Délire sécuritaire

Délire sécuritaire

  

Alors que des centaines de volcans à cet instant même expulsent des cendres volcaniques, au quatre coins du monde, un petit volcan islandais sème la panique en Europe et cloue au sol tous les avions. Curieusement, les cendres de ce volcan ne s’attaquent exclusivement qu’aux réacteurs des avions. Bizarre.

 

Nos voitures à combustion atmosphérique et nos alvéoles pulmonaires rien. Bizarre.

 

A l’origine de ce délire sécuritaire, la menace de répétition du seul incident répertorié il y a 14 ans (qui n’a fait aucune victime). Les réacteurs d’un avion s’étaient éteints en traversant un nuage volcanique. La densité de particules volcaniques qu’il a traversé devait être d’environ 50.000 fois plus importante que la densité disséminée sur les 10.000.000 km 2 de l’Europe. L’absurdité de ces mesures sécuritaires est équivalente à l’absurdité d’une interdiction de baignade aux enfants mineurs dans une piscine dans laquelle on aurait déversé une bouteille de vin.

 

Cette hystérie sécuritaire pose des questions. Qui a décidé en premier l’interdiction de vol ? Sur la base de quelle norme ? Quelle localisation des prélèvements ? Où sont les rapports d’expertise (réalisés en l’espace de quelques heures) ?

 

Pourquoi, sur des bases aussi aléatoires et ténues, tous les aéroports ont fermé les uns après les autres. Qu’en est-il de la cohabitation des avions et des oiseaux responsables d’un très grand nombre de catastrophiques aériennes ? Et, enfin à qui profite ce délire sécuritaire ? Les yoyo boursiers des actions des compagnies aériennes nous en diront plus.

 

 

De l’inertie à l’hystérie

2001 – 2010 : de l’inertie à l’hystérie.

  

Un épisode de l’hystérie anti-terroriste a échappé à notre presse locale. Le 7 avril 2010, durant le vol Washington – Denver, le steward a averti le policier embarqué qu’une odeur de fumée se dégageait des toilettes. Un diplomate qatari, qui avait fumé une cigarette, en est sorti. Interrogé par le policier, il a ironisé en déclarant qu’il tentait de mettre le feu à ses chaussures. Devant cette « menace terroriste », le pandore l’a plaqué au sol et a alerté la tour de contrôle. La sécurité a immédiatement fait décoller deux chasseurs F16 pour escorter l’avion. Quelle efficacité et quelle réactivité !! Cela n’a pas été toujours le cas. Le 11 septembre 2001 à 8h 13,   alerte de détournement d’avions . A 8h 45, crash d’un avion sur la première tour du WTC. A 9h 03, crash d’un deuxième avion sur la deuxième tour. A 9h 37, crash d’un prétendu avion sur le Pentagone. Pendant une heure et 23 minutes, aucun chasseur de l’armée américaine n’a décollé. Hypnotisés devant leurs télévisions qui transmettaient en direct les événements, les commandants de l’armée la plus puissante du monde n’ont pas jugé nécessaire de déclencher l’alerte ! Cette incompréhensible et coupable inertie et ce dysfonctionnement majeur n’ont pas été relevés dans l’enquête officielle et les responsables de ce « ratage » n’ont même pas été sanctionnés. Ce sont peut-être les mêmes responsables qui ont fait décoller deux F16 le 7 avril pour une plaisanterie déplacée ! Comment peut-on rester sans interrogation sur l’invraisemblable version de l’enquête sur le 11 septembre 2001 ?