Attentat de Munich: un cas d’école.

Si la science de la désinformation était enseignée, l’attentat de Munich serait un cas d’école. Juste après la tuerie, les chaînes dites d’informations martèllent la version de l’attentat  islamiste perpétré par trois djihadistes. Immédiatement, les présidents Obama et Hollande dénonce cette barbarie et  envoie à Angela Merkel un message de soutien. Mais, patatra ! Le lendemain, la police allemande révèle que l’auteur est un seul individu radicalisé non pas par un imam mais par les discours islamophobes de Breivik. Celui-ci avait massacré, il y a cinq ans, septante-sept jeunes norvégiens au nom de la  défense de l’Occident chrétien contre « l’ invasion » islamiste. A l’époque, toute la presse avait aussi titré dans un premier temps que cette tuerie était d’origine islamiste ! Devant les évidences, ces falsifications grossières de la vérité n’ont pas tenu. Mais, depuis le 11 septembre 2001, combien de pseudo-attentats déjoués, combien d’attentats sous false flag, combien d’attentats infiltrés ont-ils été organisés et instrumentalisés ? Dans quelques années, si la liberté de penser n’a pas été supprimée, j’espère que nos petits-enfants prendront conscience que cette guerre des civilisations a été pensée et conçue par des stratèges et que les services secrets occidentaux ont entretenu le chaos  pour créer les conditions propices à l’émergence d’un nouvel ordre mondial.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                           26 juillet 2016

La France à la dérive

Le drame de Nice est un traumatisme qui met en évidence l’échec de la politique sécuritaire du gouvernement. L’état d’urgence, le fichage, les renseignements et les bombardements en Syrie ne sont que  duperies et  poudre aux yeux. Totalement inefficaces, ils font pourtant l’objet de surenchères de la part des guignols de la politique française qui s’écharpent pitoyablement sur ce drame pour servir leurs ambitions. Verra-t-on un jour un président français, s’affranchir de la pression politicienne et médiatique, bousculer le conformisme arrogant de l’ »élite » et briser les clivages de la société française ?

Un homme qui ose dire la vérité. Que l’état d’urgence, dirigé exclusivement contre la population musulmane, est inefficace et délétère. Que les attentats sont perpétrés par des délinquants déstructurés, d’électrons libres de la non-intégration  et de suicidaires qui se transcendent dans le martyre et l’horreur. Que les radicalisations « express »  sont une invention et une supercherie des services  pour camoufler les causes du désastre sociétal français. Que les interventions françaises en Lybie, au Mali et en Syrie sont incohérentes et illégitimes. Qu’elles  tuent dans l’indifférence des milliers de civils et donnent le prétexte à des représailles. Que le tout-sécuritaire prôné par Israël est une voie sans issue qui n’engendre que la haine. Que nos valeurs ne sont pas universelles et qu’elles ne doivent pas être imposées par la force. Que le « Vivre ensemble » ne peut exister que dans le respect de la diversité.

 

Daniel Fortis

1231 Conches                                                                                                                    21 juillet 2016

RETOUR DE LA GUERRE FROIDE

L’OTAN  a réuni les dirigeants occidentaux à Varsovie. Cette organisation inféodée aux Etats-Unis a décidé de militariser les pays limitrophes de la Russie. Le président américain et ses « caniches » européens ont initié une nouvelle guerre froide avec la Russie. Sous le fallacieux prétexte de freiner l’expansionnisme russe, ils ont ouvert un nouveau front militaire de l’Estonie à l’Ukraine. Souvenez-vous, en 1990, ce front militaire allait de l’Allemagne à la Yougoslavie. Avec la pérestroïka, l‘ Union soviétique a retiré unilatéralement et pacifiquement toutes ses troupes de l’Allemagne de l’Est, de la Pologne, de la Tchécoslovaquie, de la Hongrie et de la Bulgarie et a accordé l’indépendance à l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Biélorussie et à l’Ukraine. Ces républiques avaient cependant des liens historiques, culturels et linguistiques avec la Russie. Les puissances occidentales se sont  ingérées sournoisement pour couper ces liens en faisant miroiter la prospérité dans une société de consommation contre l’installation de batteries de missiles à quelques kilomètres de la frontière russe. Cela ne relève-t-il pas d’une politique agressive et expansionniste? Doit-t-on blâmer Poutine de se crisper devant cette arrogante provocation de l’OTAN qui n’a plus aucune légitimité si ce n’est la défense par les armes des intérêts occidentaux ? L’Occident porte la responsabilité de cette dérive militariste. Une fois encore, l’Europe n’a pas saisi l’occasion de se distancer de la politique primaire et belliqueuse de son allié américain.

 

Daniel Fortis                                                                                                      Genève , le 10 juillet 2016

Conches

Un nouveau souffle pour l’Europe

Libérée de l’obstruction systématique de l’Angleterre en matière de politique étrangère, de transparence fiscale, de  défense et d’environnement, l’Europe pourra enfin mieux  affirmer son identité et ses idéaux après son divorce avec la « vieille » Angleterre. Ce pays n’a jamais été européen et s’est toujours aligné sur les Etats-Unis auxquels il pourra demander son adhésion comme cinquante-et-unième Etat.

Quant à l’Europe, elle doit saisir sa chance et se redynamiser autour de ses valeurs. S’affranchir de l’ultralibéralisme anglo-saxon et de ses lobbys, quitter l’Otan, soigner sa russophobie et son islamophobie, résister à la big-datarisation et à notre flicage au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais, aussi, réformer ses institutions, sanctionner les dérives populistes et ultranationalistes de certains de ses membres, réduire et dynamiser son mammouth bureaucratique et défendre les valeurs humanistes et environnementales.

Elle peut s’inspirer du modèle suisse en mettant en évidence sa diversité culturelle, linguistique, géographique et ses valeurs communes à travers sa riche et mouvementée histoire. Instaurer un mode de communication autre que la dictature de l’anglais qui n’est plus aujourd’hui une langue européenne. Souvenez-vous de l’espéranto, cette langue aux racines diverses inventée par un Polonais, Ludwik Zamenhof en 1887. Elle aurait pu être le ciment de l’Europe. Malheureusement, elle a été combattue par les régimes conservateurs et fascistes. De telle initiative sont nécessaires pour donner un nouveau souffle à l’Europe.

 

Daniel Fortis                                                                                                      Genève, le 1er juillet 2016

1231 Conches