Archives de catégorie : geneve

Notre Salève massacré

Le 17 juillet, la commune de Veyrier était enveloppée d’un épais nuage de poussière consécutif au dynamitage des parois du Salève. Le téléphérique émergeait de ce nuage après avoir surplombé une zone cauchemardesque – la gravière du Salève.

Celle-ci représente ce que l’Homme peut produire de pire.

Une zone dévastée, un univers minéral sans arbre, sans animaux, massacrée à l’explosif avec en fond sonore le bruit sinistre des éboulements. Notre Salève, ainsi balafré, est visible depuis la côte vaudoise jusqu’au Fort l’Ecluse. Plus d’un demi-million d’habitants du bassin genevois assiste impuissant au grignotage de ce patrimoine commun. La commune et les entreprises bénéficiaires de la concession dont la collusion est évidente… se donnent bonne conscience en déversant des produits brunâtres sur les parois rocheuses mises à vif.

Comment peut-on rester silencieux face au cynisme, à la cupidité et à l’arrogance des responsables ?

Les arguments, tels que le maintien de l’activité et de l’emploi et les retombées financières, sont négligeables par rapport à l’importance de ces dégâts irréversibles et la dévastation du Salève.

Cette obstination à exploiter cette gravière est une provocation pour tous les Genevois et ne contribue pas à harmoniser nos relations transfrontalières. Nos amis savoyards devraient le comprendre !

Il y a 10 ans

Il était une fois le G8.

Il y a dix ans, Genève se barricadait. La police et l’armée déployaient un dispositif impressionant. Les autoroutes, les douanes, le lac étaient interdits au prétexte de juguler la venue de casseurs fichés et instrumentalisés par « on ne sait pas qui ».

Tous les signes extérieurs de richesse étaient occultés par des panneaux jaune. Les établissements bancaires donnaient congé à leurs employés. Les bourgeois désertaient la ville et se réfugiaient dans leurs résidences secondaires. Des hélicoptères tournoyaient nuit et jour sur la ville. L’état de guerre était déclaré à tous ceux qui contestaient le nouvel ordre mondial, sauf les casseurs qui sont venus et repartis tout aussi mystérieusement sans que la police ne réagisse.

Pendant ce temps, la ville d’Evian, transformée en forteresse, accueillait les « grands » de ce monde pour une garden-partie avec petits fours, poignées de main médiatiques, sourires forcés, banalités et promesses hypocrites. Pour cette pantalonnade, des sommes vertigineuses avaient été dépensées. Après sa « victoire » irakienne, le président BUSH « honorait » d’une visite-éclair cette parodie de gouvernance mondiale.

A Genève, le temps s’était arrêté dans l’attente du cataclysme annoncé. Les Genevois se réunissaient dans une sorte de communion grave. Une atmosphère surréaliste planait sur la ville . Les drapeaux de la Paix flottaient sur le pont du Mont-Blanc pour prôner la vision d’un autre monde et un soleil radieux réchauffait les coeurs.

 

S.O.S. Places publiques

S.O.S. Places publiques.

La presse s’est faite l’écho du sentiment de la population genevoise s’agissant de l’aménagement de nos places publiques par nos autorités, en particulier, Cornavin, Bel-Air, les Nations et la plaine de Plainpalais. Circulation chaotique, dangerosité, disfonctionnement, incohérence, défiguration, manque de visibilité et de repères sont les principaux commentaires. Comment en est-on arrivé là ? La volonté de bien faire de nos autorités n’est pas en cause. C’est plutôt celle de trop « bien faire » en déléguant leurs réalisation à une pléthore de commissions, de spécialistes, d’ingénieurs et de services imbus de leurs prérogatives. Ces lieux symboliques devraient traduire une détermination, une ambition et une vision urbanistique. A la place de ces qualités , la technicité, le respect de normes excessives, surabondantes et tatillonnes et le rigorisme des roîtelets des divers services techniques empêchent toute créativité. Ce phénomène s’amplifie par la dualité et la concurrence que se livrent les services du Canton et ceux de la Ville de Genève. Cette guéguerre ne débouche que sur une frilosité décisionnelle avec des choix bancals qui ne satisfont personne et aboutissent à de « petits » projets bâtards. Il serait profitable que nos élus ouvrent leurs yeux sur d’autres réalisations à l’étranger et prennent un peu de risques. Les projets urbanistiques doivent avoir des concepteurs visionnaires et pluridisciplinaires avec un pouvoir décisionnel accru pour maintenir une ligne directrice forte et emblématique permettant de fédérer l’ensemble de la population.

BCGE Le procès en cache un autre

BCGE : Le procès en cache un autre

 

  

Après d’innombrables péripéties, le procès de la banque cantonale a repris. La politique des anciens dirigeants, faite de dissimulations, arrangements et temporisations, avait pour but de gagner du temps pour attendre une meilleure conjoncture. Aujourd’hui, les conditions actuelles de l’immobilier leur auraient donné raison et les pertes auraient été effacées. Mais que s’est-il passé entre-temps ? L’Etat de Genève, cédant à la précipitation, a créé la Fondation de valorisation qui s’est empressée de vendre, de façon opaque, les actifs de la banque. Information déficiente, attribution sans enchère, délit d’initiés et clientélisme ont entaché ces ventes d’immeubles. Ne peut-on pas aussi intenté un procès à   cette   fondation qui a bradé, de cette façon, les immeubles de la banque dont les valeurs étaient manifestement sous-évaluée? Cet hypothétique procès amènerait un éclairage décalé et nuancé sur le procès en cours.

 

  

 

Poncet se prend pour Verges

Poncet se prend pour Vergès

  

Le point commun qui lie Me Vergès et Me Poncet est leur propension à vouloir attirer sur eux les feux des projecteurs avec des causes « indéfendables ».

La comparaison s’arrête là. La mégalomanie, l’outrance et la provocation de Me Poncet n’ont rien à voir avec l’intelligence, la sensibilité et le courage de Me Vergès. Celui-ci choisit de défendre des personnes emprisonnées dont les actes ont déjà été condamnés par l’opinion publique et l’Histoire. Me Poncet, quant à lui, préfère défendre Khadafi, un dictateur terroriste, tortionnaire et preneur d’otages, mais courtisé par Sarkozy, Berlusconi et Bush.

Le premier sert une justice universelle pour écrire l’histoire. Le deuxième se sert d’un ergotage procédurier pour attaquer les autorités suisses en évoquant le droit international alors que son client retient actuellement en otage deux ressortissants suisses. Comment un avocat peut-il plaider dans le contexte d’un chantage aussi odieux ?

Brillants avocats pour piètre cause

Brillants avocats pour piètre cause

  

 

Des ténors du barreau genevois se sont manifestés contre l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Leur croisade va jusqu’à prêcher l’incivilité en refusant de se soumettre. Alors que la plupart des fumeurs et non-fumeurs adhèrent à cette interdiction, ces irréductibles brandissent l’étendard de la LIBERTE. Leur indignation et leur combat d’arrière-garde est ridicule. Ils devraient mettre leur talent au profit de cause plus noble. Ils préfèrent défendre le droit de fumer. Ils sont sûrs de susciter une mini-polémique racoleuse et stérile. Les médias leur offriront des pages entières avec leur photo. Cela leur permettra d’entretenir leur égo dejà surdimensionné

Synagogue – suite

L’INCENDIE DE LA SYNAGOGUE – SUITE

Le juge d’instruction chargé de l’enquête sur l’incendie du 24 mai 2007 a déclaré que l’enquête était au point mort . Après cinq mois d’enquête : « pas d’indice », « aucun témoin », « analyse ADN sans résultat » et mode opératoire inconnu. Et, conclusion du juge, « il reste peu de chance de mettre la main sur le coupable » .

Comment nos élus et la communauté juive peuvent-ils se satisfaire de cette lamentable conclusion après l’émotion suscitée ? Au lendemain de l’incendie, en l’absence de tout indice, et avant tout enquête, des propos outranciers étaient prononcés et les coupables désignés : « acte antisémite, acte terroriste, Nuit de Crystal «

La communauté se réfugiait dans une victimisation injustifiée et nos élus cédaient à ce « terrorisme » en défilant en cortège repentant et larmoyant.

Il est essentiel que cette enquête aboutisse pour trouver les coupables mais aussi pour faire cesser notre culpabilisation.

Notre trublion cantonal se déchaîne

Notre trublion cantonal se déchaîne.

Maître Charles PONCET, notre trublion cantonal, a de nouveau sévi. Dans une lettre ouverte publiée dans l’Hebdo du 31 août 2006, il s’est, cette fois, défoulé sur Micheline Calmy-Rey. Il fustige notre conseillère fédérale pour avoir évoquer le caractère disproportionné de l’agression israélienne au Liban. Il n’a pas assez de mots pour la vilipender : réaction calamiteuse, gaffe monumentale, insigne gaucherie. Il l’accuse de ruiner l’image de la Suisse. De quelle image parle-t-il ? De celle d’une Suisse opportunément neutre pour préserver, en toutes circonstances, ses intérêts financiers ou de celle d’une Suisse garante des Conventions de Genève ?

Traitée de grenouille coassante, il l’accuse d’être inféodée à des intellectuels gauchistes, antisémites et au crâne ovoïde !!!

L’outrance de ces propos révèle chez son auteur soit une phobie anti-féministe et anti-socialiste soit un délire de son égo – lui aussi disproportionné.

Il se trouve bien seul dans sa condamnation. La commission du Conseil des Etats n’a rien eu à redire aux propos de la ministre et quatre Suisses sur cinq l’approuvent. Mis à part l’administration américaine et ses « caniches », tous les gouvernements ont réagi à la folie destructrice qui a saisi les dirigeants israéliens.

En regard à ses prises de positions antérieures, l’éloge de la frilosité et du « d’abord se taire » (« primum tacere » pour ses lecteurs érudits) est proprement sidérant de sa part. Il est vraiment à géométrie variable avec ses convictions et sa propension à agresser.

Il est dommage qu’il mette son érudition au service de diatribes dont l’outrance n’a d’égal que leur dérision.

Il était une fois le G8

Il y a un an, le centre de Genève se paraît de la couleur jaune.

Tous les signes extérieurs de richesse étaient occultés. Les belles voitures restaient au garage. Les vitrines des magasins de luxe se protégeaient derrière des panneaux. Les établissements bancaires donnaient congé à leurs employés. Les bourgeois désertaient la ville pour leurs résidences secondaires.

Les médias nous avaient paniqué. La police et l’armée avaient déployé un dispositif délirant. Les autoroutes, les douanes, le lac étaient interdits pour juguler la venue prévisible et inévitable de quelques 300 casseurs patentés, commandités par on ne sait qui. Des hélicoptères tournoyaient nuit et jour sur la ville pour contrôler et maîtriser la Genève d’en bas. L’état de guerre était déclaré à tous ceux qui contestaient le nouvel ordre mondial alors que les casseurs venus et repartis tout aussi mystérieusement sévissaient sans que la police ne réagisse.

A quelques dizaines de kilomètres, la ville d’Evian devenue une forteresse accueillait les « grands » de ce monde pour une garden-partie avec petits fours, poignée de main médiatique, sourires forcés, banalités, lieux communs et promesses hypocritiques. Pour cette pantalonnade des sommes vertigineuses avaient été dépensées. Le président BUSH « honorait » d’une visite-éclair cette parodie de gouvernance mondiale. Avec arrogance il savourait sa « victoire » irakienne. Il ne savait pas encore la tournure qu’allaient prendre les événements et persistait dans sa vision simpliste et débile : Les Bons et les Méchants, les Puissants et les faibles, les Riches et les pauvres, les Pollueurs et les pollués, les Manipulateurs et les manipulés.

A Genève, la population étrangement calme et résignée investissait tranquillement les places et les rues et s’exprimait sur les panneaux jaune. Les drapeaux de la Paix flottaient sur le pont du Mont-Blanc. Une atmosphère surréaliste planait sur Genève dans l’attente du cataclysme annoncé. Cette Genève fidèle à sa tradition prônait la paix, la tolérance et la vision d’un autre monde.

Les chiens aboient, la caravane passe

La conférence du G8 est enfin terminée. Cette parodie de gouvernance planétaire a montré toute sa vacuité. Le communiqué final est un délayage de banalités et de lieux communs affligeants. Ce show d’autosatisfaction est une insulte à la démocratie et les sommes dépensées pour cette pantalonnade sont scandaleuses. Entre les sourires figés, les poignées de mains ostensiblement médiatiques et l’hypocrisie des paroles, nous avons subi l’arrogance du maître du monde en escale à Evian savourant sa « victoire » irakienne et recueillant les marques de soumissions de ses vassaux. Ceux-ci n’ont pas ménagé leurs courbettes pour obtenir une part du gâteau. Ils ont du se renier et entériner le fait accompli de l’invasion de l’Irak et de l’appropriation de ses richesses.

 

Mais qu’importe, les marchés financiers indifférents à la contestation altermondialiste ont bien réagi à cette mascarade. Les chiens aboient, la caravane passe… Le fossé entre les riches et les pauvres s’agrandira au risque de voir s’y abîmer la caravane avec en fond sonore le hurlement moribond des chiens.