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La conquête lunaire en question

La conquête lunaire en question.

  

Le courrier de mon honorable contradicteur « Délires révisionnistes » paru dans la TG du 5 septembre prend à partie les personnes qui doutent de la véracité de la conquête lunaire. Arguments avancés : Les ingénieurs russes n’ont pas émis de doutes sur l’exploit américain et les dizaines de milliers d’ingénieurs de la NASA n’ont pas pu être complices d’une telle supercherie. En réponse à cette argumentation : le silence des scientifiques russes relève de la solidarité qui lie la communauté scientifique au-delà des nationalités. Les succès magnifiés, les échecs occultés, les falsifications des résultats pour obtenir des budgets font partie des pratiques de cette corporation. Cette solidarité s’explique aussi par le fait que de nombreux savants américains et russes étaient d’anciens experts en fusées du troisième Reich. Les Russes n’avaient pas intérêt à dénoncer toutes les incohérences de cette épopée lunaire au risque de voir leur propres « ratages » dévoilés publiquement, de paraître comme de mauvais perdants et de discréditer toute la communauté scientifique et la recherche spatiale. Concernant la complicité des milliers d’ingénieurs autour de cette supercherie, il n’est   aucunement question de mettre en doute leur honnêteté. Ils ont tous travaillé dans des domaines spécifiques soigneusement cloisonnés. Seuls les « coordinateurs » de ces recherches étaient au courant de la finalité de celles-ci. Concernant l’adhésion du monde entier à cette fabuleuse aventure mythique, il suffit de marteler en permanence un mensonge pour qu’il devienne une vérité. N’a-t-on pas vu l’administration Bush et l’ensemble des médias américains répéter à satiété   que l’Irak détenait des armes de destruction massive pour transformer un énorme mensonge en   « vérité » ? Ils ont manipulé la majorité des Américains et diabolisé les «délires révisionnistes». L’Histoire les a finalement confondu.

 

 

Succès titanesque

Tous les médias ont relaté l’exploit historique de l’atterrissage de Huygens sur Titan, le satellite de Jupiter. La jubilation des scientifiques devant leurs écrans nous a fait oublier, un moment, les malheurs de notre planète. La perspective de comprendre l’évolution de notre planète il y a trois milliards d’années a suscité des propos dithyrambiques sur l’avancée de nos connaissances. Un amalgame de spectaculaires animations virtuelles suivies de clichés ternes ( agrémentés d’une bande sonore !!! ) provoque l’extase de ces scientifiques fonctionnarisés qui pourront justifier et reconduire les énormes budgets qu’on leur octroie. Ils pourront aussi préparer de nouvelles missions dont le succès est curieusement et systématiquement assuré – s’ils ne confondent pas les mètres et les yards dans leur calcul.

Dans un monde, où les gouvernements sont incapables de mettre en place un réseau d’alerte rudimentaire pour avertir dans un délai de quelques heures la venue d’un tsunami, on fait joujou avec des engins sophistiqués afin de combler un vide quasi métaphysique. A l’heure où tous les voyants sont au rouge concernant la dégradation de notre environnement et où l’urgence d’une réaction mondialisée n’est pas de trois milliards d’années mais de quelques décennies, certains pays comme les Etats-Unis refusent de signer les accords de Kyoto. Les puissances occidentales préfèrent consacrer des milliards à la recherche spatiale pour asseoir leur suprématie et leur puissance.

Même si cette recherche peut être porteuse d’espoir, les retombées restent aléatoires et lointaines par rapport à l’urgence de la situation.

Que dirons-nous à nos enfants et petits-enfants lorsqu’ils nous demanderont « Qu’avez-vous fait au début du siècle pour sauvegarder la planète ? ».

« Nous explorions le système solaire… »