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Une parodie de justice

Une parodie de justice

Saddam Hussein a été pendu le 30 décembre à la sauvette par des bourreaux cagoulés. Son attitude digne et courageuse devant sa mort et ses responsabilités restera dans les mémoires.

Une parodie de justice l’a condamné à une mort programmée à l’issue d’un procès grotesque durant lequel ses trois avocats ont été assassinés. Un tribunal, aux ordres des occupants américains, a prononcé son verdict sur un seul chef d’accusation : L’exécution de 148 villageois en représailles à un attentat contre le convoi présidentiel.

Ce verdict devrait en appeler un semblable pour les soldats américains qui ont massacré 24 civils irakiens en représailles à une attaque. Seront-ils pendus ou recevront-ils un blâme?

Ce verdict élude toutes les questions liées à la compromission des puissances occidentales dans le soutien au régime et prive le peuple Irakien de la Vérité.

La vérité est que Saddam Hussein a été adulé par l’Occident lorsqu’il achetait des armes et combattait l’islamisme et, a été diabolisé lorsqu’il s’est intéressé au pétrole koweïtien. Il aura été broyé par l’histoire de l’Irak victime de l’avidité et la fourberie des puissances occidentales pour le contrôle du pétrole.

La guerre illégitime de W. BUSH est le dernier épisode qui a fait bien plus de victimes que les exactions du président irakien. Pourtant, aucun tribunal n’aura le courage de l’inculper.

Une lueur d’espoir

Une lueur d’espoir.

Il aura fallu six ans pour que le peuple américain se réveille et condamne, de justesse, la politique de l’administration BUSH. On aurait souhaité une sanction plus cinglante en relation avec les dégâts à l’échelle mondiale que ce gouvernement a fait. Cependant, il serait réducteur de rendre cette administration seule responsable. Elle n’a fait qu’obéir à des commanditaires qui sont les lobby financiers, pétroliers et de l’armement. La sanction devrait aussi retomber sur ces sociétés qui ont outrageusement profité de la situation dramatique engendrée par la politique de ces cow-boys primaires.

Durant cette période, la bourse a décollé, les banques ont enregistré des bénéfices indécents, les compagnies pétrolières ont dicté leur prix, les industries d’armement ont inondé la planète au prétexte du terrorisme et nos glaciers ont continué à fondre dans l’indifférence et l’irresponsabilité américaine. L’intelligence, la tolérance, la diversité, l’ouverture et l’humanité ont été remplacées par l’obscurantisme, l’intolérance, le manichéisme et la barbarie.

Cela a été rendu possible avec la complicité de la plupart des médias américains. Ils n’ont pas hésité à relayer les plus énormes mensonges, à entretenir l’hystérie antiterroriste pour justifier jusqu’à la légalisation de la torture et à exacerber un patriotisme primaire.

Les dernières élections ont permis de « redresser la barre ». Il convient maintenant d’identifier et de sanctionner ceux qui sont responsables de cette dérive et ceux qui en ont profité. Les institutions et, surtout, le peuple américain en sont capables.

L’ignominie banalisée

L’ignominie banalisée.

L’administration américaine a légalisé la torture dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le président BUSH détermine le degré de douleur à infliger lors des « interrogatoires ».Une gégène à 10 , 20 ou 50 Ampères ? Jean Moulin, torturé et assassiné par la Gestapo doit se retourner dans sa tombe.

L’ignominie de cette légalisation trouble peu la conscience des citoyens de la « soi-disant » Grande Démocratie Américaine. L’opinion publique est plus intéressée par la sexualité de Mark FOLEY, élu républicain de la Chambre des Représentants. Les Etats-Unis ont vraiment perdu toutes leurs valeurs. Et, personne ne réagit. Les Eglises, Amnesty International, la Croix-Rouge et les ONG humanitaires ont très peu manifesté leur réprobation. Quant à l’union européenne et la Suisse, elles se plient aux exigences américaines de fichage des passagers en direction des Etats-Unis et prennent le risque que ceux-ci soient « interrogés » à leur arrivée sur la base de ces renseignements et de simples présomptions. Pour eux, le rêve américain se transformera en cauchemar.

La terre ne tourne plus rond

Au Proche -Orient, Israël détruit le Liban avec le prétexte de libérer deux soldats. Son acolyte, les Etats-Unis, gendarme du monde autoproclamé, approuve cette avanie et cyniquement s’oppose à un cessez-le-feu. L’Etat Hébreu, conforté par son indéfectible comparse perd tout sens de la mesure, s’enferme dans ses certitudes et nargue la communauté internationale.

 

Au Moyen-Orient, la croisade anglo-saxonne qui devait apporter la paix et la stabilité de la région, a déclenché une effroyable guerre civile. Le procès de Saddam Hussein se transforme en une pantalonnade où ses avocats sont tirés comme des lapins. Pendant ce temps, la marionnette appelée « Premier Ministre irakien » se fait ovationner au Congrès américain pour qu’il oublie que, chez lui, ses déplacements ne se font que sous escorte militaire.

 

En sport, le pays de la magouille et de la tricherie remporte la coupe du monde de football. Le dernier vainqueur du Tour de France cycliste a en commun avec Lance Armstrong, sextuple vainqueur, qu’il est un bon américain croyant, ami de Georges Bush et qu’il se dope. Pendant ce temps, les riches deviennent plus riches, les pauvres plus pauvres, ce qui est le plus important.

 

Depuis que les Etats-Unis dirigent le monde, le fric a asservi toutes nos valeurs et tous ceux qui défendent d’autres valeurs sont des terroristes qu’il faut abattre.

 

Peuple américain, délivre-nous des irresponsables qui te gouvernent pour sauvegarder notre planète.

La légitimité du droit d’ingérence

 

Où le droit d’ingérence de la communauté internationale serait-il le plus légitime ? Au Moyen-Orient où l’affrontement israélo-palestinien dure depuis près de 59 ans sans qu’aucune instance internationale n’intervienne. Ce conflit gangrène toute la région, exacerbe les fanatismes et menace la stabilité mondiale. Le cycle violence – répression – humiliation accable dramatiquement les populations civiles. Alors, comment l’ONU, responsable de la création de l’Etat hébreu ne s’est-elle pas donnée les moyens d’imposer un règlement ?

Les Etats-Unis qui opposent systématiquement leur véto à toute résolution ou sanction contre Israel musèlent l’ONU et la communauté internationale.

Détruire le Liban au prétexte de libérer deux soldats est une avanie que seuls les Etats-Unis approuvent. Cette hyper-puissance, dont l’arrogance est proportionnelle à l’errance dramatique de sa politique étrangère, phagocyte toute velléité de résolutions. Le gouvernement israélien, conforté par son indéfectible et puissant allié, perd tout sens de la mesure, s’enferme dans ses certitudes, n’accepte plus aucune critique et ne voit le salut que dans l’option des armes.

Le Premier ministre israëlien, Yitzhak Rabin, avait compris que la paix ne passe pas par les armes. En 1995, un fanatique juif lui a fait payer sa courageuse quête de la paix.

Aujourd’hui, le droit d’ingérence devrait s’exercer pour imposer un cessez-le-feu et contraindre les deux parties à négocier un règlement inspiré par la démarche du « plan de Genève ».

L’hystérie militaire

L’hystérie militariste.

Les dépenses militaires mondiales ont atteint en 2005 un niveau record de 1118 milliards de dollars ( 1.400.000.000.000.- Francs suisses ) soit un million quatre cent mille millions dont la moitié revient à l’hyperpuissance américaine.

Dans un monde, où la perspective d’une guerre mondiale s’est éloignée depuis la chute du communisme, cette escalade militaire est incompréhensible et absurde. Et, ce n’est pas l’argument récurrent et obsessionnel de la guerre au terrorisme qui peut justifier une telle dérive sécuritaire. L’instrumentalisation du terrorisme permet la mise en place de structures de contrôle et de répression des peuples en leur donnant l’illusion de les défendre contre la nouvelle forme du diable, Al Quaïda. Le terrorisme a toujours existé et continuera d’exister car il est le fait d’une infime minorité d’exaltés. On peut même s’étonner que l’humiliation et l’asservissement du monde musulman n’engendrent pas plus de terrorisme. Depuis les attentats du 11 septembre 2001 ( dont on ne connaît pas les commanditaires et qui n’ont pas fait l’objet d inculpations sérieuses ) le nombre d’actes terroristes est insignifiant et résulte principalement de l’intervention et de l’occupation irresponsable et illégitime de l’Irak. Les innombrables et réguliers « coup de filet » dans les milieux islamistes dans tous les pays du monde servent à maintenir la pression sécuritaire. Cependant,la plupart des inculpations se dégonflent comme une baudruche et les « présumés-terroristes » sont discrètement remis en liberté (comme l’ « instigateur présumé » de l’attentat de Bali ) . Les résultats de la traque des réseaux financiers du terrorisme se sont révélés insignifiants. Ben Laden a été transformé en une marionnette que les médias ressortent régulièrement de sa boîte avec une vidéo bidonnée ou un message Internet « non identifié mais de source fiable » !!. Cet emblème du Mal Absolu sert d’épouvantail pour entretenir le délire sécuritaire.

La Suisse n’y échappe pas. M. Samuel Schmidt, conseiller fédéral en charge des affaires militaires, se sert du spectre du terrorisme pour justifier une augmentation des dépenses militaires. La « révélation » d’un projet d’attentat sur un avion israélien est tellement opportune qu’elle en devient peu crédible. Quand retrouverons- nous la mesure et le bon-sens pour nous libérer du carcan sécuritaire dans lequel le nouvel ordre mondial essaie de nous enfermer ?

C.P.E

C.P.E

Obnubilés par la « grandeur » de la France et de son influence dans le monde, les médias français ne savent plus porter un regard objectif sur eux-mêmes et ignorent dédaigneusement les expériences hors de l’Hexagone. Si ils avaient les capacités de sortir de leur introversion franco-française, ils s’apercevraient du spectacle affligeant et pathétique donné par la dernière crise du C.P.E.

Le lycéen à qui on prête une maturité politique exceptionnelle, descend dans la rue dans une allégresse post-pubertaire pour faire sa première manif. Les étudiants qui aspirent majoritairement une planque dans la fonction publique soignent leur ego en se prenant pour des tribuns révolutionnaires. Les chefs syndicalistes qui ne représentent pratiquement personne, se servent de la contestation pour parader devant les caméras de télévision. Le grand patronat qui préférait par principe une « juteuse » délocalisation au C.P.E se terre dans le silence et ne soutient pas le gouvernement. M. Sarkozy qui glisse des peaux de banane sous les pieds de M. de Villepin, ne pense qu’à la chute de son rival. Les présidentiables de la gauche-caviar, qui n’ont rien à proposer, descendent dans la rue pour raccrocher le wagon de la « révolution ».

L’absurde mise en scène par les médias de cette politique politicienne est lamentable et ne fait qu’attiser les conflits. Les micro-trottoirs tendancieux, les sondages-bidon, le choix des images-choc contribuent à manipuler l’opinion publique.

Les médias orchestrent depuis deux ans une campagne présidentielle obsessionnelle et perverse avec trahison, adhésion, reculade, ultimatum, invectives, petites phrases, sondage bidon sur la popularité des présidentiables. Ce spectacle malsain transforme les hommes politiques en marionnettes et ne débouche que sur des affrontements verbaux dont la grandiloquence est directement proportionnelle à leur stérilité.

Le tribunal de la Honte

Le tribunal de la Honte

Les explications pitoyables du Tribunal de la Haye sur la mort de M. Slobodan MILOSEVIC jettent un discrédit total sur cette arrogante « justice » d’inspiration anglo-saxonne. Suicide, crise cardiaque ou empoisonnement à choix. Une chose est sûre : la mort est due à « un arrêt cardiaque» dixit Carla del Ponte ( des fois qu’il serait mort d’une entorse à la cheville ). Une autre chose est sûre : le tribunal lui a refusé des soins. Cela s’appelle un assassinat passif. De toutes les façons, ce tribunal instrumentalisé et inféodé aux Etats-Unis l’avait déjà inéluctablement condamné et ses milles cinq cent fonctionnaires étaient en service commandé pour instruire uniquement à charge le bouc émissaire de la tragédie yougoslave et justifier la guerre du Kosovo dirigé depuis peu par un ancien terroriste de U.C.K. !!!

Après avoir été élu démocratiquement à la tête de la Serbie, M. MILOSEVIC aura été broyé par l’Histoire. La chute du mur de Berlin a marqué la fin du communisme. L’Occident triomphant n’a pas pu tolérer que le modèle yougoslave perdure et a ouvert la boîte de Pandore en encourageant les indépendantistes et en ravivant les haines. Pour s’être opposé au démantèlement irresponsable de son pays, il a été diabolisé et accusé de génocide et d’épuration ethnique. Où sont les génocides ? Où est l’épuration ethnique ? si ce n’est l’exode des Serbes de Croatie (200.000 personnes) et du Kosovo ( 200.000 personnes) sous les yeux bienveillants des soldats de l’OTAN. Le tribunal, pour soutenir l’accusation de génocide , en est réduit à s’accrocher aux obscures événements de Srebreniza.

Le tribunal, par la voix de sa présidente Carla del Ponte, regrette de ne plus pouvoir le juger . Quelle hypocrisie !!! Cette mort évitera à ce tribunal l’enlisement et le ridicule et MILOSEVIC restera ,dans la conscience publique ,un bourreau et une brute sanguinaire. Les médias occidentaux ne feront jamais leur autocritique sur les énormes mensonges qu’ils ont distillés quotidiennement pendant l’intervention au Kosovo. Une page d’histoire va se tourner sans que la Vérité ne soit faite.

En Irak aussi, les protagonistes de l’effroyable, de l’irresponsable et de l’imbécile croisade des forces du « Bien » souhaitent secrètement qu’un « arrêt cardiaque » interrompe le procès de Saddam HUSSEIN qui ne pourrait que mettre en évidence la manipulation, les mensonges et le cynisme.

La stratégie de M. SARKOZY

La stratégie de M. SARKOZY

Sous le prétexte d’une menace terroriste imminente, le ministre de l’intérieur M. SARKOZY intensifie les arrestations de délinquants prétendument terroristes. Il essaie de créer un lien entre les émeutes des banlieues et la nébuleuse terroriste.

Alors que tous les rapports de police ont démontré que les émeutes ont été spontanées, sans chef, sans imam, sans organisation et qu’elles sont les conséquences de l’échec total de l’intégration sociale et l’errance identitaire de certains jeunes, M. SARKOZY persiste dans le mensonge en martelant que la menace terroriste est présente et qu’il faut l’éradiquer.

Cette croisade irresponsable ne peut qu’attiser les vocations terroristes de jeunes désœuvrés qui se prendront pour des héros. Mais à y voir de plus près, son calcul peut s’avérer juste pour son ambition de présidentiable. En effet, au plus fort des émeutes, son discours sécuritaire lui a valu des sondages favorables. Dans ces conditions pourquoi pas créer un sentiment d’insécurité en brandissant le spectre des terroristes ?

Son «courageux » combat du Bien contre le Mal lui vaudra le soutien des « braves gens » qui auront été manipulés. Mais son courage a des limites. La peur d’être sifflé et chahuté en Guadeloupe à la suite de ses propos incendiaires a été plus forte. Il a annulé son voyage. Quelle crédibilité peut avoir un présidentiable qui manipule les faits, et qui n’assume ses propos qu’entouré d’une escorte policière ?

Deux poids, deux mesures

Deux poids, deux mesures

Après l’émotion unanime suscitée par les attentats abominables de Londres, il ne faut pas céder au discours simpliste des faucons américains justifiant une guerre totale jusqu’à la victoire finale sur AL-QUAIDA, nébuleuse maléfique et insaisissable qui veut déstabiliser l’Occident en attaquant nos valeurs et notre mode de vie. Cette analyse entretient l’islamophobie et nous détourne la cause principale de ces attentats : la guerre et l’occupation de l’Irak

L’illégitimité de cette guerre contre un pays qui ne menaçait personne, qui n’était pas en mesure de déployer une quelconque arme de destruction, qui, non seulement, ne soutenait pas le terrorisme mais le combattait, apparaît au monde musulman comme une humiliation infligée par l’impérialisme occidental. Le bombardement de Bagdad nommé cyniquement « opération choc et terreur » a tué plusieurs dizaines de milliers de civils assimilés à des dommages collatéraux.

Mais, naturellement, la terreur programmée dans les salons de la Maison Blanche et du No 10, Downing Street n’est pas du terrorisme !!!

Tant qu’il y aura « deux poids, deux mesures », l’injustice et l’humiliation serviront de terreau au terrorisme.