Notre Salève massacré

Le 17 juillet, la commune de Veyrier était enveloppée d’un épais nuage de poussière consécutif au dynamitage des parois du Salève. Le téléphérique émergeait de ce nuage après avoir surplombé une zone cauchemardesque – la gravière du Salève.

Celle-ci représente ce que l’Homme peut produire de pire.

Une zone dévastée, un univers minéral sans arbre, sans animaux, massacrée à l’explosif avec en fond sonore le bruit sinistre des éboulements. Notre Salève, ainsi balafré, est visible depuis la côte vaudoise jusqu’au Fort l’Ecluse. Plus d’un demi-million d’habitants du bassin genevois assiste impuissant au grignotage de ce patrimoine commun. La commune et les entreprises bénéficiaires de la concession dont la collusion est évidente… se donnent bonne conscience en déversant des produits brunâtres sur les parois rocheuses mises à vif.

Comment peut-on rester silencieux face au cynisme, à la cupidité et à l’arrogance des responsables ?

Les arguments, tels que le maintien de l’activité et de l’emploi et les retombées financières, sont négligeables par rapport à l’importance de ces dégâts irréversibles et la dévastation du Salève.

Cette obstination à exploiter cette gravière est une provocation pour tous les Genevois et ne contribue pas à harmoniser nos relations transfrontalières. Nos amis savoyards devraient le comprendre !

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