Archives de catégorie : international

Israël, une attitude incompréhensible

L’ensemble de la communauté internationale a accueilli avec espoir l’élection du président iranien réformateur Hassan Rohani.

L’Iran, considéré jusqu’alors comme l’axe du Mal, s’est ouvert au monde avec les déclarations encourageantes de son nouveau président : engagement à renoncer au nucléaire militaire, reconnaissance de l’Etat d’Israël et de la Shoah, libéralisation de la vie politique, assouplissement du statut de la femme et volonté de dialogue.

Tous les pays se sont réjouis de cette évolution, sauf Israël, qui s’en est offusqué en dénonçant une manipulation perfide et en menaçant de frappe ce pays. Le gouvernement israélien ne veut laisser aucune chance au retour de l’Iran dans les nations fréquentables. Il s’emploie à saborder, par principe, tout accord en prétextant la mauvaise foi des dirigeants iraniens.

Nous comprenons que des doutes puissent subsister sur la sincérité des intentions. Mais, pourquoi ne pas tenter une négociation sans rien « lâcher » sur les principes ?

La menace iranienne et celle de ses voisins permettent à l’Etat isräélien de justifier sa politique expansive et militariste avec la détention d’un arsenal nucléaire échappant à tout contrôle.
Une détente des relations l’obligerait logiquement une révision de sa politique. Les Israéliens ne sont pas prêts à s’y résoudre et leur obsession sécuritaire finira par agacer leurs plus fidèles alliés.

 

La leçon n’a pas été retenue

L’armada occidentale se positionne au large des côtes syriennes. Sans risque de perte humaine, elle prépare des frappes dites chirurgicales. Combien de « dommages collatéraux » à la suite des bombardements et de l’embrasement de la région ?

La question est secondaire pour les trois chefs d’Etat dont le plus belliqueux est le président français. Il n’a pas retenu la belle leçon de son prédécesseur Jacques CHIRAC qui avait refusé de s’engager dans le bourbier irakien et qui n’avait été abusé par les fioles chimiques brandies par Colin Powell à l’ONU en 2003.

En ignorant l’ONU, la complexité de la Syrie, les intentions d’une opposition disparate et dangereuse et, surtout, en ignorant les conclusions des enquêteurs sur la provenance des tirs, l’Occident va punir le coupable. Mais quel coupable ? Les déclarations de Mme Carla del Ponte dénonçant les rebelles sont plus crédibles que les allégations sans preuve des Occidentaux.

La conférence de Genève, dernière occasion d’éviter la guerre, a été sabordée unilatéralement par l’opposition et dédaignée par les dirigeants occidentaux. Ceux-ci n’ont rien fait pour sauver la paix. Ils porteront la responsabilité de la déstabilisation de la région, de l’aggravation des haines inter-religieuses et d’une nouvelle humiliation du monde arabe confronté au chaos en Egypte, Syrie et en Irak. Des journalistes encadrés et inféodés aux militaires célébreront le rôle pacificateur de l’Occident. La leçon n’aura pas été retenue.

OBAMA, la déception.

Le président américain ne se rendra pas à la conférence du G20 à Moscou.

Fâché, il ne supporte pas que les Russes aient donné l’asile à SNOWDEN qui a osé révéler les pratiques de la NSA.

Attitude infantile et décevante d’un président dans lequel la communauté internationale avait mis tant d’espoirs. Que de déceptions après son élection de 2008 et ses engagements courageux. Malheureusement, l’exercice du pouvoir a érodé sa vision d’un autre monde et il a cédé aux puissants lobby qui phagocytent les Etats- Unis.

Reculade sur la fermeture de Guantanamo. Reculade sur la réglementation du secteur financier. Reculade sur ses engagements concernant l’environnement. Reculade sur le gel des colonisations israéliennes. Restriction des libertés individuelles au prétexte de la lutte antiterroriste. Errance de sa politique au Moyen-Orient et en Afrique.

A cette triste liste, il convient d’ajouter le refus arrogant et boudeur de participer à cette conférence.

L’urgence de la situation en Syrie et en Egypte ne méritait-elle pas une autre attitude du président américain ?

Il y a 10 ans

Il était une fois le G8.

Il y a dix ans, Genève se barricadait. La police et l’armée déployaient un dispositif impressionant. Les autoroutes, les douanes, le lac étaient interdits au prétexte de juguler la venue de casseurs fichés et instrumentalisés par « on ne sait pas qui ».

Tous les signes extérieurs de richesse étaient occultés par des panneaux jaune. Les établissements bancaires donnaient congé à leurs employés. Les bourgeois désertaient la ville et se réfugiaient dans leurs résidences secondaires. Des hélicoptères tournoyaient nuit et jour sur la ville. L’état de guerre était déclaré à tous ceux qui contestaient le nouvel ordre mondial, sauf les casseurs qui sont venus et repartis tout aussi mystérieusement sans que la police ne réagisse.

Pendant ce temps, la ville d’Evian, transformée en forteresse, accueillait les « grands » de ce monde pour une garden-partie avec petits fours, poignées de main médiatiques, sourires forcés, banalités et promesses hypocrites. Pour cette pantalonnade, des sommes vertigineuses avaient été dépensées. Après sa « victoire » irakienne, le président BUSH « honorait » d’une visite-éclair cette parodie de gouvernance mondiale.

A Genève, le temps s’était arrêté dans l’attente du cataclysme annoncé. Les Genevois se réunissaient dans une sorte de communion grave. Une atmosphère surréaliste planait sur la ville . Les drapeaux de la Paix flottaient sur le pont du Mont-Blanc pour prôner la vision d’un autre monde et un soleil radieux réchauffait les coeurs.

 

Syrie : Les quasi-preuves

Deux journalistes du Monde ont déclaré avoir les quasi-preuves de l’utilisation d’arme chimique par le régime syrien.

L’histoire se répète.

Il y a dix ans, Colin Powell, le secrétaire d’Etat américain brandissait à l’ONU une fiole sensée contenir un produit chimique faisant partie de la panoplie des armes de destruction massive de Saddam Hussein.

Ce grossier mensonge a permis d’envahir l’Irak pour faire main basse sur son pétrole. Aujourd’hui, la machine à manipuler les opinions et le lavage de cerveaux fonctionnent à plein régime dans les médias occidentaux pour diaboliser le régime syrien et soutenir une opposition dont les dirigeants-fantoches sont des amateurs incapables de contenir la poussée islamiste.

Cette politique attise la guerre civile , déstabilise la région et contribue à saborder la conférence de Genève. Pour justifier leur position, les pays européens en sont réduits à bricoler des quasi-preuves qui ne sont que des quasi-mensonges.

Mali : la guerre « démocratique » de la France

Mali : la guerre « démocratique » de la France

Chahuté en France, le président français Hollande se fait une stature de chef militaire avec sa croisade contre le terrorisme au Mali. Il fait l’unanimité en prétendant que le territoire français est menacé, paraît-il, par un millier de gangsters pseudo- islamistes depuis le Mali ! Quelle belle occasion de sortir les avions Rafale pour de belles photos publicitaires et de montrer, avec une propagande bien orchestrée, l’armée française au secours des 16 millions de Maliens. Une question néanmoins se pose : comment le gouvernement malien issu d’un putsch militaire le 22 mars 2012 avec le soutien de la France est-il incapable de résister à quelques individus malsains qui se revendiquent faussement de l’islam ? La réalité est peut-être différente. Le soutien populaire et celui des Touaregs manquent à un gouvernement malien, inféodé aux intérêts français, pour fédérer une cohésion nationale . Il parait évident que l’exploitation des mines d’uranium du Mali, essentielle pour la filière nucléaire francaise, est la principale raison de cette intervention. Cela ressemble à une ingérence néo-coloniale qui ne dit pas son nom

Palestine : la reconnaissance

Palestine : la reconnaissance .

Un quotidien genevois a publié sur une demi- page la propagande sioniste de l’association SUISSE-ISRAEL. Elle dénonce la reconnaissance de la Palestine par notre Conseil Fédéral au motif qu’elle est une récompense de la terreur du Hamas ! Cela relève d’un amalgame dont personne n’est dupe. Les 138 pays qui ont reconnu la Palestine seraient-ils donc tous des suppôts du terrorisme ? Quelle infamie !. Seuls huit pays ont refusé cette reconnaissance. Avec Isräel et les deux pays inféodés aux lobby sionistes, les Etats-Unis et le Canada, nous trouvons la Tchéquie, le Panama, le Palau, le Nauru et les îles Marshall. Le refus d’Israël de reconnaître la Palestine est la démonstration de sa crainte de voir les tribunaux internationaux juger sa politique d’expansion, d’oppression et d’humiliation. Cette politique est axée sur l’annihilation identitaire de la Palestine et, à terme, sur son anéantissement par l’embargo,la fragmentation territoriale et sa lente asphyxie.
Elle est aussi d’une arrogance intolérable quand, en représailles à cette reconnaissance, elle autorise la construction de 3000 logements en territoires occupés et gèle le versement des taxes. Comment la communauté mondiale peut-elle tolérer ce camouflet sans se poser la question : Israël est-il encore digne de faire partie de l’ONU ?

L’humiliation engendre la haine

L’humiliation engendre la haine

Le film et les caricatures anti-islam ont déclenché dans le monde arabe un déchaînement anti-occidental.
Comment peut-il en être autrement lorsque, d’un côté, les photos de la poitrine dénudée de Kate sont immédiatement censurées et, de l’autre, les dessins de Mahomet nu et sodomisé par un trépied de caméra se voient autorisés au nom de la liberté d’expression !
Qu’elle aurait été la réaction de l’église et des juifs si le pape ou un rabbin avait été l’objet d’un tel outrage?
La communauté musulmane française a démontré sa maturité et sa retenue face à cette humiliation. Celle-ci s’ajoute à toutes celles subies par les Arabes depuis la chute de l’empire ottoman.
Protectorats, découpages territoriaux, répressions des nationalismes, corruption des dirigeants inféodés à l’Occident, étouffement de toutes émergences de régime progressiste, implantation de l’Etat d’Israël, colonisations, annexions, expulsions, appropriation du pétrole par l’intermédiaire de pays arabes corrompus par l’argent, et, enfin, mensonges pour justifier les guerres d’Irak et d’Afghanistan.
Depuis plus d’un siècle, le monde musulman n’a pas cessé d’être meurtri par des humiliations et des défaites que l’Occident lui a fait subir. Le repli identitaire à travers la religion et la culture reste le seul motif de fierté et de dignité. L’Occident doit le comprendre et réorienter ses choix politiques : se retirer de l’Afghanistan et de l’Irak, cesser d’apporter un soutien indéfectible et aveugle à Israël, arrêter de se prendre pour le gendarme du monde, forcer les richissimes pays arabes à partager avec leurs voisins démunis et sanctionner l’islamophobie envahissante. C’est à ces seules conditions que l’on pourra arrêter la spirale infernale de l’intolérance.
Daniel FORTIS- Conches

Guantanamo : une parodie de justice

Guantanamo : une parodie de justice

Le procès du siècle vient de débuter à Guantanamo. Le soi-disant « cerveau » des attentats du 11 septembre 2001 et ses quatre complices ont été mis en accusation. Cheikh Mohammed a été arrêté en 2003. Torturé pendant 4 ans, il a avoué pas moins de 31 attentats.
Ce procès grotesque tente de trouver un épilogue à ces événements dramatiques. Retransmis sur écran avec un différé de 40 secondes (le temps de censurer des révélations dérangeantes), ce procès « fabriqué » tente d’accréditer la version officielle de l’enquête de 2004 dont les conclusions sont invraisemblables pour toutes personnes de bon sens. Comment peut-on croire un seul instant que la vérité sorte de ce « tribunal »? Comment les citoyens américains peuvent-ils cautionner cette pantalonnade qui bafoue les règles de la justice ?

Des zones d’ombre à Toulouse

Des zones d’ombre à Toulouse.

Après la « liquidation » d’une balle dans la tête du présumé terroriste par les forces du RAID, M. GUEANT, ministre de l’Intérieur, leur a adressé un chaleureux message. Il avait pourtant répété hypocritement son souhait de l’arrêter. Les médias qui ne relaient que les communiqués officiels ont occulté les questions légitimes sur l’incapacité de spécialistes du RAID à neutraliser un individu isolé. Les louanges du ministre adressées à tous les services de sécurité sont incompréhensibles devant l’échec flagrant de ceux-ci dans le renseignement et le fichage du suspect et dans leur incapacité à l’arrêter. La « liquidation » du criminel prive tout le monde des explications essentielles, sur les réseaux de propagande, d’endoctrinement et la déviance criminelle. Les nombreux témoignages de son avocat, de ses proches, des voisins et de ses amis sont en contradiction avec le profil islamiste du délinquant.
Cependant, seule la menace terroriste l’AL- QAIDA est retenue en écartant toute étude comportementale et individuelle du meurtrier. Cette menace et l’islamophobie engendrée serviront certains candidats à la présidence. Un excellent film diffusé en janvier 2012 sur Antenne 2 « Les hommes de l’ombre » décortique les manipulations insidieuses et mensongères des faits et la récupération politique d’un évènement tragique dans une campagne présidentielle.
A voir absolument avant l’élection du 22 avril 2012