêté avec magnificence la chute du mur de Berlin. Sur l’avant-scène, l’omniprésent SARKOZY (qui, se levant le 9 novembre 1989 fut le seul à anticiper cet événement historique !) paradait. En arrière-plan, sur un « strapontin », Mikhaïl GORBATCHEV écoutait ceux qui lui volaient le mérite de cette libéralisation. Son action admirable pour desserrer, sans effusion de sang, l’étau du totalitarisme communiste n’a jamais été reconnu. Pire, dans les deux ans qui ont suivi la chute du mur, tous les pays occidentaux et le Fond monétaire international ont tout fait pour écarter GORBATCHEV du pouvoir. Le capitalisme triomphant voulait le démantèlement de l’URSS et la privatisation des entreprises russes. Pour parvenir à leurs fins, les Occidentaux ont préféré une marionnette avinée, Boris ELTSINE. Celui-ci, aveuglé par le mirage de la société de consommation, a démantelé son pays, ses valeurs sociales et bradé à ses petits copains les fleurons de l’industrie russe avec la bénédiction des milieux financiers occidentaux. Le rendez-vous avec l’Histoire a été manqué en imposant du jour au lendemain, un nouveau totalitarisme, celui du capitalisme.

 

 

Brillants avocats pour piètre cause

Brillants avocats pour piètre cause

  

 

Des ténors du barreau genevois se sont manifestés contre l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Leur croisade va jusqu’à prêcher l’incivilité en refusant de se soumettre. Alors que la plupart des fumeurs et non-fumeurs adhèrent à cette interdiction, ces irréductibles brandissent l’étendard de la LIBERTE. Leur indignation et leur combat d’arrière-garde est ridicule. Ils devraient mettre leur talent au profit de cause plus noble. Ils préfèrent défendre le droit de fumer. Ils sont sûrs de susciter une mini-polémique racoleuse et stérile. Les médias leur offriront des pages entières avec leur photo. Cela leur permettra d’entretenir leur égo dejà surdimensionné

L’arrière-gauche de la Trinité et Tobago

L’arrière-gauche de la Trinité et Tobago

« Carton rouge », le livre du journaliste anglais Andrew Jenning sur les magouilles financières de la FIFA et du CIO , s’est vu frappé d’interdiction en Suisse !!!. Devrait-on comprendre que notre pays, qui abrite ces organisations, veut occulter les commissions, les pots-de-vin et les tricheries qui gangrènent le sport-fric ?

La plupart des milieux journalistiques étaient pourtant« montés aux barricades »,au nom de la liberté d’expression, pour s’opposer à la censure des pitoyables caricatures de Mahomet. Pourquoi restent-ils silencieux devant cette scandaleuse censure ? Faudrait-il comprendre que le football ,devenu la nouvelle religion mondiale, est intouchable ? Les grands acteurs de l’économie mondiale l’ont bien compris et sponsorisent la grand- messe du foot. Ils ont compris l’intérêt de se rapprocher du « peuple » pour atténuer leur image de mondialistes voraces.

Le foot, c’est l’opium du peuple, c’est l’exutoire de la frustration sociale et c’est l’exacerbation d’un nationalisme primaire. Les empereurs romains avaient bien compris qu’il fallait offrir au peuple du pain et des jeux ( auxquels il faut ajouter aujourd’hui la bière et les filles de l’Est) pour qu’il se tienne tranquille. La paninimania s’est emparée de tous nos écoliers qui encombrent leurs neurones à retenir le nom de l’arrière-gauche de la Trinité et Tobago.

La télévision va orchestrer ce grand raout mondial. Tout le monde sera « scotché » devant son écran pour voir deux équipes favorites faire un match nul convenu d’avance pour éliminer un outsider. On finira par souhaiter que l’arrière-gauche de la Trinité et Tobago inscrive sur un coup de tête, à la dernière minute, le but qui qualifiera son équipe en finale du Mondial. Une finale « Suisse – Trinité et Tobago », quelle belle affiche ! Allez « Hop Suisse ».

 

Bénéfices indécents

Bénéfices indécents

14.029.000.000.- Fr. ( Quatorze milliard et vingt-neuf millions ) : Phénoménal bénéfice annuel à 11 chiffres pour l’Union de Banques Suisse. Les 29 millions paraissent dérisoires en rapport aux milliards qui deviennent les seules références de performance pour ces monstres économiques et financiers comme les banques, les compagnies pétrolières et les industries pharmaceutiques. Ils sont habitués à une spirale complètement délirante de leurs profits. Alors qu’une entreprise normale se bat pour dégager des bénéfices même modestes pour assurer la continuité et éventuellement des investissements, ces groupes monopolistes ne se satisfont même pas d’augmenter chaque année leurs bénéfices mais trouvent essentiel et naturel la progression du taux d’augmentation de leur bénéfice !!!

Ils justifient leur profit par des « soi-disantes » consolidations financières, des frais de prospections et la recherche sur des médicaments essentiellement rentables. Leurs produits sont devenus tellement essentiels pour tout le monde qu’ils peuvent imposer leurs prix cartellaires. La manne fiscale générée par ces profits asservit totalement tous les rouages de l’Etat qui est totalement sous l’influence de ces groupes à l’exemple du gouvernement américain aux ordres des pétroliers texans. Le produit de leur racket sur les consommateurs sert à financer le lobbying, la corruption politique et la manipulation médiatique. Selon le principe de physique « rien ne se crée, rien ne se perd ». Qui alimente ses pharaoniques et scandaleux profits ? Les magouilles boursières, les délits d’initiés, la fraude fiscale mais aussi Vous et moi, qui payons des marges usurières entre les taux des crédits et les taux d’épargne, vous et moi, qui payons, sans broncher, des augmentations totalement injustifiées du prix de l’essence ou des médicaments. Toutes les raisons données pour justifier ces bénéfices indécents ne servent qu’à cacher les raisons principales qui sont la dictature des marchés financiers et la voracité des actionnaires.

Montesquieu a établi le principe de la séparation des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs. Il aurait lieu d’y inclure aussi le pouvoir économique.

Impressions d’Inde

IMPRESSIONS D’INDE

KERALA 28.03.2005 au 15.04.2005

 

Pays de tous les superlatifs, de tous les contrastes et de toutes les contradictions. Rien n’est ici banal, insignifiant ou médiocre. La normalité de nos valeurs est ici complètement bouleversée. Comme dans une séance d’ayurveda, notre corps et notre tête sont massés, frottés, frappés sans ménagement entre bien-être et souffrance. On en ressort sonné mais serein.

La succession d’images, d’impressions où se mêlent bonheur de vivre et souffrance submerge notre conscience à tel point que le trop-plein se déverse dans notre inconscient. Des nuits agitées restituent dans des rêves délirants, cette surabondance de ressenti.

Malgré le foisonnement incohérent des images, les scènes de la vie quotidienne obéissent à une ordonnance où chaque personne et chaque chose a un sens. Des femmes cassent des cailloux pour l’encaissement des routes, des hommes cheminent le long des routes sans but apparent, toute sorte de véhicules poussifs et vétustes circulent dans un flux tortueux et bruyant mais laminaire, des enfants aux sourires radieux manifestent leurs exubérances, les femmes aux saris de couleurs flamboyantes cheminent avec une démarche princière à côté de mendiants dans une déchéance extrême et des vaches alanguies regardent placidement les agitations de la foule. La vie s’écoule simplement, sans agressivité et sans compétition. La circulation avec ses dépassements effectués dans des conditions apparemment périlleuses, deviennent une sorte de ballet accompagné par un concert de klaxon à la signification bien précise. Aucun agent de circulation, aucune priorité, aucune agressivité, aucun vroum-vroum d’excités macho, mais, l’attention, le respect de l’autre et une vitesse modérée pour réagir en toute circonstance.

 

Immense pays qui a su intégrer, assimiler et faire cohabiter toutes les cultures ( Aryenne, grecque, chrétienne, moghole, occidentale ) et toutes les religions. La tolérance et la sagesse ont permis cette cohabitation. Ainsi les chrétiens pour ne pas heurter les autres religions se déchaussent dans les églises, respectent la distinction des hommes et des femmes. L’appel à la prière du muezzin est discret. Et chacun respecte les fêtes de l’autre.

 

Cet admirable et fragile équilibre risque cependant d’être balayé et submergé par le tsunami de la modernité et du matérialisme occidental. Toutes les publicités sont réalisés avec des modèles indien « occidentalisés » et provocants. Le cinéma et la télévision indienne sont pollués par des émissions débiles inspirées par notre civilisation. La société traditionnelle indienne résistera-t-elle au mirage occidental ?

 

Ce pays souffle le « chaud et froid » sans transition. La sublime harmonie des Backwaters contraste avec l’extrême inhumanité des grandes villes. La pureté et l’exubérance des paysages du Kerala s’oppose à la laideur et à la pollution des mégalopoles. La richesse indécente de quelques-uns côtoie l’indigence révoltante des autres.

L’Inde repousse les extrêmes pour mieux nous faire comprendre la grandeur et la fragilité de notre condition humaine.

La terreur instrumentalisée

Depuis le 11 septembre 2001, le monde occidental est hanté par la peur du terrorisme. L’instrumentalisation de celle-ci a transformé nos démocraties. Le matraquage médiatique délirant de la menace terroriste nous a fait perdre tous nos repères et nous a rendu complaisant avec toutes les violations des principes démocratiques fondamentaux.

Cette nouvelle gouvernance planétaire basée sur une peur irraisonnée et disproportionnelle sert de grands lobbys qui entendent imposer par la force au reste du monde, un nouvel ordre mondial.

Les vendeurs d’armes ( qui normalement auraient du voir leurs commandes diminuer depuis la chute du mur de Berlin ) ont fait du terrorisme un fond de commerce. La finance internationale s’accommode parfaitement avec la lutte contre le terrorisme. Les groupes pétroliers vivent actuellement des périodes bénies. Les multinationales juste derrière les armées de la « liberté » investissent et occupent le terrain.

Ce nouvel impérialisme économique se sert du spectre d’Al Quaïda pour justifier sa mainmise sur la planète.

Cependant nous n’avons trouvé de cette organisation ni les chefs ( qui se sont enfuis à moto ), ni les bases ( qui se sont avérées des grottes rudimentaires dans la montagne de Tora Bora ), ni les circuits financiers ( qui n’étaient que des subventions à des écoles coraniques ), ni les chaînes de commandement ( recherchées sans succès dans le monde entier sauf en Arabie Saoudite ). Les médias entre les mains de puissants groupes financiers ou de marchands d’armes inondent leurs journaux d’articles et de reportages sur la menace terroriste en faisant systématiquement un amalgame avec les actions de résistance à des occupations militaires illégitimes et sanglantes en Tchéchènie, en Palestine et en Irak. Mais, c’est vrai, la résistance au nouvel ordre mondial, C’EST DU TERRORISME.

Succès titanesque

Tous les médias ont relaté l’exploit historique de l’atterrissage de Huygens sur Titan, le satellite de Jupiter. La jubilation des scientifiques devant leurs écrans nous a fait oublier, un moment, les malheurs de notre planète. La perspective de comprendre l’évolution de notre planète il y a trois milliards d’années a suscité des propos dithyrambiques sur l’avancée de nos connaissances. Un amalgame de spectaculaires animations virtuelles suivies de clichés ternes ( agrémentés d’une bande sonore !!! ) provoque l’extase de ces scientifiques fonctionnarisés qui pourront justifier et reconduire les énormes budgets qu’on leur octroie. Ils pourront aussi préparer de nouvelles missions dont le succès est curieusement et systématiquement assuré – s’ils ne confondent pas les mètres et les yards dans leur calcul.

Dans un monde, où les gouvernements sont incapables de mettre en place un réseau d’alerte rudimentaire pour avertir dans un délai de quelques heures la venue d’un tsunami, on fait joujou avec des engins sophistiqués afin de combler un vide quasi métaphysique. A l’heure où tous les voyants sont au rouge concernant la dégradation de notre environnement et où l’urgence d’une réaction mondialisée n’est pas de trois milliards d’années mais de quelques décennies, certains pays comme les Etats-Unis refusent de signer les accords de Kyoto. Les puissances occidentales préfèrent consacrer des milliards à la recherche spatiale pour asseoir leur suprématie et leur puissance.

Même si cette recherche peut être porteuse d’espoir, les retombées restent aléatoires et lointaines par rapport à l’urgence de la situation.

Que dirons-nous à nos enfants et petits-enfants lorsqu’ils nous demanderont « Qu’avez-vous fait au début du siècle pour sauvegarder la planète ? ».

« Nous explorions le système solaire… »