Archives de catégorie : suisse

Jersey, île paradisiaque

Jersey, île paradisiaque

  

 

Autrefois, certains territoires servaient de refuges aux pirates, aux flibustiers, aux forbans et aux fraudeurs.

Ces territoires avaient pour nom : Jersey, Guernesey, Ile de Man, Gibraltar, Ile Vierge, Bermudes, Bahamas, Ile Caïman, Malte, Seychelles, Aujourd’hui, (quelle étonnante similitude ! ) ces mêmes îles servent de refuges aux pirates de la finance. Ceux-ci ont troqué leur bandeaux, foulards, cache-œil et tête-de-mort pour le costume-cravate.

Autrefois, les pirates étaient pourchassés par les rois ou les gouvernements de l’époque.

Aujourd’hui, nos démocraties collaborent avec leurs sucesseurs. En effet, le Conseil Fédéral n’a-t-il pas autorisé l’UBS à planquer le « cadeau » des contribuables suisses ( six milliards de francs) dans une filiale de l’île de Jersey ? 

 

L’armée en crise

L’armée en crise

Cinq soldats suisses sont décédés lors d’un « exercice » de rafting sur la rivière Kander. Pour forger un esprit de groupe (team building) un commandant de compagnie avait organisé dans la plus totale inconscience cette opération pour tromper le désœuvrement de ses troupes attachées à la sécurité de l’Euro 2008.

Après cette tragédie, ce n’est pas la démission « fusible » d’un haut gradé qui va occulter les questions essentielles.

A quoi sert notre armée ? Quels sont ses ennemis ?

A défaut d’adversaires identifiables et à l’instar de toutes les armées du monde, elle s’est inventée un nouveau diable, le TERRORISME. Cette « menace » permet de justifier son maintien et des budgets militaires importants. Son rôle devient celui d’une police d’Etat avec toutes les conséquences liberticides pour les citoyens.

Non seulement la Suisse n’a jamais subi d’attentat terroriste, mais le monde entier depuis le 11 septembre 2001 ( dont la version est de plus en plus contestée ) n’a subi qu’un nombre négligeable d’attentats qui n’ont touché que les pays engagés dans des conflits illégitimes. Dans un monde en changement, notre armée doit se remettre en cause et se réformer.

A la place de ces dramatiques séances de « team building », elle doit s’orienter vers des opérations fédératrices et formatrices de « peace building ». Elle pourrait renouer des liens avec la population avec des missions liées à des aménagements publics, à l’environnement, à l’écologie et à la formation . Celles-ci redonneraient de la crédibilité à cette armée à laquelle nous sommes attachés

La judicieuse programmation de la TSR

L’opportune programmation de la TSR

 

Le lundi 10 décembre, la TSR a programmé le film « GROUNDING » sur la débâcle de la compagnie « SWISSAIR ». Le même jour, M. OSPEL, le grand « stratège » financier, annonçait sans état d’âme que l’UBS, sous sa présidence, avait perdu (provisoirement) une quinzaine de milliards de francs dans l’effondrement prévisible du marché hypothécaire américain. Quelle coïncidence révélatrice ! Elle permet de mettre en parallèle l’incompétence et la rouerie du monde financier.

Le mardi 2 octobre 2001, alors que tous les avions de Swissair étaient cloués au sol,

M. OSPEL se déclarait injoignable pour M. CORTI, le patron de Swissair, qui le suppliait de sauver notre symbole national d’un ignominieux, humiliant et honteux naufrage en débloquant 150 millions de francs. Cette somme ne représentait que des « peanuts » par rapport à la somme cent fois plus grande que l’UBS, fascinée par les profits à court terme, vient de dilapider en une année.

Au même moment, ce 2 octobre 2001, dans les aéroports du monde entier, les chefs de cabine de notre compagnie demandaient aux passagers de descendre de l’avion après les avoir informés que la compagnie d’aviation de l’un des pays les plus riches du monde ne pouvait plus payer le kérosène de ses avions. Alignés à la sortie de l’avion, têtes baissées, mortifiés et larmoyants, les pilotes et les équipages ont vu défiler sous les railleries et les insultes les passagers interloqués par cette situation ubuesque. Avec l’effondrement de ce mythe identitaire, l’humiliation et la honte ont submergé tous les Suisses sauf, les milieux financiers concernés et leurs dirigeants dont le silence arrogant et le cynisme lors du procès de Bülach ont été écœurants. Une nouvelle réconfortante pour finir ; M. OSPEL n’aura pas de bonus cette année.

De la concurrence au dumping fiscal

De la concurrence au dumping fiscal

Les habitants de la commune de Saanen ont appris avec plaisir qu’ils allaient payer moins d’impôt grâce à la venue de M. Bertarelli. Ils pourront lui faire une grande fête de bienvenue au palace de Gstaad. Ils pourront acheter la dernière Porsche Cayenne plus puissante que l’ancienne qui ne correspondait pas à l’image traditionnelle de Porsche. Dans le canton de Vaud où M. Bertarelli garde sa résidence « secondaire », les recettes fiscales vont diminuer. Et, avec celles-ci, les subventions aux communes les plus défavorisées. Les taux d’imposition de celles-ci vont donc augmenter et la charge fiscale va peser encore plus sur des foyers dont les revenus sont faibles. On réduira la subvention pour les crèches et les écoles.

A quelques kilomètres, des Richissimes, qui ont vu leurs revenus et leurs fortunes exploser depuis le règne de la finance mondialisée, reçoivent des cadeaux fiscaux par ceux qui érigent en dogme la concurrence fiscale. Ils font preuve d’irresponsabilité devant la dérive d’une société de plus en plus inégalitaire où le mot solidarité n’a plus de sens.

L’hystérie militaire

L’hystérie militariste.

Les dépenses militaires mondiales ont atteint en 2005 un niveau record de 1118 milliards de dollars ( 1.400.000.000.000.- Francs suisses ) soit un million quatre cent mille millions dont la moitié revient à l’hyperpuissance américaine.

Dans un monde, où la perspective d’une guerre mondiale s’est éloignée depuis la chute du communisme, cette escalade militaire est incompréhensible et absurde. Et, ce n’est pas l’argument récurrent et obsessionnel de la guerre au terrorisme qui peut justifier une telle dérive sécuritaire. L’instrumentalisation du terrorisme permet la mise en place de structures de contrôle et de répression des peuples en leur donnant l’illusion de les défendre contre la nouvelle forme du diable, Al Quaïda. Le terrorisme a toujours existé et continuera d’exister car il est le fait d’une infime minorité d’exaltés. On peut même s’étonner que l’humiliation et l’asservissement du monde musulman n’engendrent pas plus de terrorisme. Depuis les attentats du 11 septembre 2001 ( dont on ne connaît pas les commanditaires et qui n’ont pas fait l’objet d inculpations sérieuses ) le nombre d’actes terroristes est insignifiant et résulte principalement de l’intervention et de l’occupation irresponsable et illégitime de l’Irak. Les innombrables et réguliers « coup de filet » dans les milieux islamistes dans tous les pays du monde servent à maintenir la pression sécuritaire. Cependant,la plupart des inculpations se dégonflent comme une baudruche et les « présumés-terroristes » sont discrètement remis en liberté (comme l’ « instigateur présumé » de l’attentat de Bali ) . Les résultats de la traque des réseaux financiers du terrorisme se sont révélés insignifiants. Ben Laden a été transformé en une marionnette que les médias ressortent régulièrement de sa boîte avec une vidéo bidonnée ou un message Internet « non identifié mais de source fiable » !!. Cet emblème du Mal Absolu sert d’épouvantail pour entretenir le délire sécuritaire.

La Suisse n’y échappe pas. M. Samuel Schmidt, conseiller fédéral en charge des affaires militaires, se sert du spectre du terrorisme pour justifier une augmentation des dépenses militaires. La « révélation » d’un projet d’attentat sur un avion israélien est tellement opportune qu’elle en devient peu crédible. Quand retrouverons- nous la mesure et le bon-sens pour nous libérer du carcan sécuritaire dans lequel le nouvel ordre mondial essaie de nous enfermer ?

Une pause-café à 3.500.- Fr.

Une pause-café à 3.500.- Fr.

La rémunération annuelle ( salaire ,primes ,options ) de M. Marcel OSPEL, président du conseil d’administration de l’UBS se monte à Fr. 31.000.000.-.Cela porte la pause-café de 15 minutes à Fr 3500.- , salaire mensuel d’un grand nombre de personnes. Propos démagogiques et racoleurs , peut-être , mais révélateurs d’une inadéquation avec n’importe quel critère logique et de bon-sens. Les diplômes, les compétences, l’intelligence, l’intuition ou les responsabilités ne peuvent pas justifier un tel salaire. Celui-ci est, dit-on, en relation avec les résultats de l’entreprise. Si tel est le cas, il faut expliquer pourquoi les dirigeants de Swissair se sont vus attribuer des parachutes dorés après le désastre de l’entreprise ? Et, pourquoi un prédécesseur de M. OSPEL a perçu, au début des années 90, des millions après une perte de plusieurs milliards due à des prêts délirants à des spéculateurs immobiliers ? La corrélation entre les résultats et les rémunérations n’est donc pas crédible. L’explication doit se trouver ailleurs. Les dirigeants de ces entreprises sont des interlocuteurs privilégiés et incontournables des grands décideurs de la planète ( hommes politiques, multinationales, grands financiers et médias ) et sont aussi des intermédiaires dans des affaires dont la couleur n’est pas toujours ultrablanche, tels que la fiscalité internationale, les délits d’initiés, les pots de vins, la corruption politique, les trafics d’armes et autres. Ces produits financiers « troubles » nécessitant beaucoup de doigté et de discrétion, celui qui les gère, acquiert auprès de ses employeurs un position dominante . Ses prétentions salariales seront à la hauteur de son degré d’influence et de ses implications dans ces dossiers sensibles . Dans ce cas-là, la fidélité et la discrétion n’ont pas de prix.

Bénéfices indécents

Bénéfices indécents

14.029.000.000.- Fr. ( Quatorze milliard et vingt-neuf millions ) : Phénoménal bénéfice annuel à 11 chiffres pour l’Union de Banques Suisse. Les 29 millions paraissent dérisoires en rapport aux milliards qui deviennent les seules références de performance pour ces monstres économiques et financiers comme les banques, les compagnies pétrolières et les industries pharmaceutiques. Ils sont habitués à une spirale complètement délirante de leurs profits. Alors qu’une entreprise normale se bat pour dégager des bénéfices même modestes pour assurer la continuité et éventuellement des investissements, ces groupes monopolistes ne se satisfont même pas d’augmenter chaque année leurs bénéfices mais trouvent essentiel et naturel la progression du taux d’augmentation de leur bénéfice !!!

Ils justifient leur profit par des « soi-disantes » consolidations financières, des frais de prospections et la recherche sur des médicaments essentiellement rentables. Leurs produits sont devenus tellement essentiels pour tout le monde qu’ils peuvent imposer leurs prix cartellaires. La manne fiscale générée par ces profits asservit totalement tous les rouages de l’Etat qui est totalement sous l’influence de ces groupes à l’exemple du gouvernement américain aux ordres des pétroliers texans. Le produit de leur racket sur les consommateurs sert à financer le lobbying, la corruption politique et la manipulation médiatique. Selon le principe de physique « rien ne se crée, rien ne se perd ». Qui alimente ses pharaoniques et scandaleux profits ? Les magouilles boursières, les délits d’initiés, la fraude fiscale mais aussi Vous et moi, qui payons des marges usurières entre les taux des crédits et les taux d’épargne, vous et moi, qui payons, sans broncher, des augmentations totalement injustifiées du prix de l’essence ou des médicaments. Toutes les raisons données pour justifier ces bénéfices indécents ne servent qu’à cacher les raisons principales qui sont la dictature des marchés financiers et la voracité des actionnaires.

Montesquieu a établi le principe de la séparation des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs. Il aurait lieu d’y inclure aussi le pouvoir économique.

Le réveil de « la Vieille Europe »

Le conseil fédéral, par la voix de M. Pascal COUCHEPIN, a déjugé l’initiative de Mme  CALMY-REY de proposer l’organisation d’une réunion de la dernière chance pour éviter la guerre programmée par les Etats-Unis.

Notre gouvernement n’a pas craint de rompre avec notre tradition de bons offices pour le dialogue et la paix. Il a eu peur d’indisposer les « maîtres du monde » qui ont déjà renoncé à toutes solutions qui les priveraient de leur guerre.

Comme la plupart des gouvernements européens, il a lâchement abdiqué devant le diktat américain et rejoint la coalition mondialiste de l’axe du bien pour ne pas manquer d' »aller à la soupe » du pétrole irakien.

Cependant, malgré les déclarations des caniches – Blair-Aznar-Berlusconi, les peuples des différents pays européens ne sont pas dupes du matraquage, de la désinformation et des mensonges. Très majoritairement ils refusent cette parodie de justice et condamnent l’ignominie de cette « guerre » impérialiste. Devant les urnes, ils risquent de sanctionner tous les mondialistes de la finance, des armes et du pétrole.

La « vieille Europe » ironisée par RUMSFELD fera valoir la richesse de ses cultures, de son histoire, de son humanisme et aussi de ses différences. Elle trouvera une identité commune dans le refus du délire manichéen, militaire et matérialiste des Etats-Unis.

Le 15 février, journée mondiale contre la guerre, permet d’espérer une prise de conscience de nos dirigeants sur la nécessité de proposer une autre vision du monde.

La neutralité suisse mise à mal

Le 11 mars 2002, en commémoration des événements tragiques du 11 septembre, un drapeau rouge à croix blanche flottait parmi 169 drapeaux sur la pelouse de la Maison-Blanche à Washington.

Ce jour aurait du être un jour de compassion, de recueillement et de réflexion. Il a été, en fait, le prétexte à M. W. BUSH d’entretenir l’esprit belliqueux et haineux de la coalition antiterroriste et de demander la caution de toutes les nations à sa politique « Amerika Uber Alles » .

Au soir des votations sur l’adhésion à l’ONU nos conseillers nationaux tentaient, avec des propos lénifiants, de nous rassurer sur le respect de la neutralité suisse. Malheureusement, les faits donnent raison à ceux qui craignaient l’alignement servile de la Suisse au nouvel ordre mondial.

Droit d’ingérence et néocolonialisme

Lors des dernières votations, le peuple a accepté, à une courte majorité, que les soldats suisses soient armés lors de leur intervention sur sol étranger.

Cette votation « pour ou contre les soldats armés » a éludé totalement la question essentielle du droit d’ingérence.

De façon spécieuse, le conseil fédéral a présenté l’ingérence comme un droit acquis.

Mais, où trouve-t-on dans les lois ce droit d’ingérence ?

Quelle instance s’arroge le droit de décider d’intervenir ou de ne pas intervenir à l’étranger ?

Quel pays bénéficie de ce droit d’ingérence ? La Suisse pourrait-elle prendre l’initiative, conformément au droit d’ingérence, de s’interposer entre les Israéliens et les Palestiniens pour empêcher la répression d’un côté, le terrorisme de l’autre et faire respecter le gel de la colonisation des territoires palestiniens ?

Il est évident que les pays les plus puissants s’arrogent ce droit : Les Etats-Unis au Kosovo, la Russie en Tchéchénie et la Chine au Tibet. L’Europe, elle-même, ne dispose que d’un strapontin dans les instances de l’OTAN.

On peut s’attendre, dans ces conditions, à ce que nos soldats ne soient que les valets des Puissants et que notre neutralité soit bradée.

Les Etats-Unis se considèrent comme la référence suprême. Ils désignent les gentils et les méchants. Ils instituent des tribunaux à leur solde, détruisent et tuent au nom du Bien.

Le dernier scrutin a escamoté le véritable enjeu et a occulté l’allégeance faite à la grande « civilisation » occidentale qui a inventé cette nouvelle forme de colonisation.

L’alignement de la Suisse à la politique impérialiste de l’Occident nuira à son image de Terre de dialogue, de neutralité et de paix.