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IMPRESSIONS D’INDE

IMPRESSIONS D’INDE
RAJASTHAN NOVEMBRE 2011

Pays de tous les superlatifs, de tous les contrastes et de toutes les contradictions. Rien n’est ici banal, insignifiant ou médiocre. La normalité de nos valeurs est ici complètement bouleversée. Comme dans une séance d’ayurveda, notre corps et notre tête sont massés, frottés, frappés sans ménagement entre bien-être et souffrance. On en ressort sonné mais serein.
La succession d’images, d’impressions où se mêlent bonheur de vivre et souffrance submerge notre conscience à tel point que le trop-plein se déverse dans notre inconscient. Des nuits agitées restituent dans des rêves délirants, cette surabondance de ressenti.
Malgré le foisonnement incohérent des images, les scènes de la vie quotidienne obéissent à une ordonnance où chaque personne et chaque chose a un sens. Des hommes cheminent le long des routes sans but apparent, toute sorte de véhicules poussifs et vétustes circulent dans un flux tortueux et bruyant mais laminaire, des enfants aux sourires radieux manifestent leurs exubérances, les femmes aux saris de couleurs flamboyantes cheminent avec une démarche princière à côté de mendiants dans une déchéance extrême et des vaches alanguies regardent placidement les agitations de la foule. La vie s’écoule simplement, sans agressivité et sans compétition. La circulation avec ses dépassements effectués dans des conditions apparemment périlleuses, devient une sorte de ballet accompagné par un concert de klaxon à la signification bien précise. Aucun agent de circulation, aucune priorité, aucune agressivité, aucun vroum-vroum d’excités macho, mais, l’attention, le respect de l’autre et une vitesse modérée pour réagir en toute circonstance.

Immense pays qui a su intégrer, assimiler et faire cohabiter toutes les cultures et toutes les religions. La tolérance et la sagesse ont permis cette cohabitation. Cet admirable et fragile équilibre risque cependant d’être submergé par le « tsunami » de la modernité et du matérialisme occidental. Toutes les publicités sont réalisés avec des modèles indien « occidentalisés » et provocants. Le cinéma et la télévision indienne sont pollués par des émissions débiles inspirées par notre civilisation. La société traditionnelle indienne résistera-t-elle au mirage occidental ?

Ce pays envoûtant et fragile doit continuer de souffler le « chaud et froid » sur nos consciences pour mieux nous faire comprendre la grandeur et la fragilité de notre condition humaine.

Délire sécuritaire

Délire sécuritaire

  

Alors que des centaines de volcans à cet instant même expulsent des cendres volcaniques, au quatre coins du monde, un petit volcan islandais sème la panique en Europe et cloue au sol tous les avions. Curieusement, les cendres de ce volcan ne s’attaquent exclusivement qu’aux réacteurs des avions. Bizarre.

 

Nos voitures à combustion atmosphérique et nos alvéoles pulmonaires rien. Bizarre.

 

A l’origine de ce délire sécuritaire, la menace de répétition du seul incident répertorié il y a 14 ans (qui n’a fait aucune victime). Les réacteurs d’un avion s’étaient éteints en traversant un nuage volcanique. La densité de particules volcaniques qu’il a traversé devait être d’environ 50.000 fois plus importante que la densité disséminée sur les 10.000.000 km 2 de l’Europe. L’absurdité de ces mesures sécuritaires est équivalente à l’absurdité d’une interdiction de baignade aux enfants mineurs dans une piscine dans laquelle on aurait déversé une bouteille de vin.

 

Cette hystérie sécuritaire pose des questions. Qui a décidé en premier l’interdiction de vol ? Sur la base de quelle norme ? Quelle localisation des prélèvements ? Où sont les rapports d’expertise (réalisés en l’espace de quelques heures) ?

 

Pourquoi, sur des bases aussi aléatoires et ténues, tous les aéroports ont fermé les uns après les autres. Qu’en est-il de la cohabitation des avions et des oiseaux responsables d’un très grand nombre de catastrophiques aériennes ? Et, enfin à qui profite ce délire sécuritaire ? Les yoyo boursiers des actions des compagnies aériennes nous en diront plus.

 

 

L éviction de GORBATCHEV

L’éviction de GORBATCHEV.

 

  

L’Europe a fêté avec magnificence la chute du mur de Berlin. Sur l’avant-scène, l’omniprésent SARKOZY (qui, se levant le 9 novembre 1989 fut le seul à anticiper cet événement historique !) paradait. En arrière-plan, sur un « strapontin », Mikhaïl GORBATCHEV écoutait ceux qui lui volaient le mérite de cette libéralisation. Son action admirable pour desserrer, sans effusion de sang, l’étau du totalitarisme communiste n’a jamais été reconnu. Pire, dans les deux ans qui ont suivi la chute du mur, tous les pays occidentaux et le Fond monétaire international ont tout fait pour écarter GORBATCHEV du pouvoir. Le capitalisme triomphant voulait le démantèlement de l’URSS et la privatisation des entreprises russes. Pour parvenir à leurs fins, les Occidentaux ont préféré une marionnette avinée, Boris ELTSINE. Celui-ci, aveuglé par le mirage de la société de consommation, a démantelé son pays, ses valeurs sociales et bradé à ses petits copains les fleurons de l’industrie russe avec la bénédiction des milieux financiers occidentaux. Le rendez-vous avec l’Histoire a été manqué en imposant du jour au lendemain, un nouveau totalitarisme, celui du capitalisme.

 

 

OTAN

OTAN : ça sert à quoi

  

A l’occasion du soixantième anniversaire de l’OTAN, ses dirigeants ont été interrogés sur le statut, la légitimité et les buts de cette machine de guerre inféodée aux   Etats-Unis. Après les réponses lénifiantes telle que la défense de la démocratie dans le monde, ils ont évoqué l’argument-massue : la lutte contre le terrorisme avec son mythe fondateur du 11 septembre (dont la version est de plus en plus contestée). Que n’a-t-on pas fait au nom de cette lutte ? Guerres, massacres, occupation, emprisonnement arbitraire et torture. A Strasbourg, les Black Blocks ( pourtant connus de tous les services de police) ont continué de sévir en toute impunité. Leur vandalisme a permis de discréditer les mouvements pacifistes opposés à l’OTAN et justifier la répression de ceux-ci. L’arrogante armée de l’Occident échappe à tout contrôle démocratique. Elle ignore les résolutions de l’ONU et autolégitimise toutes   ses actions. Elle ressemble à celle des Croisés du 11ème siècle qui, au nom de la chasse aux Infidèles et aux Hérétiques,   n’a apporté que désolation et malheur. La mission civilisatrice que se donne l’OTAN en Afghanistan est un leurre pour masquer sa véritable mission. Celle de défendre un nouvel ordre mondial basé sur une dictature économique, culturelle et militaire.

 

 

1300 Palestiniens pour exemple

1300 Palestiniens pour l’exemple

  

Un récent livre de Jacques Chessex rencontre un grand succès. « Un juif pour l’exemple ».

 

Le crime abominable d’un juif par des jeunes nazis à Payerne en 1942 nous rappelle d’avoir toujours à l’esprit que toute société peut engendrer des monstres. La déshumanisation de l « Autre », sa soi-disante fourberie ou malfaisance, sa dévalorisation « raciale » conduisent à la banalisation de l’horreur. De la même façon il faut dénoncer la banalisation des morts de Gaza. La déshumanisation des victimes palestiniennes considérées comme des dommages collatéraux et la différence de « prix » entre une vie israélienne et palestinienne banalisent des crimes de guerre que le monde entier feint de ne pas avoir vu. La « correction » infligée à la population de Gaza appelée « Plomb durci » aurait du s’appeler « 1300 Palestiniens pour l’exemple »

Brillants avocats pour piètre cause

Brillants avocats pour piètre cause

  

 

Des ténors du barreau genevois se sont manifestés contre l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Leur croisade va jusqu’à prêcher l’incivilité en refusant de se soumettre. Alors que la plupart des fumeurs et non-fumeurs adhèrent à cette interdiction, ces irréductibles brandissent l’étendard de la LIBERTE. Leur indignation et leur combat d’arrière-garde est ridicule. Ils devraient mettre leur talent au profit de cause plus noble. Ils préfèrent défendre le droit de fumer. Ils sont sûrs de susciter une mini-polémique racoleuse et stérile. Les médias leur offriront des pages entières avec leur photo. Cela leur permettra d’entretenir leur égo dejà surdimensionné

La judicieuse programmation de la TSR

L’opportune programmation de la TSR

 

Le lundi 10 décembre, la TSR a programmé le film « GROUNDING » sur la débâcle de la compagnie « SWISSAIR ». Le même jour, M. OSPEL, le grand « stratège » financier, annonçait sans état d’âme que l’UBS, sous sa présidence, avait perdu (provisoirement) une quinzaine de milliards de francs dans l’effondrement prévisible du marché hypothécaire américain. Quelle coïncidence révélatrice ! Elle permet de mettre en parallèle l’incompétence et la rouerie du monde financier.

Le mardi 2 octobre 2001, alors que tous les avions de Swissair étaient cloués au sol,

M. OSPEL se déclarait injoignable pour M. CORTI, le patron de Swissair, qui le suppliait de sauver notre symbole national d’un ignominieux, humiliant et honteux naufrage en débloquant 150 millions de francs. Cette somme ne représentait que des « peanuts » par rapport à la somme cent fois plus grande que l’UBS, fascinée par les profits à court terme, vient de dilapider en une année.

Au même moment, ce 2 octobre 2001, dans les aéroports du monde entier, les chefs de cabine de notre compagnie demandaient aux passagers de descendre de l’avion après les avoir informés que la compagnie d’aviation de l’un des pays les plus riches du monde ne pouvait plus payer le kérosène de ses avions. Alignés à la sortie de l’avion, têtes baissées, mortifiés et larmoyants, les pilotes et les équipages ont vu défiler sous les railleries et les insultes les passagers interloqués par cette situation ubuesque. Avec l’effondrement de ce mythe identitaire, l’humiliation et la honte ont submergé tous les Suisses sauf, les milieux financiers concernés et leurs dirigeants dont le silence arrogant et le cynisme lors du procès de Bülach ont été écœurants. Une nouvelle réconfortante pour finir ; M. OSPEL n’aura pas de bonus cette année.

Synagogue – suite

L’INCENDIE DE LA SYNAGOGUE – SUITE

Le juge d’instruction chargé de l’enquête sur l’incendie du 24 mai 2007 a déclaré que l’enquête était au point mort . Après cinq mois d’enquête : « pas d’indice », « aucun témoin », « analyse ADN sans résultat » et mode opératoire inconnu. Et, conclusion du juge, « il reste peu de chance de mettre la main sur le coupable » .

Comment nos élus et la communauté juive peuvent-ils se satisfaire de cette lamentable conclusion après l’émotion suscitée ? Au lendemain de l’incendie, en l’absence de tout indice, et avant tout enquête, des propos outranciers étaient prononcés et les coupables désignés : « acte antisémite, acte terroriste, Nuit de Crystal «

La communauté se réfugiait dans une victimisation injustifiée et nos élus cédaient à ce « terrorisme » en défilant en cortège repentant et larmoyant.

Il est essentiel que cette enquête aboutisse pour trouver les coupables mais aussi pour faire cesser notre culpabilisation.

Notre trublion cantonal se déchaîne

Notre trublion cantonal se déchaîne.

Maître Charles PONCET, notre trublion cantonal, a de nouveau sévi. Dans une lettre ouverte publiée dans l’Hebdo du 31 août 2006, il s’est, cette fois, défoulé sur Micheline Calmy-Rey. Il fustige notre conseillère fédérale pour avoir évoquer le caractère disproportionné de l’agression israélienne au Liban. Il n’a pas assez de mots pour la vilipender : réaction calamiteuse, gaffe monumentale, insigne gaucherie. Il l’accuse de ruiner l’image de la Suisse. De quelle image parle-t-il ? De celle d’une Suisse opportunément neutre pour préserver, en toutes circonstances, ses intérêts financiers ou de celle d’une Suisse garante des Conventions de Genève ?

Traitée de grenouille coassante, il l’accuse d’être inféodée à des intellectuels gauchistes, antisémites et au crâne ovoïde !!!

L’outrance de ces propos révèle chez son auteur soit une phobie anti-féministe et anti-socialiste soit un délire de son égo – lui aussi disproportionné.

Il se trouve bien seul dans sa condamnation. La commission du Conseil des Etats n’a rien eu à redire aux propos de la ministre et quatre Suisses sur cinq l’approuvent. Mis à part l’administration américaine et ses « caniches », tous les gouvernements ont réagi à la folie destructrice qui a saisi les dirigeants israéliens.

En regard à ses prises de positions antérieures, l’éloge de la frilosité et du « d’abord se taire » (« primum tacere » pour ses lecteurs érudits) est proprement sidérant de sa part. Il est vraiment à géométrie variable avec ses convictions et sa propension à agresser.

Il est dommage qu’il mette son érudition au service de diatribes dont l’outrance n’a d’égal que leur dérision.

L’arrière-gauche de la Trinité et Tobago

L’arrière-gauche de la Trinité et Tobago

« Carton rouge », le livre du journaliste anglais Andrew Jenning sur les magouilles financières de la FIFA et du CIO , s’est vu frappé d’interdiction en Suisse !!!. Devrait-on comprendre que notre pays, qui abrite ces organisations, veut occulter les commissions, les pots-de-vin et les tricheries qui gangrènent le sport-fric ?

La plupart des milieux journalistiques étaient pourtant« montés aux barricades »,au nom de la liberté d’expression, pour s’opposer à la censure des pitoyables caricatures de Mahomet. Pourquoi restent-ils silencieux devant cette scandaleuse censure ? Faudrait-il comprendre que le football ,devenu la nouvelle religion mondiale, est intouchable ? Les grands acteurs de l’économie mondiale l’ont bien compris et sponsorisent la grand- messe du foot. Ils ont compris l’intérêt de se rapprocher du « peuple » pour atténuer leur image de mondialistes voraces.

Le foot, c’est l’opium du peuple, c’est l’exutoire de la frustration sociale et c’est l’exacerbation d’un nationalisme primaire. Les empereurs romains avaient bien compris qu’il fallait offrir au peuple du pain et des jeux ( auxquels il faut ajouter aujourd’hui la bière et les filles de l’Est) pour qu’il se tienne tranquille. La paninimania s’est emparée de tous nos écoliers qui encombrent leurs neurones à retenir le nom de l’arrière-gauche de la Trinité et Tobago.

La télévision va orchestrer ce grand raout mondial. Tout le monde sera « scotché » devant son écran pour voir deux équipes favorites faire un match nul convenu d’avance pour éliminer un outsider. On finira par souhaiter que l’arrière-gauche de la Trinité et Tobago inscrive sur un coup de tête, à la dernière minute, le but qui qualifiera son équipe en finale du Mondial. Une finale « Suisse – Trinité et Tobago », quelle belle affiche ! Allez « Hop Suisse ».